dimanche 17 juin 2018

Rencontre nationale Urban Sketchers France à Aix en Provence

[ par Urban Sketchers Paris ]


[Le beffroi de l'hôtel de ville - dessin de Anne Weber]

C'est à l'invitation des sketchers d'Aix en Provence que se sont rendus en masse les sketchers de toute la France du 1er au 4 juin derniers pour la rencontre nationale Urban Sketchers France. Selon les organisateurs, ce sont plus de 350 croqueurs qui ont arpenté la ville!

[dessin de Oludotun Fashoyin]
Le week-end a commencé sous les meilleurs auspices par une distribution de goodies par le sponsor de l'événement, Hahnemühle. Tout le monde s'est ensuite dispersé pour aller croquer selon ses envies au gré des parcours proposés par les organisateurs.

[dessin de Annick Botrel]
Le nom Aix vient du latin aqua (eau) et la ville était une station thermale reconnue depuis l'Antiquité. Il en reste de nombreuses fontaines de toutes tailles que l'on croise au hasard des rues ou que l'on ne peut pas manquer comme celle de la Rotonde qui nous a servi de point de ralliement durant le week-end.

[dessin de Agnès Selles]
Aix en Provence c'est aussi des bâtiments en pierre jaune, des petites rues très animées mais surtout la ville natale de Cézanne!

[dessin de Marie-Christine Compan]
Ce fut un vrai plaisir de retrouver les anciennes connaissances et d'admirer leurs carnets mais aussi de rencontrer de nouveaux adeptes motivés.
Un grand merci aux organisateurs, c'était vraiment chouette!
Rendez-vous est pris pour l'an prochain à Dijon autour du 1er juin!

jeudi 14 juin 2018

C'était l'été du côté de Notre-Dame!

[ par Marie-Christine Compan ]




Le week-end du 26 et 27 mai, ce fut l'été à Paris pour deux jours. L'occasion enfin, de dessiner dehors après des mois de pluie. Depuis, la pluie est revenue...




Avec quelques Urban Sketchers de Paris, nous avons dessiné autour de Notre-Dame le dimanche, et aussi au Jardin des plantes le samedi. Foule des grands jours sur l'île de la Cité, touristes mangeant des glaces... Comme un air de grandes vacances.

dimanche 10 juin 2018

Je veux du Vert

[ Par Brigitte Lannaud Levy ]

   

Je n'ai jamais eu autant envie et besoin de vert que ce printemps.  Selon l'historien médiéviste Michel Pastoureau, plus qu'un pigment, une couleur est d'abord une idée. Le vert répond pour moi à un appel de liberté et comme la fréquentation des arbres est dit-on bénéfique pour la santé, cette plongée verte ne peut me faire que du bien. Alors aux premiers rayons de soleil et saisissant l'opportunité d'une rencontre USKParis,  c'est armée de ma boîte d'aquarelle de verts, que je suis allée au jardin du Luxembourg à l'ombre des feuillus de la très belle fontaine Médicis m'attaquer à toutes ces jolies nuances de vert. 


Mais pourquoi une boîte d'aquarelle de verts quand avec des bleus et des jaunes mélangés on peut  obtenir  ses propres nuances? Tout simplement parce que je  trouve que c'est une couleur très difficile à créer. En mélangeant moi-même les pigments  de jaune et de bleu c'est comme si les couleurs devenaient vite  grisées,  salies et faisaient perdre aux jardins leur éclat et  fraîcheur  printanière. J'ai appris, toujours par la lecture du passionnant Michel Pastoureau, que le vert est une couleur instable, rebelle et très difficile à fixer chimiquement. Pendant longtemps les teinturiers avaient même interdiction de mélanger le bleu et le jaune. Du coup  symboliquement elle est devenue la couleur des êtres étranges, insaisissables: sorcières, lutins, fées, génies... extra-terrestres même. Les fameux petits hommes verts.  


C'est un grand bonhomme vert de gris qui ressemble à Hulk que je décide de croquer d'un peu plus près. Polyphème est le cyclope légendaire de la fontaine Médicis. Amoureux de Galatée, déesse des eaux, il est accroupi sur son rocher et observe sa belle dans les bras d'un autre, le séduisant Acis. Pour ce croquis, je me concentre sur le molosse au coeur d'argile et c'est le nez en l'air que je saisis cette masse toute en muscle, baignée par les ombres des feuilles qui plongent  avec délicatesse depuis la cîme des arbres. 


Je finis ma journée du côté de l'Orangerie  sur le parcours des joggeurs  pour croquer avec quelques Urban sketchers parisiens le monument-hommage à Eugène Delacroix (1798-1863) de Jules Dalou. L'occasion pour vous rappeler l'éblouissante rétrospective du génie de la peinture romantique au Musée du Louvre jusqu'au 23 juillet 2018.  Enfin, pour en savoir plus sur le vert, je vous recommande l'ouvrage de Michel Pastoureau "Vert-Histoire d'une couleur" en Points poche, une lecture passionnante pour vos vacances quand vous vous mettrez au vert justement. 

mercredi 6 juin 2018

Hommage d'un sketcher parisien à un chanteur de Pantin

 [ par Mat Let ]


Entre Jacques Higelin et moi, ces trente dernières années, ce fut une longue série de rendez-vous manqués. Je devais avoir à peine 5 ans, dans les escalators de la géode quand mon oncle me dit « regarde Mat, c’est Jacques ». Je me retourne et lance un regard probablement empreint de ma française arrogance au grand escogriffe derrière moi. Jacques ? Moi je connais pas. « Laisse-le le rêver ! » dit Higelin à mon oncle.

Je crois que j’ai regretté toute ma vie de n’avoir pas su qu’Higelin n’était pas un prénom.
Plus tard, vers 2009, je cours vers chez moi car j’ai oublié mon portefeuille pour aller faire les courses. Et là, rue de Mogador : Higelin, accompagné de son prénom et de quelques personnes. Je m’arrête. Conflit intérieur : portefeuille ? Parler à Higelin ? Lui dire quoi ? A l’époque, je ne manque pas d’excuses pour ne pas suivre mon coeur, ce sera donc portefeuille, en priant qu’il soit encore là à mon retour. Evidemment non.
Et puis 2018. Jacques est mort et tandis qu’on l’enterre en chanson je suis dans un train pour l’Italie. Entre temps, il y a eu de nombreux rendez-vous réussis : la prairie à Caen en 1992, un autre fois au Zénith, puis en 2007 au Bataclan, 2012 au Casino de Paris et une dernière fois, plus difficile, à la Philharmonie de Paris. Jacques ne voulait pas quitter la scène. Il est parti quand même.
Alors hier, sous le soleil du printemps, me voilà devant sa tombe. Enfin, nous pouvons discuter, entre les visites de nombreux fans, parfois éplorés.
Je sais quoi lui dire. Que sa musique m’a accompagné depuis ma naissance, peut-être même avant. Que j’ai toujours puisé dans ses paroles de quoi vivre mes émotions. Qu’ado je m’étais fait une cassette avec ses chansons, allant de Ci-gît un star à Excès de zèle en passant par La rage en d’dans et Dans mon aéroplane blindé, pour me sortir de la déprime. Et que ça marchait. Que longtemps j’ai pensé que « je vis pas ma vie, je la rêve » serait l’histoire de ma vie. Qu’aujourd’hui, je ne rêve plus ma vie, je la vis. Qu’il n’est pas mort, puisqu’il est dans mes oreilles.
Il me répond, narquois, qu’on s’en fout d’être mort quand on a vécu (tu vois). Me dit dans un sourire que je l’ai laissé rêver, l’enfant qui est en moi. Me demande de lui dessiner une chèvre, pour son mouton, tiens. D’aller chercher les allumettes au fond des yeux que je croiserai. Et puis surtout, de ne pas oublier le plus beau cadeau de la vie, la joie.
La cloche retentit. Le cimetière ferme. Je pars, léger, léger, léger. Ce rendez-vous-là, on ne l’a pas manqué.
A bientôt, Jacquot !

Joli moment d'échange de techniques de dessin avec ce jeune homme !

samedi 2 juin 2018

Découvrir, explorer et partager, une des devises des Urban Sketchers

[ par Tula Moraes, Mat Let et leur invitée, Cristiane Franchevich ]



Aquarelle de Cristiane Franchevich 

Les workshops Urban Sketchers nous offrent la possibilité d'explorer des nouvelles techniques, découvrir d'autres méthodes et partager nos expériences.
J'ai récemment accompagné Cristiane Franchevich venue du Minnesota pour nous faire explorer l'univers du pigment avec la rencontre de l'eau....notre bien aimée Aquarelle.
Pinceau magique, neige, et quelques thés ont réchauffé notre après midi..
Cris était heureuse et ultra motivée d'avoir partagé, dans une journée exceptionnelle, son univers et nous a laissé ses impressions:
"This is what the Urban Sketcher's movement is all about: to meet and connect artists from all over the world, to see old friends and establish new friendship. The exchange, the long walks, the discovery. The use of the urban area as a meeting space. Drawing on site is my way of understanding the world. To be aware our surroundings can be transformative."


Aquarelle de Tula Moraes 

Mat let nous a rejoint pour continuer ce partage et un bon vin chaud m'a réchauffé le coeur




Dessin au crayon de couleurs de Mat Let 


Quel plaisir que de faire découvrir Paris à de nouveaux amis ! Pendant cette journée avec Tula, Cris et son mari JC, tandis que je teste mon niveau de portugais, JC devient ma muse. D'abord dans le métro, où son bonnet perché sur son crâne et son air de Brésilien transi de froid me donnent une irrésistible envie de le croquer dans mon tout petit carnet.


Aquarelle et dessin de Mat Let 

Puis, plus tard, dans un café, j'y reviens, essayant de capturer son air concentré (renfrogné ?) pendant qu'il dessine et l'ambiance chaleureuse du bar.

Foi um bom dia, comme on dit là-bas !

mercredi 30 mai 2018

Donnons pour offrir des ateliers gratuits partout dans le monde!

[ par Urban Sketchers Paris ]



Urban Sketchers lance une campagne jusqu'au 8 juin 2018 afin de financer son programme éducatif. L'idée est de pouvoir donner des ateliers gratuits dans des écoles, associations ou autres.
Pour donner $10, $20 ou plus, c'est très simple et c'est ici 
Vous y trouverez toutes les explications et quelques vidéos (en anglais)
Allons-y, donnons! Et partageons!

vendredi 25 mai 2018

Dessiner Liège 2018, une rencontre Urban Sketchers avec plus de 250 dessinateurs

[ par Oludotun Fashoyin,  Sophie Voisin et Anne Weber ]


la cour des Minimes - dessin d'Anne Weber

Quatre ans après une première édition qui avait donné lieu à un livre que bon nombre d'entre nous possèdent, Gérard Michel et la Société libre d'Emulation de Liège ont remis le couvert en invitant les Urban Sketchers à revenir croquer leur ville du 10 au 12 mai. En guest-stars, 14 croqueurs de renom dont les dessins devraient figurer dans un nouvel ouvrage.
Tout le monde se retrouve de bon matin à l'école des Beaux-Arts Saint-Luc ; chacun reçoit un carnet accordéon d' 1, 2 ou 3 mètres selon la durée de son séjour.
Nous sommes 4 parisiens à avoir relevé le défi :pour nous ce sera 2 jours de croquis intensifs et donc 2 mètres de carnet à remplir.

Dessin de Oludotun Fashoyin

Manque de chance, le beau temps n'est pas de la partie et c'est sous la bruine que nous partons à l'assaut des côteaux de la ville.
Autre contrainte à surmonter, la taille du carnet fourni (18cm par 19 cm) qui est assez éloigné des formats que nous utilisons...tandis que Dotun s'installe au sommet de la montagne de Bueren (c'est à dire une montée de 375 marches assez impressionnante) nous poursuivons notre chemin à la recherche de l'inspiration.
Serait-ce le papier qui cette fois nous joue des tours ou le ciel nuageux ? Les couleurs de nos aquarelles ont bien dû mal à ressortir !

Les invités de marque autour de Gérard Michel - photo de Blandine Robidet

Le soir, réception à l'hôtel de Ville : c'est l'occasion de retrouver la joyeuse bande de sketchers : il y a ceux qu'on connaît déjà, ceux qu'on connaît sans vraiment les connaître et ceux qu'on aimerait connaître ; on y admire en tous cas des carnets que certains ont déjà bien remplis.
  
dessin de Sophie Voisin

Jour 2, le beau temps est là et nous sommes au taquet pour finir l'accordéon !
Nous retrouvons un bon nombre de sketchers au pied des fameux escaliers, puis sur la place du Marché.


dessin de Anne Weber

Après une bonne bière, on commence à partir en direction de la gare en passant par la Collégiale Saint-Jacques : pas le temps de s'attaquer à l'impressionnant plafond gothique, on se contentera d'une belle statue de Saint-Hubert !

Dessin de Oludotun Fashoyin

La gare des Guillemins (une réalisation de l'architecte espagnol Calatrava) avec sa grande voûte majestueuse nous attire irrémédiablement pour un dernier croquis : au revoir Liège, on revient dans 4 ans !

dessin de Sophie Voisin

lundi 21 mai 2018

Un incroyable moment de dessin au musée Rodin!

[ par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Ari et Marion Rivolier ]



Dimanche dernier, le groupe Urban Sketchers Paris s'est retrouvé au musée Rodin pour une journée féérique. Les plus courageux ont commencé à dessiner le matin: le musée, ses jardins et les sculptures d'Auguste Rodin. On reconnaît le trait alerte de Marie Christine en haut à gauche. Et ci-dessous, c'est une composition de Ari.


De passage au musée Rodin la semaine dernière, Marion est tombée par hasard sur l'annonce suivante:
"10 juillet 1906, Rodin s'extasie devant la beauté des danseuses cambodgiennes, venues accompagner le roi Sisowath lors de son voyage officiel en France. L'artiste les suit jusqu'à Marseille pour pouvoir les dessiner sans relâche jusqu'à leur départ le 20 juillet.
Le 13 mai 2018, faites comme l'artiste ! À l'occasion de la venue du Ballet royal du Cambodge au mois de mai, venez dessiner des danseuses cambodgiennes dans le jardin du musée Rodin."


L'événement était complet mais elle n'a pas pu résister, elle est venue quand-même! Il y avait des places libres et l'on a pu profiter du merveilleux spectacle offert par trois danseuses du Ballet royal du Cambodge. Transies de froid dans leur costume d'or et de soie cousus directement sur elles, elles nous ont offert quelques moments du spectacle. Puis elles ont proposé des mouvements figés pour qu'on puisse les dessiner.


Leonie (dessins ci-dessous), Valie, Xavier, Ariane et Louisa ont capturé au crayon ou au pinceau les danseuses en mouvement.


Qu'elles soient immobiles ou en action, le pinceau de Marion (ci-dessous) n'a pas arrêté de courir sur le papier pour tenter de capturer la beauté et la grâce de leurs postures. Chaque mouvement est composé avec le corps complet dans des gestes étonnants et poétiques.


Cet atelier dessiné était aussi filmé par Xavier de Lauzanne pour un documentaire, "La Beauté du geste" qu'il fait sur le Ballet royal du début du siècle à aujourd'hui. Après le départ des danseuses, j'ai été interviewée sur mes impressions sur ce moment partagé de création.
Nous avons passé un magnifique moment, suspendu dans l'espace et le temps de la création et du dessin.



« Ces danses monotones et lentes, qui suivent le rythme d’une musique trépidante, ont une extraordinaire beauté, une beauté parfaite… [Les Cambodgiennes] m’ont appris des mouvements que je n’avais encore rencontrés nulle part… ». Auguste Rodin

jeudi 17 mai 2018

De l'encre sous les ponts

[ par Anne Weber ]



A défaut d'avoir les ponts du mois de mai, j'ai décidé d'aller explorer ceux qui enjambent fleuve et rivières de la proche banlieue parisienne. L'occasion pour moi également de tester une nouvelle technique : le dessin à l'encre.

Je suis arrivée de bon matin au niveau de Chinagora, un hôtel clinquant construit à la confluence de la Marne et de la Seine dans un style chinois bien marqué. Le soleil tape déjà fort dans mon dos lors de ce premier croquis de la passerelle d'Ivry-Charenton et je découvre les défauts de la technique : mon encre indigo Sennelier est collante et bloque le débit de ma plume...un peu d'eau pour la diluer et je termine ce premier dessin au pinceau.


Je m'avance ensuite vers la passerelle et je trouve un petit coin d'ombre sur la rampe qui permet aux vélos de monter sur le pont.
Cette fois, je décide de démarrer mon dessin directement au pinceau et au brou de noix , l'indigo venant ensuite pour les bâtiments à l'horizon. Alors que je pensais ressortir la plume pour rajouter des détails sur la passerelle, je décide de m'abstenir.


Je remonte le chemin de halage qui longe la Marne : la chaleur commence à être vraiment intense : difficile de trouver un spot qui conjugue un joli point de vue sur un pont (pourtant il y en a 4 qui s'alignent sous mon regard) et un peu de fraîcheur. Je m'arrête finalement bien à l'ombre pour faire un croquis rapide du pont de chemin de fer : c'est le moment de tester une encre blanche bien opaque sur un papier foncé. Je commence par quelques lavis et je complète l'ensemble avec quelques traits à la plume ; je suis assez contente du rendu mais je manque de courage pour faire le même croquis en négatif...pour un prochain pont !

dimanche 13 mai 2018

Lieux insolites

[ par Annick Botrel ]


L'hiver, pas toujours facile de trouver des lieux au chaud qui varient des musées et des cafés pour y dessiner confortablement. Ici, c'était à Ground Control, un ancien site de tri postal de la SNCF, près de la Gare de Lyon. Endroit étrange relevant du hangar, un lieu de créations pluridisciplinaires, d'expérimentation et de découverte autour de la vie en ville. Un peu comme l'était Grand Train dans le 18°et la Recyclerie. Un espace avec cafés au mobilier recyclé où l'on peut jouer au flipper, musarder dans des galeries photo, prendre un café dans un autobus amarré sur le macadam, etc. J'attends avec impatience (et la bande à Sophie j'espère !), les beaux jours pour y dessiner en extérieur... car en hiver, le hangar n'est pas chauffé.


Autre lieu cette fois, le Pavillon des Canaux. Sur le quai de la Loire, cette "maison" est un "coffice" (coffee+ office + expos éphémères + animations, etc). Je n'ai pas réussi d'ailleurs à trouver la fonction originelle de cette bâtisse plantée sur le bassin de la Villette. Aves ses différentes pièces, salle à manger, salle de bains, salon, cuisine, ce lieu branché par excellence est vraiment très sympa pour y en prendre un café et y dessiner... et sans qu'on vous houspille pour laisser la place à d'autres consommateurs ou sans qu'un planton vienne vous dire "techniques sèches uniquement" !

Autre lieu encore hautement inspirant où je venais pour la première fois, le Musée de la Chasse et de la Nature, en plein Marais. Les anciens hôtels particuliers Guénégaud et Mongelas abritent désormais d'étonnantes collections d'animaux empaillés mais aussi des œuvres d'art contemporain sur le thème de la nature. Téléscopages très réussis et souvent plein d'humour. Un gigantesque cabinet de curiosités dans une ambiance feutrée et parfois inquiétante. Expo incontournable à voir en ce moment du célèbre peintre Garouste.

La partie droite de mon dessin était tellement raté que j'ai plié ma feuille pour masquer les dégâts et y dessiner la partie droite de la panthère. J'ai alors collé un papier sur la partie ratée pour en refaire un autre dans la continuité du premier.

mardi 8 mai 2018

Nicolas Doucedame : un sketcher aixois à Paris

[ par UrbanSketchers Paris ]


Dessin Nicolas Doucedame
Parisien pour quelques jours, Nicolas Doucedame a invité les sketchers parisiens à venir le rejoindre pour dessiner en sa compagnie. Marie et Till, ses deux enfants - aussi talentueux que leur père - étaient aussi de la partie.

Dessin Marie-Christine Compan
Nous avons été nombreux à nous retrouver place des Vosges le matin, puis au musée des Arts et Métiers, l’après-midi. La météo était avec nous : soleil et douce chaleur. Difficile dans ces conditions de s’enfermer trop longtemps dans le musée. Assis dans l’herbe, la coupole de la chapelle fera un parfait sujet d’étude pour plusieurs d’entre nous.

Quelques sketchers du mardi autour de Nicolas Doucedame.
Dessins Sophie Voisin
Le lendemain, il y avait comme un retour de l’hiver sur Paris, avec un petit vent froid et quelques gouttes de pluie. La matinée a commencé sur le pont Alexandre III dont les lampadaires de bronze et leurs amours dansants ont été largement croqués. 

Dessins Annick Botrel
Dessin Nicolas Doucedame
Pour nous réchauffer, rien de mieux que le Petit Palais tout proche. L’architecture, d’une grande richesse décorative, de ce joyau de l’Exposition universelle de 1900 est toujours une source d’inspiration. Mais si la galerie du jardin intérieur nous abrite des averses, le froid est toujours présent.

Les sketchers du mercredi au Petit Palais
Pour le déjeuner un petit groupe met le cap sur République.
Mat nous raconte la suite de la journée :
« Je rejoins le groupe chez Prune mercredi après-midi. Je suis bien content de voir que leur appétit pour les plats n'a d'égal que leur envie de dessiner et nous crobardons quelques portraits sur les nappes en papier et les menus.
Puis je m'en vais croquer le canal Saint-Martin, que je n'avais encore jamais dessiné. Je me perds dans les détails des ombres et des lumières et une heure et demie plus tard, plus de sketchers autour de moi ! Nicolas et sa troupe sont à Bastille, à deux kilomètres de là. Je les rejoins à pied.

Le canal Saint Martin croqué par Mat et Nicolas
Autour d'une bière (plusieurs en fait), Nicolas me propose d'inaugurer un de ses carnets. Je fais donc son portrait sur la page de garde et lui propose de faire de même sur la dernière page d'un des miens.
Portraits croisés et surtout amitiés échangées avec Nicolas et sa famille de dessinateurs talentueux, le tout se terminant dans un restaurant du quartier ! »

Et Claire de renchérir :
« Nous avons passé un super moment au restaurant chez Prune, au bord du canal Saint-Martin. Mathieu, qui a pris une photo, peut témoigner de nos picasseries (portraits sur les menus et serviettes du bistrot). On a quand même payé l'addition... Mais j'ai récupéré un joli croquis fait par Till. »

Séance portraits chez Prune et portraits croisés Mat/Nicolas
Claire, toujours :
« Au bord du canal, il y a ceux et celles qui aquarellent les ponts. Moi, j'ai eu envie de peindre Tom, Hélène et Nicolas en train d'aquareller les ponts et l'eau. »

Quand Claire croque Nicolas et son chapeau, Nicolas croque Claire et son blouson turquoise.
Deux belles journées, intenses et créatives, que Nicolas a résumé ainsi : « Un très bon moment de partage. De la richesse et de la diversité aussi bien du point de vue humain qu’architectural ».
À bientôt, donc, Nicolas, les sketchers parisiens te retrouveront avec plaisir en juin, du 1er au 4 juin,  pour la rencontre nationale des USK à Aix !