mercredi 18 avril 2018

Le 59ème SketchCrawl, c'est samedi 21 avril aux Batignolles!

[ par Urban Sketchers Paris ]




La date du SketchCrawl de printemps est annoncée, c'est le samedi 21 avril.

Le sketckcrawl aura lieu aux Batignolles. Voici les rendez-vous de la journée :
- 10h, café des Deux Coupoles, Porte de Clichy, à l'angle du Bd Berthier et de l'avenue de Clichy. Accessible en métro (ligne 13) ou en bus (54), arrêt et station Porte de Clichy.
- 17h/17h30 : Félixio Café, place Charles Fillon, en sortant (sud) du square des Batignolles

Le jardin et le nouveau Palais semblent former un environnement assez riche pour nous occuper toute la journée. Toutefois, pour ceux qui seraient allergiques à ce type d'architecture moderne - ou bien aux arbres en fleurs... - il y a le square des Batignolles, à deux pas où l'on pourra croquer arbres, fleurs et promeneurs du samedi.

Our meeting points :
- 10am, café Les Deux Coupoles, Porte de Clichy, at the corner of Bd Berthier and Avenue de Clichy. Accessible by metro (line 13) or bus (54), stop and station are "Porte de Clichy" .
- 17h / 17h30: Félixio Café, place Charles Fillon, leaving (by the south) of the square des Batignolles

The garden and the new Palais de Justice will probably enough to keep us busy all day.
However, for those who are allergic to this type of modern architecture - or to the trees in bloom ... - there is the square des Batignolles, to draw trees, flowers and people strolling on Saturday afternoon.
Around the square, there are many places for a drink or something to eat.

Ce rendez-vous est gratuit et ouvert à tous alors à samedi!
N'oubliez pas le hashtag #uskparis et #urbansketchersparis si vous partagez vos dessins sur les réseaux sociaux.

samedi 14 avril 2018

Ça pousse, ça bourgeonne

[ par Béatrice Kluge ]



Pendant cet hiver qui m'a semblé interminable et au cours duquel j'ai ressenti un manque de lumière plus important que les autres années, j'ai perdu un peu la main pour dessiner. Comme un animal en hibernation, je me suis retirée dans ma tanière en attendant le printemps.
Avec impatience je guettais l'évolution les petits bouts de nature que nous avons à Paris, nous annoncer le retour de la lumière et de la douceur.
Et puis voilà. Les bourgeons sortent, les nouvelles feuilles pointent, les premiers arbres fleurissent et les fleurs du printemps sortent. C'était donc maintenant à mon tout de pointer le nez dehors et de reprendre mon carnet depuis longtemps délaissé.

Mon idée de dessin de bourgeon et de paysage urbain s'est révélé un exercice de composition. Comme mon œil ne peut pas saisir les deux plans en même temps, j'ai dû les superposer. C'est une des raisons pour lesquelles il m'a semblé évident de traiter le premier plan différemment que l'arrière plan.
L'autre raison réside dans la motivation pour reprendre mes crayons : l'arrivée du Printemps.

mardi 10 avril 2018

One Week 100 People à Paris

[ par Annick Botrel ]

Qui n'a pas entendu parler de ce challenge un peu fou de dessiner 100 personnes en 5 jours ? Soit 20 personnages par jour... Il faut s'y coller !!!!!! L'exercice est assez marrant au début. C'est la chasse à la "bobine". En hiver, mieux vaut être en intérieur.... Tout y est passé : bibliothèque, mairie, centre commercial, médiathèque, entrée de RER, Forum des Halles, atelier de dessin. Bref tout est bon pour croquer au plus vite les gens. Ca libère mais c'est aussi de l'abattage ! Quantité ne rime pas nécessairement avec qualité !


J'ai privilégié ceux qui ne bougent pas trop... Il y les vieux qui lisent, les mamies qui trompent l'ennui, les étudiantes qui préparent leurs cours, les gens qui téléphonent, les furieux qui font du hip hop, bref tout un panel d'attitudes qui j'espère se sont emmagasinées dans mon cerveau et pourront resurgir dans d'autres circonstances. Ce qui est au final le but de l'exercice. Mémoriser des attitudes.


Je ne suis pas sûre d'avoir fait mes 100 croquis en 5 jours, mais peu importe! J'ai continué à "croquer" du personnage sans appréhension. Faire, faire et refaire pour qu'un jour le trait se libère et n'exprime que l'essentiel.

mercredi 4 avril 2018

La noche en Paris

[ par Juan Carlos Figuera, correspondant invité ]


Cathédrale Notre-Dame
Depuis mon arrivée à Paris en tant qu'étudiant en architecture, le premier contraste que j'ai pu constater avec mon lieu d'origine est que je pouvais sortir la nuit sans craindre quoi que ce soit... A Caracas, capital de Vénézuéla, le sentiment d'insécurité oblige les gens à s'enfermer dans les maisons et à toujours parcourir la ville en voiture sans vous arrêter pour observer comment les atmosphères changent avec l'arrivée de la nuit. Au cours des dernières décennies, il est devenu courant de construire des murs et des clôtures autour de tous les bâtiments, bloquant les rues et modifiant les façades de la ville, donnant l'impression d'être dans une ville carcérale où les bâtiments cachent leur beauté originelle.

Le Louvre et l'Opéra 
A Paris, contrairement à mon lieu de naissance, je peux regarder les bâtiments qui sont exposés librement et respirer le calme quand il n'y a pas de circulation, une sensation qui vous fait penser que la rue vous appartient.
Pour cette raison, j'ai décidé de profiter une partie des nuits de mon séjour à Paris pour peindre ce côté de la ville que je ne pouvais pas enregistrer calmement avant.
Les aquarelles que je pouvais faire dans cette temps étaient mes compagnons d'adaptation à l'existence du froid, quelque chose qui n'existe pas non plus au Venezuela, mais petit à petit je finis par l'aimer.


L'entrée art nouveau de la station de métro Palais Royal,. Fait l'une des nuits d'hiver 2017, quelques minutes avant la fermeture de la station, seul mais en compagnie des noctambules de Paris.


Dessin spontané au Châtelet... Je marchais et je me suis arrêté pour peindre cette rue qui a attiré mon attention à cause des couleurs vibrantes et des mouvements, en plus d'être un espace plus accueillant par rapport à son contexte.



La Défense avec pluie.

vendredi 30 mars 2018

Faites entrer les chroniqueurs judiciaires

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



C’est dans la salle de la chambre des Criées du Palais de justice de Paris que deux des plus talentueuses signatures de la presse judiciaire, Pascale Robert-Diard (au journal Le Monde depuis 2001) et Stéphane Durand-Souffland (au Figaro depuis 2002), ont choisi de présenter leur dernier livre écrit à quatre mains : « Jours de crimes » (Éditions de l’Iconoclaste). Ils y racontent par fragments  sur 400 pages tout ce qui fait le sel des audiences en cour d’assises: ce qui fascine et effraie, ce qui fait pleurer souvent, mais rire aussi parfois. 

  

Ils se définissent tous deux comme des  «  ripailleurs d’humanité »  et nous livrent ce qu’ils ont vu, entendu et surtout ressenti tout au long de leur carrière. Toujours en veillant à être au plus près du « nu de la vie » et des vérités intérieures de tous côtés : accusés, victimes, hommes de loi.  Si les procès dont ils rendent compte sont bien souvent célèbres (Yvan Colonna, Antonio Ferrara, Bissonet, Fourniret…)  on les redécouvre comme en changeant de focale. C’est à travers les angles morts ou dans les choses minuscules du quotidien qu’ils nous révèlent ces grandes affaires judiciaires. « Le diable est dans les détails » comme l’a écrit Nietzsche. 
 Avec le procès de Tarnac qui vient de s’achever entre ces quatre murs, c’était l'une des dernières fois que l’ont pouvait accéder à cette mythique Chambre des criées. Le déménagement du Palais de justice de Paris aux Batignolles va sceller le sort de cette salle.  C’est ici que depuis deux cents ans se déroulaient les ventes aux enchères judiciaires à la bougie mais aussi chaque année la conférence  Berryer, dite conférence du stage.  Ce fameux exercice d’éloquence,  d’aptitudes oratoires et de capacités de conviction, a distingué  les plus grands ténors du Barreau de Paris. Ce soir de janvier dernier,  ce sont les deux célèbres chroniqueurs  judiciaires que l’on a fait entrer dans la salle . Pas pour aller dans le box des accusés, ici il n’y en a pas mais pour prendre la place du Président et de la Cour, face au public.



C'est accompagnés de Tommy, un dessinateur qu'ils sont entrés dans l'arène.
L'artiste va en "live Sketching", ponctuer leurs lectures de dessins d’humour projetés sur un écran. Ces croquis sur le vif sont au fil de la soirée toujours percutants, justes et drôles, même quand les sujets sont graves. C’est toute la force du dessin de presse. En fin de soirée Tommy très généreux de lui même a réalisé des croquis rapides à côté des dédicaces des deux auteurs dans l'ouvrage « Jours de crime ». Les dessins sont irrésistibles.

©Tommy
©Tommy


Pour ma part croquer et peindre cette soirée était une gageure. Il faisait nuit et pour que le public suive les dessins de Tommy projetés sur écran, la salle a été plongée dans le noir. Mais j’ai pu néanmoins sortir mon matériel, mon pot à eau et aquareller à l’estime sur mon carnet. Les récits d’audience étaient captivants tant la complicité entre les deux auteurs était forte, leurs talents d’orateur indéniables et complémentaires. Un humour second degré, très british pour Stéphane Durand-Souffland et pour Pascale Robert-Diard une voix feutrée ponctuée de silences qui en disent long...toute en émotion. Une chance pour les lecteurs que ces deux sensibilités aient eu la bonne idée de croiser leurs plumes pour retracer les grandes affaires de leurs vies.