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jeudi 24 janvier 2019

Dwa à la rencontre des Urban Sketchers parisiens, partie 2

[ Guest post par Dwa, artiste malgache en résidence pour trois mois à Paris ]



24 novembre 2018, La felicità.
A quelques jours de la fin de mon séjour parisien, il y avait cette séance à « La felicità ». Je ne connaissais pas du tout, et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à voir autant de monde et d’animation quand je suis arrivé à la station F.



Officiellement, c’était ma dernière séance avec les Urban Sketchers de Paris. C’était bizarre, retrouver ces dessinateurs a rythmé mon séjour, et là j’assistai à la dernière séance. J’ai voulu retenir le temps, alors j’ai fait plusieurs dessins ce jour-là, mettant les couleurs alors que la lumière était mauvaise, et découvrant, étonné, le résultat une fois rentré.


06 décembre 2018. L’âge d’or.
A deux jours de mon retour dans mon île, les Urban Sketchers de Paris ont organisé une soirée d’au revoir. Je pensais honnêtement qu’il y aurait deux ou trois personnes, surtout que c’était un jeudi, mais il y avait suffisamment de gens pour remplir trois tables. C’était touchant. Je n’ai pas trop réussi mes dessins ce soir-là, l’émotion était sûrement trop forte (l’émotion ou le nombre de pintes commandées).

J’ai beaucoup apprécié les échanges avec les autres dessinateurs lors de ces trois mois, j’ai appris en regardant leurs travaux, et j’espère qu’ils ont également appris en regardant le mien. J’ai passé du temps avec les Urban Sketchers de Paris, je n’ai pas fait que remplir des pages de mon carnet, je me suis aussi fait des amis, et ça c’est le plus important pour moi.

jeudi 29 novembre 2018

Alla Felicità, tutto va bene !

[ par Carnets d’Agnès ]



La première fois que j’ai voulu y aller, c’était au printemps, peu après l’ouverture de ce géant de la restauration, un soir à l’apéro. Jamais je n’aurais imaginé que la file d’attente serait si longue… j’ai rebroussé chemin. Une autre fois, c’était un après-midi caniculaire, et j’ai dû encore renoncer à pénétrer dans ce lieu sacré à cause de l’attente... sans pour autant m’avouer vaincue !
Donc un beau jour d’été je suis arrivée dès l’ouverture. Et quelle surprise de découvrir ce lieu fantastique, immense (4 500 m² disent-ils ?) et magique ! Des wagons de train (si, si…), des stands de cuisine, des chaises longues, des tables et chaises dépareillées, des espaces plus intimes dans la bibliothèque, une hauteur sous plafond vertigineuse avec une structure en métal digne des plus jolies gares, des ballons gigantesques, des arbres… C’est la lumière qui me frappe d’emblée. Car de l’extérieur, on n’imagine pas que cet endroit puisse être aussi lumineux.
Enfin confortablement installée, et après un repas italien (bien sûr), je choisis de croquer les wagons, enguirlandés de petites lumières joyeuses, posés sur de jolis tapis douillets et servant de décor à d’infinies conversations… Quel plaisir…Je ne sais plus où donner de la tête, mon pinceau joue avec les couleurs…
Ensuite, j’y suis retournée plusieurs fois pour parler peinture, voyages, projets… Et puis j’ai pensé que partager ce lieu avec tous ceux qui voudraient me rejoindre pour croquer serait une bonne idée. Cette fois, j’ai dessiné en prenant un peu de hauteur, loin du tumulte et de l’agitation. Perchée sur la mezzanine, c’est un autre décor, la structure de béton offre l’ancrage rassurant, les ballons sont plus présents, comme pour inciter à la rêverie, au jeu, à l’échappatoire…