lundi 22 juin 2020

Les Urban Sketchers Paris à la Conciergerie!

[ par Urban Sketchers Paris ]




On y croyait plus mais on va finalement pouvoir participer à la performance « Nos prisons imaginaires » du 23 au 28 juin 2020 à la Conciergerie de Paris.
Le Centre des Monuments Nationaux invite dans l’ancienne prison de la Conciergerie les Urban Sketchers parisiens avec d’autres collectifs d’artistes à « revisiter » l’imaginaire de la détention par une action de dessin In situ, intitulée « Nos prisons imaginaires ». Ce sont 12 espaces de 9 m² au sol de la salle des Gens d’Armes qui seront attribués à trois artistes par « cellule » pour réaliser une performance ouverte au public. Ces œuvres resteront exposées jusqu’au dimanche 12  juillet à la Conciergerie : 2 Bd du Palais 75001 Paris.

Des ateliers Urban Sketchers Paris pour les personnes détenues du centre pénitentiaire de Paris la Santé en coordination avec le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation:
A la faveur du projet «Nos prisons imaginaires», les Urban Sketchers Paris ont pris le parti d’appuyer leur création sur une réalité carcérale. Ils se sont rapprochés du centre pénitentiaire de Paris la Santé pour organiser des ateliers de croquis à destination des personnes détenues. Se créée alors pour ces dernières, une échappée belle artistique dont les Urban Sketchers parisiens sont les passeurs pour dessiner avec elles une nouvelle ligne d’horizon en prison.

"Voyage autour de ma cellule" l’œuvre de 9m² qui sera réalisée au sol, se construira à partir des dessins des personnes détenues, mêlées aux croquis des Urban Sketchers Parisiens réalisés sur le vif au sein du centre pénitentiaire Paris la Santé entre le 4 février et le 17 mars 2020.

Les artistes Urban Sketchers Paris participants :
Claire Archenault
Marielle Durand
Brigitte Lannaud Levy
Mat Let
Tula Moraes
Marion Rivolier

Avec pour Paris La Santé :
BM, JF, Balti, Maicky, Burn-Man, Jay, Pedja, Salim, Guillaume, Sergio, Lyx.

Urban Sketchers Paris remercie vivement Faber-Castell de nous avoir offert des feutres Pitt pour effectuer ces ateliers et Canson pour le papier qui nous a permis de créer tous ces accordéons.
Merci pour votre confiance.

lundi 15 juin 2020

Les Sketchers dessinent à nouveau en extérieur !

[ par Urban Sketchers Paris ]



Pour ceux qui ne connaissent pas l'identité de notre com', la voici!
Quand vous la voyez sur Instagram (@uskparis) ou sur FB, cela veux dire qu'un rendez-vous pour dessiner en extérieur est programmé.


Dimanche dernier, c'était au parc des Buttes Chaumont. Nous étions ravis de nous retrouver, à distance, pour dessiner et papoter à l'extérieur.


A quand le prochain rendez-vous?
#uskparismeeting

jeudi 4 juin 2020

On parle de nous!

[ par Urban Sketchers Paris ]




On parle de nous dans le numéro #41 de l'atelier du Géant des Beaux-Arts paru début mai.
Plein de détails sur notre pratique du dessin sur le vif et sur nos ateliers bénévoles, notamment avec le Secours populaire.
Merci à Marion Rivolier pour son aquarelle et ses photos que l’on voit dans l’article ainsi qu’à Brigitte Lannaud Levy pour sa photo. Et leur aide pour le texte.
Merci à Marc Horel pour l'article.

mardi 5 mai 2020

Mes accumulations et bazars d'intérieur - Paris - journal de confinement

[ par Marion Rivolier ]



Samedi dernier, j’ai organisé notre premier sketchcrawl confiné pour Urban Sketchers Paris. Le thème était « dessinez vos accumulations et bazars intérieurs » (merci à Delphine Priollaud-Stoclet). J’ai monté deux rendez-vous zoom avec les adhérents pour commencer la journée et la terminer en partageant nos réalisations. Nos amis sketchers d’Afrique du Sud nous ont rejoint l’après-midi grâce à Conradie Fawa et Mat Let qui ont organisé l’échange.
Pour la première aquarelle, j’ai choisi l’accumulation de crayons, pinceaux, couleurs, nuanciers, pinces et carnets en tout genre dans mon bureau-atelier. L’espace est vraiment étroit, encombré aussi de livres et de dossiers, mais je m’y sens bien pour travailler.


Comme je suis plutôt confortablement installée (ce qui n’est pas souvent le cas quand je suis dehors), j’ai pris quelques photo du travail en cours. Dans la première, la mise en place générale du sujet, en travaillant sur le rapport des objets avec l’arrière-plan. Dans la deuxième, on voit les valeurs colorées monter avec force. Il s’agit de ne pas se perdre dans les détails malgré la profusion et de garder la structure. Les touches colorées sont posées en dernier pour faire vibrer la composition sans la boucher.


Notre rendez-vous de 16 heures a lieu dans la cuisine (j’ai un peu plus de place pour peindre et discuter en même temps), alors je choisis comme sujet, l’évier, la vaisselle et tout ce que j’ai dégagé pour pouvoir installer l’ordinateur sur la table, plateaux et corbeilles de légumes et fruits.

Je vais jouer sur le rapport des couleurs vives des fruits et légumes avec les gris colorés et brillance de l’évier en zinc et de la vaisselle qui sèche.

Je n’ai pas encore terminé quand j’ouvre le « Drink & Share » sur zoom.
Les parisiens et les sud-africains se retrouvent pour discuter et montrer ce qu’ils ont fait pendant la journée. Nous mélangeons le français et l'anglais dans une conversation un peu désordonnée où les problèmes techniques informatiques rencontrent les aléas du dessin et du croquis. On s'envoie plein de bonnes ondes d'un bout à l'autre du monde avec des clins d'oeil en dessin.
C’est un chouette moment qui permet de voir les copains-copines, d’ici et d’ailleurs. 



On garde le lien malgré le confinement.
On continue à dessiner.
On garde le cap.

[aquarelles 21x60cm sur carnet Hahnemuhle aquarelle ]
#uskparisathome
#uskathome
#usk

mercredi 29 avril 2020

Le grand bazar

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]



L'annonce du confinement m'a coupé le souffle et les ailes.
J'ai entamé une descente en moi-même à travers des chemins bien sombres et tortueux. Je me suis perdue parmi les décombres de mes projets réduits en miettes. Ma vie a volé en éclats de larmes.
La maison est devenue cocon-prison. Et moi, une toute petite chenille rêvant de s'envoler comme un papillon.
J'ai dessiné les enfants, mon mari, le chat en me cachant pour pleurer.

Je suis descendue à la cave rechercher le souvenir d'avant. Blotti dans la pénombre, un joyeux bazar où se bousculent encore les cris des enfants me redonne le sourire.
Les vestiges d'autres vies calfeutrés dans des boîtes, la mémoire de tout ce que je n'arrive pas à jeter, mon histoire se dessine.
Je me dis que bientôt, tout bientôt, j'enfermerai le confinement à double tour de scotch dans un carton et le balancerai tout au fond de mon esprit.

Plus qu'un mauvais souvenir.