vendredi 21 juillet 2017

Le Palais de justice de Paris bientôt aux Batignolles

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Encore un dessin au Palais de justice de Paris, me direz vous. Et oui, mais considérant que ce sont les derniers mois où nous pourrons y dessiner avant le déménagement aux Batignolles, ma tentation d'immortaliser ses salles majestueuses est plus forte. Armée de mon grand carnet de Moleskine, de mon aquarelle et mes pinceaux, je pénètre dans la 23em chambre, celle des comparutions immédiates du tribunal correctionnel. Gentlemen, les gendarmes vont ranger leur arsenal anti-terrorisme pour m'installer confortablement avec tout mon matériel dans le box de presse. Et heureusement car les bancs du publics sont archi bondés.

Il fait si chaud, plus de trente degrés en ce début d'été, que les assesseurs remontent les manches de leurs lourdes et épaisses robes noires. Ce qui leur donne une drôle d'allure, amusante à croquer. La tapisserie haute en couleurs, contraste avec le côté sordide des affaires jugées. Il s'agit dans ce type d'audience du tout venant de la délinquance ordinaire: drogue, vols, agressions sexuelles...


Le procureur présente l'air sévère, ses réquisitions avant que les avocats prennent la parole pour défendre leurs clients. En contre jour, baigné d'une lumière écrasante, il semble encore plus impressionnant. C'est souvent lui qui endosse le rôle du "méchant", en demandant la peine qu'il estime la plus juste mais qui apparait comme bien sévère sauf pour les victimes.

Face à lui, un très jeune garçon dans le box des accusés est totalement dépassé par la situation. La victime a déclaré que son agresseur de couleur portait un tee-shirt où il était inscrit " Dormir pour les riches". Lui nie farouchement que c'est lui. Jugé immédiatement après sa garde à vue, il arbore sur son torse cette pièce à conviction avec beaucoup d'embarras. Et si pourtant ce n'était pas lui?

lundi 17 juillet 2017

Préparation intense pour le Symposium des Urbansketchers à Chicago !

[ par Delphine Priollaud-Stoclet et Marion Rivolier ]

Nous animerons chacune un workshop lors du prochain Symposium des Urban Sketchers à Chicago fin juillet. Nous vous proposons de découvrir quelques uns de nos préparatifs avant le grand départ.


Delphine : Ravie d'animer un workshop intitulé " Sketch life, not shapes : let lines and colors swing " à l'occasion du Symposium Urban Sketchers qui se tiendra à Chicago fin juillet, j'expérimente activement l'art de faire dialoguer l’œil qui voit tout en même temps avec le geste fluide et la tache colorée qui font sens avec sensibilité.
Mon terrain de jeu : les Cinq Terres en Italie, et les façades animées des ravissants villages qui ponctuent ce petit morceau de côte ligure.


A Chicago les skylines, les volumes et les harmonies seront sensiblement différents mais l'énergie restera la même. C'est toujours le même émerveillement de voir surgir comme par magie la forme de l'informe, le sujet du chaos, la ville dans toutes ses dimensions.


 
Marion : J'ai imaginé un Workshop intitulé "How to reach the Sky?". Je travaille depuis longtemps sur l'idée que c'est notre manière de voir le monde qui guide l'évolution de notre dessin et de notre peinture. Ainsi changer, l'espace d'un instant, le point d'ancrage de notre regard, permet de découvrir la ville autrement. Pour le Symposium à Chicago, j'ai choisi le ciel comme élément référent. Ainsi, à travers plusieurs exercices, nous chercherons à découvrir comment le ciel peut devenir le révélateur de l'architecture, des constructions et de leurs couleurs et lumière.
J'ai testé ces exercices sur le ciel de Ménilmontant, tellement riche et changeant qu'il oblige à aller vite et à saisir rapidement les couleurs transformées par les ombres et les lumières.

Nous espérons partager avec vous ces cours et cette aventure à Chicago!
Nous sommes sur les réseaux sociaux avec les #uskchicago2017 et #usksymposium

jeudi 13 juillet 2017

On dirait le Maroc....mais c'est la Grande Mosquée de Paris

[ par Annick Botrel et Anne Weber ]

 

© Annick Botrel

Est-ce la chaleur étouffante ou une envie d'ailleurs inassouvie ? Plusieurs sketcheuses parisiennes sont allées dernièrement trouver de l'inspiration à la Grande Mosquée de Paris, à côté du jardin des Plantes.

© Anne Weber

En plein Paris, une oasis de fraîcheur par ces temps de canicule est une vraie bénédiction. On ne se lasse pas d'y aller et d'y retourner, histoire d'être dépaysé avec un ticket de métro.

 © Annick Botrel

Nouvelle visite : cette fois-ci, les arcades du jardin ont servi de parapluie ! Les azulejos des murs, magnifiques sont difficiles à traiter ; de même que les subtiles nuances de vert !

© Anne Weber

Inspirée par la mosquée de Fès (et le minaret par La Zitouna de Tunis) la Grande Mosquée de Paris est la plus vieille de France, inaugurée en 1926.
© Annick Botrel


dimanche 9 juillet 2017

Une performance au long court au Centre Pompidou

[ par Marion Rivolier ]

 


L'artiste Lee Mongwei a créé Our Labyrinth en 2015 à Taiwan. Cette performance a été réactivée au Centre Pompidou du 2 au 26 juin. Je suis tombée par hasard, une première fois sur cette performance. Une danseuse déplace des grains de riz par de larges mouvements circulaires à l'aide d'un grand balais. Les cheminements créés sur le sol noir forment une sorte de labyrinthe sans arrêt modifié par les gestes de la danseuse.
Les danseuses et danseurs se relaient et habitent cet espace à tour de rôle. C'est fascinant.
Je me plonge dans leur concentration extrême. Mon pinceau est entièrement à leur écoute, tentant de capturer l'intensité de leur proposition.

mercredi 5 juillet 2017

Musiques inside et outside

[ par Annick Botrel ]

J'ai eu l'occasion d'aller dessiner une répétition de trois musiciens américains (Ensemble Atlantica) à l'église Saint-Merry. L'espace pour nous et le concert en prime. Magique ! Exercice de personnages mais finalement relativement statiques. Le plus difficile étant de capter les mouvements de bras ou de mains.


J'ai fait abstraction du lieu, fascinée par le ballet des mains.

Je suis retournée à Saint-Merry pour la répétition d'une pianiste qui m'a laissé un peu... sourde ! En sortant, je n'ai pas résisté au plaisir de croquer la place la plus musicale de Paris (Stravinsky) avec ses Tinguely et Nicky de Saint-Phalle inanimés et muets mais combien pétillants.



Pendant que vous sketchcrawliez à La Défense, j'ai préféré croquer les musiciens "Bachiques Bouzouks" au jardin du Luxembourg. Un groupe de musiciens amateurs qui investit les lieux publics pour faire pousser la chansonnette à qui veut.

samedi 1 juillet 2017

De squares en jardins parisiens

[ par Claire Archenault ]




Square Séverine
Le Square Séverine, à la Porte de Bagnolet, à Paris, offre un espace de douceur et de jeu pour les enfants, et un panorama impressionnant sur les tours "Les Mercuriales" de Bagnolet .
Qui peut imaginer ce petit havre, coincé entre les extérieurs, le périphérique, et l'autoroute?
Belle lumière d'un soir d'été, les reflets sur les tours s'amusent dans leurs variations, et me clignent de l'oeil.




Square Maurice Gardette
Il est 12h , climat très estival et lumière crue…
Je me suis donnée la gageure de peindre les arbres dans leur diversité, leur présence rassurante, leur élégance, leurs rythmes… Au loin on devine les immeubles Haussmaniens , aux murs de pierre de taille, fenêtres ouvertes…
La cyme des arbres est bien plus haute que mon format (papier satiné Fabriano 19x56 cm).
C'est un parc naturel, qui mérite une pause, d'ailleurs la pause déjeuner arrive, les bancs à l'ombre se remplissent des employés du quartier.


Jardin sur le Toit
C'est une toute autre ambiance au Jardin sur le Toit, qui couvre un espace de 1000m° sur le toit d'un gymnase, une expérience pilote d'un immense potager solidaire, collectif et partagé , crée par l'Association Arfog-Lafayette, 1 des 3 Jardins du Béton dont elle s'occupe.
On y trouve aussi des arbres de Judée, des framboisiers, du cassis, de la lavande, des herbes aromatiques, et même une poule! Vue imprenable sur le nouveau visage du quartier de la Réunion.