mercredi 22 mars 2017

Quelques toits Parisiens

[ par Martine Kervagoret ]



Vu du ciel, Paris est une mosaïque de gris faite d'ardoise et de Zinc, j'adore cet endroit, même si chaque fois que je dessine sur cette passerelle j'ai le vertige......vertige du fait de la hauteur mais aussi vertige de me perdre dans tous ces toits et ne plus savoir où j'en suis dans mon dessin.



Après avoir vu l'exposition "l'esprit du Bauhaus " au musée des Arts décoratifs je me suis installée dans les escaliers pour dessiner les toits de la rue de Rivoli.



Ce jour là le vent soufflait fort dehors, j'étais bien à l’abri derrière cette baie vitrée qui donne sur les toits musée d'Orsay.


En attendant ma copine Miriam de Munich sur le toit du Printemps Haussmann, je ne me lasse pas de ce spectacle incroyable, le soir les ciels sont fabuleux. Quel dommage que nous n'y ayons plus accès à compter du 13 Mai.

samedi 18 mars 2017

Croquis de bistrots dans 12ème arrondissement de Paris.



[ par Marie Christine Compan ] 


En fin de journée cette semaine, après le travail, j'ai continué l'exploration de mon nouveau quartier, avec pour le moment des croquis de bistrots. Mon carnet ne permet pas l'aquarelle. je dessine au stylo plume.



C'est l' occasion de saisir des postures, des mouvements de mains, les gens toujours protégés par les doudounes ou les écharpes.





mercredi 15 mars 2017

Black Supermarket

[ par Sophie Voisin ]

le fond du supermarché, revisité par Astro
De plus en plus souvent, les artistes de street art sont invités à investir les espaces désaffectés : le graf se marie bien avec l’éphémère.

On se souvient de la Tour Paris 13, qui a connu un immense succès avant sa démolition en avril 2014. Plus récemment, lors du 54e Sketchcrawl, les sketchers parisiens sont allés dessiner au Lab 14, anciens bureaux de la Poste du boulevard Montparnasse devenus pour quelques mois résidence d’artistes graffeurs.

Rue Notre-Dame-de-Nazareth, c’est un ancien supermarché Coccinelle qui a été transformé en lieu de vie éphémère de décembre à la mi-février. Sponsorisés par Carte Noire, les artistes L'Atlas, Tanc, Astro, Sun7 et quelques autres, ont revisité les lieux, jouant avec le noir bien sûr, mais aussi avec les couleurs de la nouvelle collection de capsules de café.
Lequel était offert gracieusement par de charmantes hôtesses.


dimanche 12 mars 2017

Intérieur-Extérieur parisien

[ par Claire Archenault ] 




28 Décembre 2016, je regarde la lumière de la fenêtre du salon, avec de beaux reflets jaunes rasants sur l'immeuble d'en face
Objets Mexicains, affiche d'Andy Warhol, Squelette, Diablito, et ma Minette qui ronronne sur le radiateur..; c'est la première fois que je dessine mon environnement, c'était presque une invitation de la lumière …
Je vole un peu l'âme de mon compagnon absent, c'est sa collection de trésors!!! à part le piano qui pleure de ne pas jouer et qui m'attend…
je les connais bien, ces objets, pourtant les dessiner me donne une autre approche…



De ma chambre, je vois l'angle de bâtiment en face avec un vélo accroché à l'étage supérieur
La nuit commence à tomber, , il est 16h15, et les chrysanthèmes encore joyeux sur le bord de la fenêtre me détournent de l'objectif,premier, décrire ma cité
L'ombre marque de plus en plus le cadre, l'extérieur se brouille…;



2 Janvier 2017, avec Vany, au café chez Gudule, tout près de chez elle, le café où tout est à l'envers
Obstinée dans mon regard intérieur-extérieur , j'en oublie les objets inversés, je cherche à comprendre d'ou vient la lumière, serait-ce de dehors ?



A nouveau il fait nuit, l'ambiance est animée dans le café, les voeux fusent, et derrière les vitres , les bruits de la ville reprennent leurs marques avec une certaine arrogance …
Je lâche les pinceaux, il me semble plus simple de "crayonner " avec mon stylo, grâce à la proposition de ma copine Vany d'USK! Merci Vany !
Il fait nuit noir maintenant…
Qu'il fait bon dedans, chez Gudule, métro Picpus, paris 12ème….

jeudi 9 mars 2017

Le Mac Val, ce n’est pas le bout du monde

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Premier Musée d’Art contemporain de la banlieue parisienne ouvert en 2005 à Vitry-sur-Seine, le Mac Val mérite vraiment le détour. Passez de l’autre côté du périphérique, à moins de 10Km de Paris au bout le la ligne 7 du métro parisien, direction Villejuif, prenez le bus 180. Trois arrêts plus tard, vous êtes arrivés. Bonne visite.


La très belle collection permanente accueille un millier d’œuvres des années 50 à nos jours et expose des artistes comme Annette Messager, Agnès Varda en passant par Pierre Soulages, Claude Lévêque... Je reste en arrêt devant « Les regards » de l’artiste de la mémoire, plasticien du temps Christian Boltanski. Cette installation est composée de treize visages cadrés serrés sur les yeux et photographiés sur un écran TV diffusant le film « Shoah » de Claude Lanzemann. Je suis bouleversée par le souvenir de ces disparus dont les regards tragiques me percent et me transpercent à l’instant même où je les dessine. Comme s'ils avaient traversé le temps.


Autre choc, entre vie et mort, l’exposition rétrospective de Jean-Luc Verna « - Vous n’êtes pas beaucoup maquillé ?- Non ». Pour comprendre cet énigmatique titre, je vous invite à aller découvrir les photos de l’artiste sur le net. Son visage et son corps sont des oeuvres d’art à part entière. Pour pénétrer dans l'espace d'exposition, on ouvre de longs rideaux de velours noir et on pénètre dans une mystérieuse pénombre noir pailletée au coeur d'un espace envoutant entre ombres et lumières.. Sensations garanties.


C’est la première monographie dans un Musée français de cet artiste-plasticien-performeur-musicien niçois. Entre ses collections d'oiseaux dessinés avec délicatesse et colorés de fards, ses majestueuses installations lumineuses « Paramour » (qui détournent le logo de la Paramount) et ses créations morbides mais poétiques, c'est tout son univers singulier d'Eros et de Tanathos qui s'offre à nous. Pas facile de peindre à main levée et dans l'obscurité ses monumentales installations sphériques, le noir de l'encre s'oppose à l'ombre...