lundi 15 octobre 2018

Outdoors at lunchtime in Courbevoie

[ par Oludotun Fashoyin ]




At a USK Paris outing at Ground Control in early May, I met Stéphanie, a fellow sketcher. There was one particular thing that I learned during our encounter: we both worked in the Courbevoie part of the la Défense area. Our workplaces were barely 150 meters apart. Then came the obvious question: why not meet to sketch at lunchtime in the area?

Our first meeting took us to the park named Square Henri Regnault. Inaugurated in 2013, this park was designed in close coordination with the residents of the three apartment buildings that surround it. Stephanie and I found a suitable spot for drawing on a bench that laid in the shade beside central pathway linking both entrances to the park. In spite of the numerous plum, maple, and ash trees around, what caught my eye was a lamppost along the pathway amidst a background of skyscrapers.



One of my next meetings with Stéphanie took place in Parc du Millénaire. It was summertime, and we got to witness how popular the park was. Between groups of kids taking part in games with -- and without -- adult supervision and teams of employees having picnics on the wide-open, oval lawn, the park was abuzz with life. While Stephanie took to a sun-drenched bench directly facing the lawn, I took refuge in the shade of trees across the lawn, close to the playground. Branches and trees all over the place, I decided to outline them so that I could focus on the landscape below.



My last sketching entry into parks in Courbevoie close to work was a solo trip to Parc Jacques Cartier. No stranger to picnickers like Parc du Millénaire, this park affords an equally leisurely vibe, with its installations of musical instruments immediately available to visitors. Among the ensemble you can find five tom-tom drums, an xylophone, and a carillon. Naturally, I resisted the temptation of creating music to sketch a view of the Faubourg de l'Arche neighborhood in the background from a secluded and shaded park bench.

I must credit Stéphanie for this foray into sketching in Courbevoie, as well as for her encouragements in using ink directly without making pencil outlines beforehand. Lunchtime at work has since become a nice opportunity to capture the environment around me through art.

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Après avoir fait connaissance de Stéphanie, une sketcheuse parisienne qui comme moi travaille à Courbevoie, j'ai sauté sur son invitation de passer des pauses déjeuner à dessiner ensemble dans "notre quartier". Nos sorties nous ont amenés à découvrir des espaces verts qui embellissent notre cadre de travail dans la partie ouest de la ville. Ensemble, nous avons visité le square Henri Regnault et le parc du Millénaire, avant que je tente l'aventure en solo dans le parc Jacques Cartier. De la fin du printemps jusqu'au début de l'automne, j'ai réussi à trouver des coins à l'ombre et à l'abri du monde pour achever trois croquis. Se retrouver à quelques pas du travail pendant l'heure du déjeuner pour croquer, ensemble ou seul, me permet non seulement d’oublier temporairement le travail, mais aussi d'apprécier un peu plus l'environnement qui m'entoure, où des gens prennent plaisir à jouer, à pique-niquer, ou tout simplement se reposer.

lundi 8 octobre 2018

Le 61ème SketchCrawl, c’est samedi 20 octobre au Musée Rodin de Meudon

[ par Urban Sketchers Paris ]


[aquarelle de Marion Rivolier ]

Le groupe Urban Sketchers Paris a été invité par le Musée Rodin de Meudon à dessiner le samedi 20 octobre. C’est la résidence et atelier d’Auguste Rodin avec ses œuvres exposées dans des intérieurs rénovés. Elle se situe au 19 avenue Auguste Rodin - 92190 Meudon.

RDV à 13h : pour un pique-nique tous ensemble dans le parc du Musée. Puis nous pourrons visiter et dessiner dans les différents lieux : la maison de Rodin, la magnifique galerie des plâtres, l'atelier des Antiques et bien-sûr, le parc. Prévoir son pique-nique car il n’y a pas de café sur place. En cas d’intempérie, nous pourrons nous retrouver pour déjeuner (vers 12h) à "L'araignée au plafond", 3 Avenue Paul Bert, 92190 Meudon, entre le RER C et le musée.

RDV à 17h30 : pour partager nos dessins, boire un verre et échanger, nous nous retrouverons au Café bar "Le Percy" à l’angle de la rue des Monts et de l’avenue Henri Barbusse (juste à côté de l’arrêt de bus 190 pour Mairie d’Issy les Moulineaux)

Pour venir au musée :
R.E.R : Meudon Val Fleury (ligne C)
puis bus n°169 (arrêt Paul Bert)
Métro: Mairie d’Issy (ligne 12)
puis bus 190, 290, 169 (arrêt hôpital Percy)


Ce rendez-vous est gratuit et ouvert à tous, alors retrouvons-nous nombreux !


[photo et aquarelle de Marion Rivolier ]

The Urban Sketchers Paris group was invited by Musée Rodin de Meudon to draw on Saturday, October 20th. It is the residence and studio of Auguste Rodin with his works exposed in renovated interiors. It is located at Auguste Rodin Avenue 19 - 92190 Meudon.
Meeting at 13h: for a picnic all together in the park of the Museum. Then we can visit and draw in the different places: the house of Rodin, the magnificent gallery of plasters and of course, the park. Plan a picnic because there is no café on site. In case of bad weather, would have lunch in "L'araignée au plafond", 3 Avenue Paul Bert, 92190 Meudon, between the RER C and the museum. 
Meeting at 17h30 : to share our drawings, have a drink and exchange, we will meet at the Café bar Le Percy at the corner of the Rue des Monts and avenue Henri Barbusse (right next to the bus stop 190 for Mairie d'Issy les Moulineaux) 

To come to the museum: 
R.E.R: Meudon Val Fleury (line C) then bus n ° 169 (Paul Bert stop) 
Metro: Mairie d'Issy (line 12) then bus 190, 290, 169 (Percy hospital stop) 

This meeting is free and open to all, so let's meet again next Saturday!

lundi 1 octobre 2018

Alex, un américain à Paris. Première rencontre

[ par Alex Hillkurtz. Propos recueillis par Brigitte Lannaud Levy ] 




Sur la toile, ses dessins élégants de la capitale n'ont pas pu vous échapper. Son style, son trait, sa touche, sa palette, ses sujets sont reconnaissables entre tous. Et surtout il saisit Paris sur le vif au rythme soutenu d'un visiteur qui en est tombé amoureux. Il s'appelle Alex Hilkurtz, il est anglais de naissance mais vit depuis toujours sur la côte ouest des Etats-Unis. Nous sommes nombreux à suivre son travail. Très actif sur les réseaux sociaux, il y est généreux en échanges et vient tout juste de dépasser les 25.000 followers sur Instagram. En séjour longue durée à Paris, nous saisissons cette opportunité pour le rencontrer et lui demander de nous rejoindre dans le groupe Urban Sketchers Paris pour partager sur notre blog: son regard, sa pratique, ses réalisations. Nous nous rencontrons café de la Mairie place Saint Sulpice. Et comptons bien le suivre au fil des mois, de dessin en dessin.

Brigitte : Ce premier croquis d'un immeuble de la rue Soufflot que tu nous présentes aujourd'hui est celui de ta carte de visite. En quoi est-il emblématique de ton travail? 

Alex : Cela fait 25 ans que j'oeuvre dans le cinéma en tant que "story-board artist " à Hollywood. Dans cette pratique professionnelle je croque surtout des scènes de personnages en action. Pas moins de 40 réalisations par jour, ce qui est une astreinte et une pression très forte. La cadence est lourde. Aussi quand je dessine pour mon plaisir, c'est l'architecture qui me passionne avant tout. En particulier celle de Paris que je trouve très belle. M'y consacrer, en prenant mon temps est récréatif. C'est presque méditatif pour moi.

Brigitte : Pourquoi ce bâtiment précisément?

Alex : Il est typique de l'architecture parisienne. Dans ce cas précis, c'est plutôt la lumière dans laquelle il baignait qui m'a attiré. Cette ombre portée de l'immeuble en face qui semblait monter tout doucement d'étage en étage, m'a interpellé. Cela m'a plu de saisir cette fin d'après midi où la clarté s'estompe tout doucement.

Brigitte : On remarque un léger réhaut blanc sur la façade et dans le ciel.

Alex : Oui car le papier que j'ai choisi est teinté. Du coup j'utilise un crayon de couleur blanche qui me permet d'éclaircir mon croquis, de lui apporter de la lumière.

Brigitte : Sur beaucoup de tes dessins, comme sur celui-ci, il y a ce cercle brun et ces éclaboussures immédiatement reconnaissables comme une signature. Peux-tu nous en dire plus? 

Alex : J'aime souvent dessiner depuis les terrasse de café autour d'un double expresso ou d'un crème. Cette marque est celle du café que je viens de déguster que j'imprime sur le papier avec le fond de ma tasse une fois mon croquis fini. Je trouve que cela donne vie à mon dessin, ça immortalise le moment que je viens de passer. Je ne l'utilise pas toujours. C'est le dessin lui même qui réclame d'être estampillé de cette façon ou non. Parfois je vais jusqu'à tremper mon pinceau dans le marc de café pour ombrer mon dessin. C'est aussi une façon de ne pas trop me prendre au sérieux, comme un clin d'œil au moment présent.



Avant de nous quitter Alex nous confie cette citation d'Edgar Degas qui lui tient particulièrement à coeur et qu'il aime partager: " L'artiste ne dessine pas ce qu'il voit, mais ce qu'il doit faire voir aux autres".
Rendez-vous pris le mois prochain, pour parler de sa palette.

jeudi 27 septembre 2018

Les Journées du Patrimoine en Essonne

[ par Agnès Selles ]



Pour les Journées du Patrimoine, j'ai renoncé aux longues files d'attente devant les monuments de Paris pour aller découvrir des lieux moins connus, mais proches de chez moi.
Le matin c'est à Juvisy que je me suis rendue pour visiter et dessiner l'observatoire de Camille Flammarion.
C'est une ancienne auberge de 1730 qui servait de relais à la Cour du roi quand elle se rendait à Fontainebleau, et devenue après un relais de poste. Napoléon y a passé une nuit.

Un admirateur de Camille Flammarion lui a offert ce bâtiment et celui ci lui a rajouté une coupole pour le transformer en observatoire. Une tour crénelée a également complété l'ensemble. Cet  observatoire est resté un lieu de recherche scientifique jusqu'à la seconde guerre mondiale.
J'ai pu jeter un coup d'oeil dans la lunette astronomique pour y observer le soleil bien présent ce jour là.


L'après-midi direction Montgeron et le parc du Château de Rottembourg. Ouvert qu'un jour dans l'année, il ne fallait pas rater cette occasion !
Ce château a appartenu à un ami de Claude Monet. Ce dernier y a peint quatre toiles pour décorer le salon, dont les célèbres "Dindons", aujourd'hui au Musée d'Orsay.

Le château ne se visite pas. L'intérieur a été transformé pour accueillir des prêtres à la retraite.
Pour les Journées du Patrimoine, l'école municipale d'arts plastiques proposait une animation et les chevalets attendaient patiemment les peintres qui n'ont pas tardé à arriver.

lundi 24 septembre 2018

SKETCHSWAP : un échange de dessins entre Paris et Barcelone

[ par Urban Sketchers Paris ]




Cette année, notre habituel échange de croquis de fin d’année passe les frontières.
Vous aimeriez recevoir un sketch de Barcelone pour les fêtes de fin d’année ? Alors participez au Sketchswap !
Fin novembre, nous enverrons nos croquis à Barcelone qui nous enverra les siens en retour. Lors d’un tirage au sort, en décembre, nous attribuerons un dessin à chacun des participants au projet.
Si vous êtes intéressés, inscrivez-vous avant fin septembre en envoyant un mail à SketchswapParisBCN@gmail.com . Vous recevrez alors tous les détails pour participer.

Format croquis : document original, maximum A4 minimum A5
Sujet : Paris intra-muros
Technique : au choix mais suivant les règles de l’Urban Sketching
Collecte : lors des rencontres USK Paris d’octobre et novembre.
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Dear Paris Sketchers, would you like to receive a sketch from Barcelona for the end of year celebrations ? Take part in our Sketchswap!
We will send our sketches to Barcelona and receive theirs in return. We will will organise a draw in December to hand them to the participants.
If interested please send an email before the end of September to SketchswapParisBCN@gmail.com and you we will send you all the details needed to take part.

Format : max A4, min A5
Subject : City of Paris
Medium : as you wish but following the rules of Urban sketching
We will collect the sketches during the USK Paris meetings in October and November.

lundi 17 septembre 2018

Plongeon direct à l'aquarelle

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Entre le défi du mois de juin "Direct watercolors" et le workshop estival animé par Marion Rivolier -familière de cette technique-  j'ai fait un véritable virage à 360 degrés dans ma pratique artistique en laissant pour un temps, graphite et encre aux oubliettes. Familière du dessin préalable au crayon et du "repassage " à la plume,  je suis sortie totalement de ma zone de confort. Comme un plongeon en eau froide pour ne pas dire glacée. Dépaysement garanti pour passer un été de peinture tout en surprises.

 

Compte tenu de la grosse canicule sur Paris, je me suis réfugiée à l'ombre sous la canopée du nouveau forum des Halles. Je n'étais pas du tout convaincue par ce nouvel édifice des architectes Berger et Anziutti qui me fait penser à un chipster géant. Mais ce vaste passage de pas loin de 100 mètres de large offre une spectaculaire percée de lumière et des jeux de reflets magiques à peindre.


A deux pas, c'est dans le jardin nouvellement baptisé Nelson Mandela au pied de l'église Saint Eustache que je croque une élégante jeune Sketcheuse prénommée Caroline. Peindre directement au pinceau impose d'aller à l'essentiel, de ressentir et traduire une énergie en laissant de côté les détails. Il s'agit avant toute chose de se faire violence en oubliant la précision du trait qui habituellement définit les contours pour aborder son sujet au niveau des masses, des plans, des valeurs, de la lumière et du contraste des couleurs. Tout un programme. Il va falloir apprendre à jongler avec tous ces paramètres.


Devant les docks de la Cité de la mode et du design, je vois les nuages noirs arriver au loin. Inconfortablement installée debout sur le pont d'Austerlitz, je sens que le ciel de Paris va se déchirer et qu'une providentielle averse va rafraîchir la capitale. Cela me laisse peu de temps pour saisir ce panorama où l'on distingue au loin les tours de la bibliothèque François Mitterrand. Je fais le choix des couleurs intenses, presque pures et contrastées pour retranscrire en urgence la magie de cet instant juste avant la pluie. Pour prolonger cette expérience unique du pinceau, Marion me conseille la lecture de la peintre Fabienne Verdier "Passagère du silence: dix ans d'initiation en Chine" (Livre de poche). Je l'ai dévoré d'une traite. Maintenant il me reste à poursuivre sur cette voie et résister à la tentation pour ne pas dire "facilité" de reprendre le crayon. Le chemin va être long.

lundi 10 septembre 2018

Porto 2018, un Symposium haut en couleurs, du côtés des participants !

[ par Delphine Priollaud-Stoclet et Tula Moraes ]




Delphine:
Avant Porto, j'avais participé à quatre Symposiums USk :  Paraty, Singapour, Manchester et Chicago, en qualité de prof pour donner des démos ou animer un workshop. Une expérience géniale mais stressante ! Je me suis inscrite à Porto comme participante, les mains dans les poches... et l'aquarelle bien en main. Juste pour le bonheur de dessiner pour moi et de partager une aventure humaine collective et intense sans aucune pression.
Je suis arrivée un peu avant, pour  découvrir Porto et tranquillement mes marques. J'aime par dessus tout déambuler en ville toute seule, à mon rythme et j'ai tout de suite adoré les couleurs vives et vivantes de cette ville chaleureuse.
Pour mon premier croquis, je déniche une ruelle dans le quartier de Miraglia, happée par un rayon de lumière. Contrairement à la plupart des très nombreux sketchers qui ont mitraillé de toutes parts à coups de pinceaux et de feutres le Ponte Luis, j'ai préféré aux grands panoramas les coulisses plus discrètes : étroites rues pentues, modestes façades, places excentrées. L'occasion aussi d'échapper à la frénésie "croqueuse" qui s’empara de Porto ces quelques jours, excitante certes, effrayante aussi...


Le Symposium s'ouvre par les inscriptions au hub de rassemblement situé à l'Alfandega do Porto et la distribution d'un "sketchy bag" avec plein de goodies généreusement offerts par les sponsors : aquarelles, blocs, stylos, crayons... On n'a qu'une envie : essayer tout ça très vite ! 
Je participe au premier Sketchwalk, côté Alfandega, séduite par ce bel alignement de façades multicolores aux azulejos scintillants blotties les unes contre les autres. Moi qui déteste croquer les fenêtres et les panoramas, me voilà bien servie ! Mais ce fut un plaisir, comme quoi...  Comme le dit si bien Marion, rien de tel qu'un Porto Tonic pour se remettre de ses émotions pendant la réception d'ouverture.
J'ai assisté le lendemain à la passionnante démo de Renato Palmuti sur l'art de composer, des gris et de l'aquarelle illuminée par les ombres colorées de la fin d'après-midi jetées sur la fontaine aux lions.


J'avais sélectionné mes deux workshops pour sortir de ma zone de confort, histoire de voir ce que pouvaient ressentir mes élèves pendant mes stages.
Gagné ! D'abord le workshop "Pastel sketches, a controlled mess" initialement prévu avec William Cordero mais qui s'est finalement déroulé sous la houlette de Daniel Green. Pas simple de croquer au pastel in situ en ville : on s'en met partout, les pastels s'émiettent... Mais j'ai vraiment beaucoup aimé cet exercice de style vigoureux qui oblige à simplifier et à revoir différemment son rapport à la matière, à la synthèse et au cadrage.


Ensuite, pour le plaisir de travailler avec la pétillante Uma Kelkar dans le cadre de son workshop " Gray Matter ": le but du jeu consistait à utiliser un pigment gris pour relier deux teintes fortement contrastées afin de créer volumes et espaces en employant une technique d'aquarelle la plus directe possible. Big challenge ! J'ai trouvé la démarche très difficile. Même si je n'ai rien produit de montrable, je me suis régalée avec les dégradés préliminaires.
Une vision abstraite de Porto, finalement pas si éloignée de la réalité : des couleurs, des fusions, des rencontres.


Puis c'est au tour de Tula :
Les sketchers se sont fondu dans les bleus d’azulejos portugais.
Porto, une ville à taille humaine, nous a reçu à bras ouverts et l’échange était incroyable, des dessinateurs des tous niveaux confondus, assis dans tous les coins. Beaucoup de plaisir de participer aux différents workshops.


C'est un jeu de couleurs et de valeurs autour des fenêtres que Paul Wang a proposé durant son Workshop. 
Je pense que vous avez remarqué que plusieurs tampons ont été fournis : l'officiel du Symposium avec la tour des Clerigos courbée que l'on retrouve sur la plupart des dessins des participants. Et un autre, assez exceptionnel, celui de Paul (en bas, à gauche)!


Rendez-vous en juillet 2019 pour le prochain Symposium à Amsterdam! Les appels à candidature sont ouverts jusqu'au 7 octobre alors à vos crayons!

lundi 3 septembre 2018

De l'air comprimé à l'école d'architecture de Paris Val de Seine

[ par Carnets d'Agnès ]



Il fait chaud, la température de l’été n’est pas descendue malgré l’approche de la rentrée, mais quel bonheur d’avoir chaud encore… et puis les rues sont encore désertes de la plupart des parisiens, ça aussi c’est un bonheur…
Dans la langueur de cet après-midi-là, j’ai envie de traîner mes guêtres du côté de cette nouvelle école que va intégrer ma fille dans quelques jours.
Sur place, je découvre un bâtiment magnifique, comme je les aime, de briques rouges, de métal et de verre, dans la plus pure tradition industrielle. Car en effet, c’est une ancienne usine d’air comprimé de la SUDAC, comme indiqué sur le fronton côté Seine. Elle a été édifiée en 1891 et a fonctionné pendant plus de 100 ans.
Installée en face, de l’autre côté du quai Panhard et Levassor, le long des berges aménagées pour recevoir les matériaux de construction, de nombreux camions et bétonneuses pénètrent mon champ de vision. Les arbres me permettent l’ombre nécessaire à rester en place pendant cette petite heure de liberté, et d’agrémenter mon dessin de végétal.
J’imagine les contremaîtres arriver à l’usine en haut de forme, les ouvriers en salopette, casquette vissée sur leur tête, à l’heure de la sonnerie notant l’ouverture et le commencement de leur labeur. Peut-être faisaient-ils journée continue ? Car il s’agit à l’époque d’alimenter en air comprimé la ville de Paris et ses alentours, pour faire fonctionner les ascenseurs hydrauliques, monte-charges, grues, horloges publiques et autres outils pneumatiques. L’immense cheminée de briques datée de 1890 domine l’ensemble du haut de ses 46 mètres.


Aujourd’hui, ce bâtiment a été réhabilité pour accueillir depuis 2001 l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine, avec des salles de cours bien évidemment, mais aussi des laboratoires, amphithéâtres, bibliothèque, matériauthèque, ateliers, salles informatiques, d’expositions et une cafétéria. Il est classé monument historique.

jeudi 30 août 2018

Un été de canicule à Paris, paresse et tentatives de rafraîchissement au programme!

[ par Marion Rivolier ]


Depuis la mi-juillet, Paris Plage s'est installé, comme tous les ans, sur les berges de la Seine. J'adore pouvoir marcher ou faire du vélo le long de l'eau, cela donne une sensation de fraîcheur, malgré la canicule. Et les palmiers donnent un petit air du Portugal et de vacances à notre ville de Paris, que l'on trouve parfois un peu trop grise.


Depuis quelques mois,  nous avons des températures affolantes. Des 35 ou 36° pendant plusieurs jours. Quand on habite sous les toits, même si on ferme et on calfeutre, à partir de 16h, l’air devient irrespirable, il fait très chaud et on étouffe, littéralement. Alors il faut fuir!
Ce samedi là, après une séance de rafraîchissement dans un expo au Centre Pompidou, divinement climatisé, j'ai marché sur les berges de Seine, Paris Plage avec quelques parasols et brumisateurs. C’est sur le bout de l’île Saint Louis que j'ai pique niqué. En face, un trio de jeunes gens détendus et étendus , animés par une conversation sur l’amour, ses joues et ses peines. J’ai aimé n’évoquer que l’essentiel. Parfois ce que l’on ne dit pas est plus important que l’on dit. Leurs poses lascives sont inspirantes et suggestives. Je me perds dans la texture mobile des reflets de l’eau et leurs couleurs improbables... peut-être réussir ont-ils à me rafraîchir?

Il est encore trop tôt pour rentrer, je cherche un coin avec ombre et aéré, si possible! J'atterris sur La Base Filante, bar éphémère, installé dans un terrain vague, en attente d’urbanisme. Le bar est dans un dodécaèdre fait main (semble-t-il) mais la bière est locale, donc bonne. Les filles et les garçons sont affalés dans des transat turquoises. Nous sommes entourés d’herbes folles et de palettes de chantier. De larges voiles blanches claquent au vent. C’est agréable. Une demie bière et je suis déjà un peu pompette. Cela doit être la chaleur!


Le lendemain, j’ai organisé une rencontre Urban Sketchers Paris sur l’esplanade entre le Palais de Tokyo et le musée d’art moderne. L’espace est aménagé en bar-restaurant. Ce jour là, plusieurs concerts se sont succédés sous l’égide de Sofarsounds . J’ai entamé mon aquarelle sur Niryntsoa, et j’ai terminé avec La Chica de Belleville, chanteuse Vénézuélienne à la voix envoûtante. Les gens vont et viennent. Il faut donc les saisir en quelques secondes, attitude, corpulence, personnalité... ce qui est chouette est qu’il y a beaucoup de couleurs et de diversité, de quoi faire jouer son pinceau au rythme de la musique!

lundi 27 août 2018

Le Porto-Off des Parisiennes au Symposium Urban Sketchers 2018 : perspectives !

[ par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Claire Archenault ]


Rua da Casino da fonte Vila Nova de Gaia [par Claire Archenault ]

USK Symposium Off, cela veut dire des rencontres, avec 800 sketcheurs sur le site historique de cette belle ville, des échanges en anglais, en espagnol, en portugais, en langues asiatiques. Cela se passe cette année en Europe, et nous avons pu nous joindre plus facilement à cette énergie partagée de dessinateurs, architectes, illustrateurs et peintres du monde entier.. Chacun(e) d'entre nous en a rencontré, carnet et matériel à la main, aimer dessiner est le leit-motiv , et nous échangeons entre deux escaliers, deux points de vue, ces moments précieux, clins d’œil au regard de l'autre, dans son humanité.

Etre en Off à Porto, c'est choisir parfois l'autre coté de la rive pour observer la formidable vue des maisons au bord du Douro, la circulation des bateaux, des voitures, le téléphérique qui monte au château,  dans une lumière estivale magique.
Mon goût pour les scènes de vie, a pu trouvé ici de formidables points de vue, que j'ai tenté de restituer par l'aquarelle en direct, sur un carnet "fait maison" avec un  beau papier Fabriano 300 gr. [Claire]

 Vila nova de Gaia composition [par Sophie Voisin ]

"Vila Nova de Gaia, en traversant le Ponte Dom Luis, est réputée pour ses caves et ses chais.
Le long du quai, on croise toutes les grandes maisons de vins de Porto mais c’est la jolie façade Art Déco d’un des plus anciens clubs d’aviron du Portugal qui m’a attiré l’œil.
Plus tard, cherchant l’ombre des ruelles latérales, j’ai croisé Half Rabbit, une création éclatante de Bordelo II, dont j’avais déjà admiré le Raton Laveur à Lisbonne.
Cet artiste portugais, deuxième du nom, (son grand-père était peintre) recycle des déchets, pièces automobiles ou appareils ménagers, pour créer de gigantesques animaux colorés qu’il accroche aux murs. Une manière interpeller le passant sur le désastre écologique que représente notre société de consommation et son impact sur la nature.
Les Parisiens peuvent voir son Castor au 87 rue du Chevaleret." [Sophie]

Ponte Dom Luis   [par Annick Botrel]

"Le magnifique pont métallique qui enjambe le Douro est l'œuvre d'un disciple de Eiffel (fin du XIXe siècle).
L'élève a dépassé le maître car je le trouve plus élégant que celui de Eiffel, construit juste en amont.
Je l'ai dessiné en plein soleil, depuis les escaliers qui le surplombent. Comprendre sa structure est essentiel pour le dessiner correctement.
J'ai quand même cuit une bonne heure et demi pour venir à bout de la chose !" [Annick]

Composition d'éléments remarquables d'architecture portuguaise [par Anne Weber]

Anne de son coté, a assemblé dans une composition très subtile, différents sites de Porto pour nous décrire les richesses de cette ville, en balayant  les époques allant de l'art roman  de la cathédrale à l'Art Nouveau de la Praça da Liberdade , nous livrant ainsi un reportage visuel  très complet...

Cais da Ribera [par Annick Botrel] 

 "La praça da Ribeira est le cœur du quartier historique de Porto.
Ses maisons colorées pour la plupart recouvertes d'azulejos, sont typiques du Portugal. Ce fut le coin le plus arrosé de Porto...le point de rencontre des Urban Sketchers France en fin de journée ainsi que le lieu officiel des Drink & Draw pour le Symposium !"[Annick]

 Libreria Latina, rua da Banharia [par Anne Weber]

Galeria de Paris restaurante  [ par Claire Archenault]

A deux pas de la librairie Lello, la rue Galeria de Paris  abrite le restaurant du même nom, havre de paix en mi-journée et menu très attractif … Faute d'avoir été tamponné mes aquarelles au Symposium, j'ai quand même eu comme preuve de mon passage à Porto le tampon de ce restaurant , tout couvert  de boiseries, et décoré de voitures années 60, et d'un énorme Grosminet jouant du tuba sur le comptoir.
A Porto, au vinho verde, santé, saude !

jeudi 23 août 2018

Mélanie Ménard King à la rencontre des Urban Sketchers Paris

[ Guest post par Mélanie Ménard King ]




Paris en août, confirmations mails, Facebook, Instagram, les rendez-vous sont fixés, allons-y !
Expatriée depuis plusieurs années et de retour en France à Tours depuis quelques mois il me tardait de retrouver la dynamique propre aux rencontres sketchers auxquelles j’ai pris part à Barcelone, mon dernier chez-moi.

Jeudi soir direction les Grands Voisins à l’invitation de Monique. Je découvre un projet dans un quartier qui m’est pourtant familier. L’ex-hôpital Saint-Vincent de Paul est investi par des associations, des boutiques, des ateliers, le centre d’accueil pour les exilés s’installe progressivement. Le froid et la pluie, bienvenus finalement après une canicule infernale, refroidissent mes ardeurs et je laisse le carnet de côté. Il faudra revenir pour saisir tous les petits recoins qui n’attendent que d’être croqués. Je profite de ce moment pour faire connaissance avec des USK Paris de toujours et des nouveaux venus comme moi, on prend un verre, certains un chocolat chaud, on cause, on se donne rendez-vous à la prochaine fois.



Samedi le soleil est de retour, direction Stalingrad version Paris-Plage à l’invitation de Marie-Christine. Alanguie, souriante, un peu foutraque cette plage est plus familiale et « de quartier » que celle des quais de la Seine. Après le petit-déjeuner au lieu de rendez-vous, qui permet de repérer les plumes en présence, je pars m’affronter à la Rotonde. Je n’y reste pas longtemps. Je suis une sketcheuse paresseuse et j’ai très vite, et mes professeurs devront m’en excuser, abandonné toute idée de capter perspectives et proportions. Mon plaisir c’est la ligne, et les histoires et là, on frôle la sur-stimulation. Cafés, piscine, péniches et autres embarcations, jeux, foule, danseurs, tagueurs, pêcheurs, écluses et pont-levant… Halte ! Je freine en faisant de petites vignettes qui requièrent moins d’effort d’autant que la chaleur est revenue et ramollit le cerveau. Avec ce beau ciel bleu je n’ai pas besoin de changer ma palette méditerranéenne. Ce sont les couleurs des parasols, des transats, du soleil qui frappe les façades, obscurcit les ombres. Seul le gris s’invite, celui du bitume, celui de Paris. Les blancs resteront sans doute blancs, par manque de temps. Je n’ai jamais pu finir un sketch « plus tard». Il s’inscrit toujours dans un instant et celui-ci passé le dessin passe lui aussi. Il faudrait sans doute apprendre à faire plus vite… mais dans le fond, pourquoi ?

A midi le groupe se retrouve et j’attrape au vol quelques prénoms. On envie le trait du voisin, l’usage décomplexé de la couleur de la voisine. J’y retrouve les discussions sur le papier, les stylos, les couleurs, les pinceaux et crayons, les styles, les sketchers que l’on suit sur les réseaux sociaux, les rencontres auxquelles ont a participé, celles auxquelles on aurait aimé participer, celles auxquelles on espère participer.



Proposition est faite d’un « Sketch-Swap » avec les Urban Sketchers de Barcelona pour les fêtes de fin d’année. Idée bien accueillie. Il s’agira donc d’organiser dans les prochains mois un échange de sketchs originaux entre Paris et Barcelone et un tirage au sort pour attribuer les dessins*. Les moyens de communication habituels des USK Paris informeront de la progression du projet. Un joli cadeau de Noël en perspective !

C’est donc la rencontre avec un nouveau groupe mais il y a aussi une étrange familiarité dans ce nouvel environnement. Je retrouve la même philosophie autour d’un plaisir partagé, un regard tendre sur la ville, le soft power de l’Urban Sketching.
A la prochaine!

lundi 20 août 2018

Le rythme infernal des profs au Symposium des Urban Sketchers à Porto

[ par Marion Rivolier ]



J’ai eu la chance, cette année encore, de donner des workshops au Urban Sketchers Symposium. Nous étions à Porto au Portugal. Pour les profs, c'est vraiment génial mais le rythme est infernal!
Je suis arrivée deux jours avant le début pour préparer mon cours, «Capturing space and people in the same gesture». Le première chose est de trouver l’emplacement idéal, des gens assis, debout, se déplaçant, un paysage urbain varié mais pas trop complexe, de l’ombre en cas de soleil brûlant et du calme, si possible… Délaissant le Ribeira, trop touristique, trop bruyant et trop ensoleillé, j’ai jeté mon dévolu sur l’arrêt de Tram qui semblait réunir tous mes désirs. 
J’ai testé tous les exercices de mon workshop ainsi que ma démo, depuis plusieurs points de vue. J’ai aimé découvrir ces lieux par la capture des personnages : les touristes, les locaux, les travailleurs, serveurs, serveuses, conducteurs de bus, et quelques dessinateurs. Les couleurs de Porto commencent à émerger : une belle gamme de gris colorés rehaussée de rose, orange et jaune intenses. La couleur vert-bleu changeante du Douro est un beau contre-point pour faire chanter ces couleurs. 



J’ai continué mon entraînement space and people in the same gesture, lors du Faculty Tour, dans les caves à Porto de Poças à Vila Gaïa de Nova de l’autre côté du Douro. Nous étions un cinquantaine de sketchers à goûter du porto et à dessiner les cuves, tonneaux et barriques dans une atmosphère humide et aux fortes vapeurs d’alcool. Je crois que nous étions un peu pompette à la fin de la visite.


Le lendemain, pourquoi ne pas continuer dans la complexité avec le Ponte Luis I, construit par Gustave Eiffel ? C’est le premier Sketchwalk. Il y a 800 participants, un staff d’au moins 100 personnes et une tripotée de sketchers OFF. C’est assez hallucinant, tous les mètres, il y a quelqu’un en train de dessiner. Je ne sais pas combien de ponts ont été croqué mais ce serait intéressant d’en créer une galerie !
J’aime le rapport de la couleur bleu-gris du pont avec l’arrière-plan en couleurs chaudes. Le ciel est nuageux ce qui apporte une densité à la composition.



Le jeudi matin, je donne mon premier workshop. Nous parlons mouvement, lumière, silhouette, attitudes, ombres, réserve et grandes masses colorées dans une ambiance studieuse et attentive. Chacun essaie d’intégrer mes propositions dans leur propre travail, c’est vraiment intéressant.



Je fais un échauffement pour ma démo grâce au Skit Sketch, des conférences rapides sur des sujets variés autour du dessin et de son rapport dans la communauté. Je capture l’attitude de chacun des intervenants en un seul geste, rapide et précis. 


[Merci A Ben Luk pour les photos de ma démo! ]
Je suis prête. La démo commence. Je crois qu’il y a au moins 25 participants. Ils sont très intéressés et posent beaucoup de questions. Je leur explique le processus en amont car pendant la démo, j’aurai du mal à parler. En effet, il faut rester extrêmement concentré pour capturer les personnages et le paysage urbain dans le même geste. Nous avons peu de temps, alors je peins très vite. J’ai l’impression d’avoir couru un 400m à la fin de la démo. Je suis lessivée.


La dernière journée est fabuleuse. Après le dernier workshop, nous nous rassemblons vers l’Hôtel de Ville pour un dernier Sketchwalk et la photo de groupe. C’est incroyable. Nous essayons de faire une photo des français (à droite), mais ils ne sont pas tous là. Je pense qu’il y avait entre 50 et 100 français en OFF.



La journée se termine par une soirée arrosée de Porto Tonic, une découverte.
Et bien sûr l’annonce du prochain Symposium, 24 au 27 juillet 2019 : AMSTERDAM !
Un immense merci à l'équipe Urban Sketchers portugaise, à tous les bénévoles, à l'équipe Urban Sketchers sans lesquels rien ne serait possible.
Rendez-vous l’année prochaine !

jeudi 16 août 2018

Bye bye zone de confort !

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]



Je déteste dessiner à l'intérieur.
Je déteste dessiner dans les musées.
Je déteste dessiner ce qui ne bouge pas.
Je déteste dessiner le détail d'architecture.
Je déteste dessiner des fenêtres.
Je déteste dessiner parce qu'il le faut.
Je déteste peindre avec un pinceau à réservoir d'eau.
Je déteste dessiner en sachant pertinemment que je n'ai pas le droit d'étaler mes aquarelles, mes pinceaux et mon pot d'eau comme j'aimerais.
Je déteste dessiner sous l’œil méfiant d'un gardien de musée.
Je prône souvent la nécessité de quitter sa zone de confort et de bousculer son savoir-faire de temps en temps... On ne peut mieux faire !

J'ai affreusement chaud, pas du tout envie de passer deux heures dans le RER, mes bagages à préparer pour les vacances, mon frigo qui fuit (quid de l'inondation que je retrouverai en rentrant ce soir ?), et la petite voix culpabilisatrice de ma conscience professionnelle qui me chuchote à l'oreille "tu devrais faire un repérage aujourd'hui, puisque pour une fois tu as le temps..."
Et voilà comment un jour de canicule parisienne, je me retrouve à arpenter la Cité de l'Architecture afin de préparer un stage consacré au cadrage qui se déroulera l'année prochaine dans ce magnifique musée.
Je jette d'abord mon dévolu sur la galerie des moulages, en traînant de plus en plus les pieds, écrasée par le poids de tous ces plâtres et de la température qui doit bien avoisiner les 40 degrés sous la verrière. Amusée par l’œil coquin d'un vieillard à longue barbe, je me dis qu'il ferait un parfait premier plan. C'était Moïse.
Ma main se prend au jeu des connections et du détail qui fait mouche. Je me surprends à sourire, tout en dégoulinant littéralement. Et moi qui pensait naïvement en profiter au moins pour dessiner avec la clim'...


Plus haut, la galerie d'architecture moderne et contemporaine déploie ses courbes en accueillant Paris par la fenêtre, qui déboule par effraction pour voler la vedette aux icônes de l'architecture.
J'aurais aimé avoir plus de temps pour essayer d'autres perspectives, mais il faudra se contenter de cette esquisse rapide, alourdie par ce #shittybrush de m... qui empêche de moduler l'eau et le pigment avec cette fluidité indispensable à la perception de l'espace, de la couleur et de la lumière.

De retour à la maison, j'éponge le sol de la cuisine. Une journée sous le signe de l'eau : trop, ou pas assez. C'est selon.

lundi 13 août 2018

Un détour par St Germain en Laye pour le 60ème SketchCrawl

[ par Agnès Selles ]




Après être partie en vacances dans le parc du Mercantour et avoir dessiné des paysages de montagne et des petits villages, il est difficile de revenir en région parisienne et de retourner à des sujets plus urbains.
Heureusement le 60ème Sketchcrawl était prévu hors de Paris à St Germain en Laye. Et là, l'immense terrasse du parc du château m'a permis de me replonger dans une ambiance verte et dégagée.


Puis c'est à l'ombre des arbres que je me suis installée, ainsi que de nombreux autres sketchers, pour me lancer sur un sujet plus architectural : le pavillon Henri IV (bâtiment à gauche), seul vestige de l'ancien Château Neuf. C'est aujourd'hui un hôtel-restaurant.

Peu à peu je me suis rapprochée de la ville pour me lancer finalement dans un croquis du château. Un sujet beaucoup moins végétal !
Au final, une journée de transition en douceur pour retrouver bientôt des sujets plus parisiens.