samedi 3 décembre 2016

Pologne sur Seine

[ Par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Brigitte Lannaud Levy ]

©Annick Botrel 

Pousser les portes de cette librairie polonaise, 123 boulevard Saint Germain à Paris est un voyage dans le temps assuré. Son architecture et son décor sont restés dans leurs jus depuis sa création en 1925. Voilà un lieu au charme slave des plus singuliers, tout à fait idéal pour dessiner bien au chaud au milieu des livres en ces premiers jours de froid sur la capitale.

      ©Brigitte Lannaud Levy                                                                                                  © Agnès Selles 

Arrivées un peu en avance, Agnès Selles et moi-même nous retrouvons dans le café d’en face « le Mondrian » pour croquer depuis la terrasse, la très graphique façade de la librairie. Agnès choisit l’aquarelle et moi l’encre noire. Puis à 10h, une heure avant l’heure officielle d’ouverture au public, c’est Tomek Michalski maître des lieux qui nous accueille, accompagné de Anne Béraud libraire de l’espace francophone. Nous sommes une quinzaine de dessinateurs à investir l’espace des différentes salles armés de nos plumes et nos pinceaux.

     ©Sophie Voisin

Questions plumes d'ailleurs nous ne sommes pas les seuls, à l’étage au rayon polonais, de très beaux oiseaux bariolés nous accueillent et vont attirer l’attention de certains d’entre nous. Sophie Voisin, de sa palette subtile et délicate, nous offre une belle interprétation de cette volière de papier avec vue imprenable sur le boulevard Saint Germain.

© Anne Weber
Les crèches de Varsovie et de Cracovie qui se situent au rayon jeunesse remportent un franc succès auprès des dessinateurs. Pas une mince affaire pourtant, l'édifice est si alambiqué, si baroque avec toutes ces flèches, ces tours et ces bulbes irisés de toutes les couleurs. Celle qui s’y jette sans crier gare avec assurance et détermination c’est Anne Weber qui parvient à saisir toute la complexité de ces crèches sans se perdre dans tous les détails. Son dessin retranscrit à merveille toute la magie du lieu entre beaux ouvrages et meubles peints.

     ©Claire Archenault

Enfin, Claire Archenault avec fraîcheur dans ses couleurs et beaucoup de spontanéité dans son trait a capturé des instants poétiques comme celui où Vallie Fandy croque ces figurines qui jouent au violon ...une polonaise sans aucun doute. Bien d'autres très belles réalisations sont à découvrir sur l'expo Flickr montée à cette occasion par Monique Fort sur Paris Sketchers, merci à elle. Cette journée enchantée nous aura donné à tous un avant goût en couleurs des prochaines fêtes de fin d'année. Et c'est bien agréable. Un grand merci à toute l'équipe de la librairie pour son accueil.

lundi 28 novembre 2016

Clermont-Ferrand, on ne s'en lasse pas!

[ par Martine Kervagoret ]




Il n'est pas question de manquer le rendez vous du carnet de voyage  en novembre ! C'est sur la place Sainte Victoire (ci-dessus) que l'on donne rendez vous aux copains, on se réchauffe dans les cafés et on prend l'apéro en attendant la truffade au 1513 notre restaurant QG.


Derrière la place, rue Massillon, nous étions nombreux à croquer cet hôtel art Déco.


J'aurais aimé dessiner l'opéra en entier mais nous étions en plein vent, avec Cat on s"est contenté d'un détail de la façade.


C'est toujours un plaisir  de dessiner Notre Dame du Port,  je l'adore, c'est la 3ème fois et pas la dernière :).



Mais le rendez vous du Carnet de voyage c'est aussi des rencontres et des échanges avec les artistes qui exposent au polydome . Mes coups de cœur cette année le petit carnet les 'METRO politains' de Mat Let (notre copain du blog), les petits carnets de Paris par arrondissement de l’œil du Pigeon (Patrice Rambaud), les dessins de Jérémy Soheylian, les dessins des copains urban sketchers sur la route des villes d'eaux du Massif central .....et bien d'autres je ne peux pas tous les citer....
Un dernier dessin du taxi Londonien dans le hall avec Corinne et Astrid ...On se retrouve là-bas l'année prochaine ? Et merci Tazab c'était parfait!

lundi 21 novembre 2016

Le Louvre inside et outside

[ par Annick Botrel ]


Cette fois-ci, c'est moi qui ai participé à un stage. Grâce au remarquable talent pédagogique et artistique de Jérémy Soheylian, j'ai pu progresser dans l'approche de la lumière, comprendre les subtilités du cadrage, apprendre à synthétiser plus que dire, faire des choix... Bref, un coup de boost que je vous recommande chaudement !
Temps exceptionnel en cette fin du mois d'octobre. Admirable vue au soleil couchant sur le Louvre depuis la Conciergerie. Petite pause sur les quais depuis la rive droite, face au Pont Neuf et la Conciergerie.


Étude des ombres et lumières sur un tableau de Taunay, peintre paysagiste du XIXe siècle.


Le pavillon Richelieu. Expérience à faire et refaire.

jeudi 17 novembre 2016

Paris, mémoire du 20e arrondissement

[ par Sophie Voisin ]

 



Le 20e - comme d’autres arrondissements de bordure, anciennes zones de carrières - regorge d’allées, d’impasses et de petites maisons. Certaines, mal entretenues ou victimes de la spéculation foncière seront détruites ; d’autres seront réhabilitées après avoir été achetées à des prix souvent prohibitifs. Ainsi change cet arrondissement populaire, comme bien d’autres dans Paris intra-muros. Alors, tant qu’il en est encore temps et avant que pelleteuses et grilles à digicode ne nous empêchent de profiter de leur charme, croquons-les pour en garder la mémoire.




La cité de l’Ermitage, s’ouvre sur une maisonnette au jardin caché sous la verdure. En s’avançant dans l’allée, derrière une superbe grille à double vantail, une maison semble inhabitée depuis déjà un bon moment. Mais le toit est en cours de réparation et j’ai vu entrer deux ouvriers pendant que je dessinais, signe qu’elle n’est pas abandonnée…



Dans mon souvenir, il y avait un garage sur cette parcelle de la rue Orfila. Cela fait déjà un moment qu’il a été démoli. Pour autant aucune construction n’a encore commencé.

dimanche 13 novembre 2016

Un automne marocain

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]


Comme chaque année, j'ai retrouvé avec bonheur les vibrations lumineuses d'Essaouira la bleue.
J'ai sauté à pieds joints dans les flaques d'ombres salée ; je me suis régalée des puissants contrastes qui façonnent la couleur pure en volumes abrupts, du rythme palpitant qui bat la mesure d'une ville si haute en éclats.


Comment résister à la lumière du couchant dégoulinant sur les vieilles coques à retaper. Les hurlements des mouettes rieuses, l'heure de la prière, les derniers poissons étalés sans pudeur, les entrailles à l'air.

Après Essaouira, c'est à Fès et Meknès que je promène mes couleurs. Tapis bariolés, lumières orientales et la vie. Toujours.


Un dernier coup d'oeil sur les toits constellés de paraboles de la médina de Fès avant de reprendre l'avion. Déjà, je songe à l'année prochaine...