mardi 27 septembre 2016

Paris célèbre Ganesh !

[ par MatLet ]


Ma passion, ce sont les carnets de voyages. Mais je n'ai malheureusement pas le loisir de voyager tout au long de l'année.Cependant, vivre à Paris, c'est voyager un peu tous les jours, comme j'ai pu le découvrir fin août...
Amateur de culture (et de cuisine !) indienne, je ne voulais surtout pas rater la fête de Ganesh ! Mais on m'avait prévenu : dessiner une parade, ce n'est pas évident !


Évidemment, j'arrive plus ou moins en retard. Je me retrouve à suivre le dernier char de la parade. Je jette des traits et des couleurs dans tous les sens. Le résultat est un peu confus, mais vivant !
Sur mon chemin, je retrouve Annick et un autre camarade urbansketcher et nous nous arrêtons près du métro La Chapelle pour croquer les gens qui flânent. L'ambiance est un peu moins survoltée et nous avons le temps de saisir quelques portraits.



Mes compères finissent par s'en aller et alors que je m'apprête à faire de même, la parade revient dans ma direction. Dans tous les coins, ça danse, ça chante et les gens cassent des noix de coco sur le bord de la route : Ganesh est en train de retourner au temple !
Quant à moi, j'essaye de saisir ce spectacle tant bien que mal. Je croque en marchant, trébuchant, au milieu de la foule qui me bouscule ! Un vrai défi.

Ça danse au son des tambours tandis qu'une marionnette ne papier mâché défile
Un papa me voyant dessiner, me demande de faire le portrait de ses fils. Je m'exécute, on discute un peu et en me serrant la main, il me glisse un billet de 10€. Je tente de refuser, mais il insiste, alors je cours terminer cette folle matinée devant un énorme repas indien, payé avec mon salaire de sketcher !
Vive Ganesh !

samedi 24 septembre 2016

L'Asie et l'Inde... à Paris

[ par Annick Botrel ]


Une pagode dans Paris. Pas besoin d'aller très loin pour se sentir ailleurs. Dans mes pérégrinations parisiennes, je suis passée rue de Courcelles, dans le 8°arrondissement. Cet ancien hôtel particulier haussmannien a été transformé au XX° siècle en pagode par Mr Loo, riche marchand d'antiquités chinoises.


Cette fois-ci, c'est de l'autre côté du Pont de Sèvres que j'ai découvert cette pagode, nichée à flan de colline au bout d'une petite rue tortueuse. Curieux contraste avec les pavillons de banlieue aux alentours.



Cap au Nord, rue Pajol dans le 18°. A l'occasion de la fête de Ganesh, j'ai eu l'occasion, avec Mat et Suta, de me plonger dans une ambiance haute en couleurs. Un petit bout d'Inde en plein Paris ! Pas facile de dessiner dans ce tohu-bohu, encore moins de sortir sa boite d'aquarelle ! Mise en couleurs donc a posteriori.






Il y a donc plein d'endroits dans la capitale pour explorer le monde... avec un ticket de métro !

jeudi 22 septembre 2016

Bretagne : les chapelles de la région de Bannalec.

[par Martine Kervagoret ]



Tous les ans je passe quelques jours en Bretagne dans le village de mon enfance,..à Bannalec, petite commune du sud Finistère près de Pont-Aven.
De nombreuses chapelles sont disséminées dans le campagne et sont toutes bien restaurées.
Ici la chapelle de Trebalay qui date du début du XVème siècle. Il y avait beaucoup d'animation ce jour là aux alentours de la chapelle, c'était un défilé de tracteurs, de moissoneuses-batteuses, tous pressés de ramasser la paille avant les averses prévues.


Je trouve que la chapelle de la Véronique est très élégante, elle date du 17ème siècle, c'est la seule qui est inscrite à l'inventaire des monuments historiques. L'intérieur est parait-il remarquable mais le problème c'est de trouver le détenteur de la clef !(souvent dans la ferme la plus proche).



Je pensais que cette chapelle de Saint Adrien dépendait de la commune de Bannalec car elle en était toute proche et aussi parce qu'elle elle était la chapelle de la famille des seigneurs de Quimerc'h (du moyen âge à 1789 la paroisse est sous leur domination)......mais en vérifiant sur internet elle dépend de la commune voisine Scaër.
Il m'en reste encore quelques unes à dessiner...lors de mes prochaines vacances ! :)

lundi 19 septembre 2016

Ephémère de Paris ...

[ par Agnès Selles ]



A Paris, dès le printemps, avant même le retour des beaux jours, fleurissent un peu partout des lieux éphémères qui dureront le temps d'un été ou à peine un peu plus. Pris d'assaut par les parisiens et les touristes, ce sont des lieux de rencontre, de repos, de découvertes, pleins de vie, de musiques, de couleurs ....
Paris Plages est sans doute le plus connu, au bord de la Seine, ou comme ici, au bassin de la Villette.


Quittons la plage pour le Marais. C'est dans une belle cour du Crédit Municipal que s'est installé cet été le Jardin Municipal, bar éphémère au milieu des plantes vertes.

Grand Train a de la chance, c'est sa deuxième saison dans le 18ème arrondissement. Cette année il a accueilli une vingtaine de locomotive dans l'ancien dépot SNCF de la Chapelle.


Grands Voisins, installé sur le site de l'ancien hôpital St Vincent de Paul, s'est ouvert au public en octobre 2015. Ce n'est donc plus vraiment un lieu éphémère. Mais en 2017 les travaux de construction d'un éco-quartier devraient mettre fin à l'aventure.


J'apprécie tous ces espaces éphémères qui renouvellent nos lieux de rencontre pour dessiner ensemble. Mais j'ai autant de plaisir, à la fin de l'été, à retrouver les soirées croquis dans la petite salle chaleureuse du Bar Fleuri, où rien ne semble avoir changé depuis bien des années.

jeudi 15 septembre 2016

Notre petit Club à Dieppe.

[ par Bérengère Hurand et Béatrice Kluge ]


Cela fait plus de dix ans que, tous les étés, nous partons dessiner une semaine entière, accompagnées des amis qui le souhaitent.
Cette année, nous sommes allés à Dieppe, où l'un d’eux vient d'acheter un appartement avec vue sur le port.


Dieppe offre aux dessinateurs une matière riche et variée : c’est un port, avec ses couleurs vives et ses bateaux de toutes sortes, mais aussi une plage de galets d’un gris très doux, des falaises blanches qui se détachent dans le ciel normand, et une ville ouvrière construite en briques et pierre de silex, et coiffée d’ardoises bleues.


Depuis le bout de la digue, en compagnie des pêcheurs à la ligne blagueurs, on peut observer qui rentre et sort du port. Cet énorme paquebot, qu'on ne peut pas louper à l'entrée du port, fait l'aller-retour entre Dieppe et Newhaven. Ce point de vue m'a beaucoup amusée, car il avait l'air de porter l'église sur son toit. C’est Notre-Dame de Bonsecours, qui du haut de la falaise constitue un autre point de repère de la ville : on l’aperçoit d'un peu partout.

L’avantage d’être dans une ville portuaire, c’est qu’il y a toujours une terrasse de café quelque part… 

Dieppe a un passé prestigieux comme plateforme de commerce maritime et première station balnéaire de France. Sa richesse transparaît dans son architecture, ainsi que les traces d’un passé industriel plus récent. 
La palette architecturale de Dieppe va du bleu-gris des toits au rouge brique, en passant par le crème de la pierre blanche de Caen, et le gris taupe du silex.


Dieppe, c’est encore une station balnéaire – mais il faut aimer les galets et le vent. C’est pourquoi elle n’est pas aussi bondée que ses rivales, Le Touquet et Cabourg ; mais ce n’est pas pour nous déplaire, d’autant que le prix des poissons (vendus, le matin même de leur pêche, sur le port) s’en ressent.


Bien sûr, nous fûmes précédées de Monet, Renoir ou Pissaro qui ont été séduits par la luminosité dieppoise. Mais que cela ne nous intimide pas : d’ailleurs, nous suivons volontiers les traces du peintre Walter Sickert, qui lui aussi, a peint l’Eglise Saint-Jacques en 1900 !


A la fin du séjour, nous nous sommes intéressés au côté industriel de Dieppe, qui offre également des sujets intéressants de dessin : espaces vastes, traversés d’horizontales et de formes géométriques agencées comme des legos, avec autant d’ordre que d’anarchie.