jeudi 21 mars 2019

La marche du siècle à Paris, d'Opéra à République

[ par Mat Let, Marielle Durand, invitée et Marion Rivolier ]




Mat Let:
Comme beaucoup de gens, je suis à la fois extrêmement effrayé par les impacts du changement climatique et trop englué dans mes habitudes pour changer radicalement mon mode de vie.
Mais la Marche pour le climat est une excellente occasion de sentir la motivation des autres, de se donner de l'énergie. Et en tant que dessinateur, c'est aussi le bon moment pour agir en faisant ce que l'on sait faire: dessiner.
Nous voilà donc massés sur le parvis de l'Opéra Garnier. L'ambiance est plus proche de la Fête de l'Huma que de la fin du monde, les slogans vont bon train, les bières tournent tandis que je m'emmêle les pinceaux dans la foule et le fronton de l'Opéra.



Arrivé place de la République au soleil couchant, je suis frappé par le calme de ce jeune homme. Perché sur des vélos, il regarde au loin, serein, comme s'il avait compris quelque chose que nous autres, cloués au sol, n'avions pas encore saisi.
Plus terre à terre, je rencontre ensuite JP, des gilets jaunes de Bourges, déguisé en Vercingétorix en hommage aux propos peu flatteurs de notre président sur les "Gaulois réfractaires". Il est investi depuis le début du mouvement et s'est toujours préoccupé de l'aspect écologique, c'est pourquoi il a aujourd'hui rejoint la Marche pour le climat.
Il est dix-huit heures trente passées, le concert est lancé et nous quittons la place de République avec un mélange d'espoir que la belle énergie du jour se transforme en action et de peur que la classe politique reste sourde à notre détresse et à nos demandes...


Marielle Durand:
13h30. La place de l’opéra est comble et le soleil pointe son nez franchement.
Simon et Mathieu sont arrivés et ont déjà démarré leurs carnets. Je tente d’abord une vue générale depuis le trottoir de droite qui fait face à l’opéra. Cela me permet d’avoir une partie du bâtiment et le grand bus aménagé pour l'occasion qui s’est posté devant avec sur sa bannière la citation qui se passe de commentaires : “If we don’t give a fuck, we’re fucked”.
Une femme prend la parole pour scander des phrases aussi justes qu’angoissantes.
“Il ne nous reste plus beaucoup de temps”, “Plus de négociations, c’est maintenant, c’est l’action !!! »… Je suis peu à l’aise devant les personnes qui haranguent les foules tout comme d’être au milieu d’un grand nombre, particulièrement depuis novembre 2015.
Mais le dessin me permet de m’isoler quelque peu de cet état, d’analyser les lieux et la situation et de m’ancrer à un endroit où je me sens à ma place.
Après une brève pause café, on se met en route au milieu du flot de manifestants.


Une batucada, le collectif Zabumba, animera toute notre marche. Bien plus que les sound systèmes, la musique en direct est d’une force communicative inouïe. Je les dessine à reculons et m’amuse de cette performance un peu folle. La joie d’être ensemble est palpable, le temps passe étrangement très lentement, mais l’angoisse liée aux conséquences de nos comportements sur la planète un peu moins.
Vers 17h30, j’arrive péniblement à me frayer un chemin vers les escaliers du boulevard du temple. De ce petit promontoire, la place de la République se laisse embrasser pour un dernier dessin jusqu’à ce que résonnent les premières notes du concert d’Abd al Malik.
Je dois filer et suis un peu sonnée de tous ces mouvements et sonorités dissonantes parfois.
Mais heureuse d’y avoir vu malgré tout un certain nombre s’être déplacés. Seul ou en famille, entre amis, associations, ensembles musicaux, collectifs divers…


Marion Rivolier:
Samedi 16 mars, je ne savais pas combien de temps je pourrais "marcher pour le climat" alors j’ai jeté mon dévolu sur République, le point d’arrivée! J’ai été surprise par la voix d’Abd al Malik qui résonnait dans toute la place, c’était chouette de le voir pour la première fois. J’ai compris que c’était les balances du concert du soir. J’ai sorti mes aquarelles et mes pinceaux pour croquer cette scène habitée par Aziz, Shaka Ponk puis Emilie Loiseau. Les gens dansaient déjà avec quelques pancartes, brochettes, bières ou gilets jaunes.
Je me suis ensuite rapprochée de la statue pour capturer l’ambiance, surtout chaleureuse mais parfois houleuse entre manifestants!
Peu à peu la place s’est remplie, plus de monde, de pancartes, des gens qui se regroupent pour le concert simplement ou d’autres qui pensent qu’on peut changer l’ordre des choses. Consommer moins, partager plus, recycler, réparer, donner et récupérer. Est ce que l’on aime vivre dans ce monde jetable? Ou est-ce-que l’avenir peut être différent ?

jeudi 7 mars 2019

Workshop "Les Parisiens, attrapez-les tous" avec Sheila R. Putri et Mat Let

 [ par Sheila R. Putri et Mat Let ]


Bien qu'habitant à plus de 11000 kilomètres de distance Sheila (qui vit à Jakarta) et le parisien Mat ont une passion commune : dessiner les gens !
Dans les transport, la rue, un concert, un chantier, en voyage, ce sont avant tout les gens qui donnent de l'âme à leur dessins, racontent des histoires, nous parlent de culture et de mode de vie.

Pour la prochaine venue de Sheila à Paris, ils ont donc décider d'organiser un stage ensemble afin de partager leur passion et de croquer les Parisiens.

Une terrasse parisienne par Mat

Les objectifs du stage sont de prendre confiance lors du dessin de personnages sur le vif, puis de parvenir à les intégrer dans des scènes plus larges avec du décor et de l'architecture.

Le stage est ouvert à tous les niveaux et aura lieu le 24 mars au Halles de 10h à 17h.

Au programme :
Matin 
- 10h : introduction et bataille de portraits entre Sheila et Mat
- 10h30 à 11h30 : une série d'exercices rapides pour lâcher son trait en dessinant les gens et renforcer son sens des proportions et de l'observation
- 11h30 à 12h30 : des croquis plus longs, où l'on commence à inclure les gens dans leur environnement

12h30 à 14h : pause déjeuner ensemble dans un café (non obligatoire)

Après-midi
14h à 15h30 : capturer les gens en mouvement en utilisant des silhouettes à l'aquarelle puis découverte du "dessin Frankenstein" de Sheila (démo)
15h30 à 16h : comment dessiner un groupe ?
16h à 17h : mise en pratique des apprentissage de la journée pour le dessin d'une large scène

17h : temps d'échange et de partage au café (non obligatoire)


Quand Sheila se pose pour déjeuner, elle passe son temps à dessiner

Le stage sera donné intégralement en Français et en Anglais et le nombre de participants sera limité à 20.
Le coût du stage est de 60€ pour la journée, contactez Mat pour vous inscrire : letellier.m@gmail.com

jeudi 28 février 2019

Chouette rencontre avec Andy et ses étudiants sous la Canopée des Halles.

[ par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Marion Rivolier ]



Marion Rivolier : Dans le groupe Urban Sketchers Paris, ce que l'on aime bien, c'est rencontrer des sketchers étrangers de passage à Paris. En général, ils nous contactent par Instagram ou Facebook. Et alors, on organise un rendez-vous. Quand Andy nous a contacté, après quelques repérages peu convaincants, je lui ai proposé que l'on se retrouve au ZA sous la Canopée des Halles. Il faut toujours avoir un lieu à l'abri, surtout en hiver. Mais samedi dernier, il faisait un temps magnifique (vraiment bizarre pour un 23 février...), un peu frais à l'ombre mais il suffisait d'aller au soleil pour se réchauffer.

Nous avons commencé par un "Lunch & Draw" avec Andy et ses étudiants; même si la moitié avait envie de retrouver les saveurs américaines et donc est partie pour manger pizzas et burgers ailleurs.


La tablée s'est étoffée au fur et à mesure, lorsque j'ai commencé cette aquarelle, il y avait un ou deux sketchers devant moi, et à la fin, au moins une dizaine. Je ne suis pas restée très longtemps, mais j'ai été ravie de rencontrer Andy, sa bonne humeur et ses étudiants passionnés de dessin, ça fait vraiment plaisir!


Sylvain Cnudde : Un peu pressé par le temps, mais la météo étant tellement et étonnamment favorable au dessin en plein air pour un mois de février, je me suis décidé à passer en coup de vent au meeting USK Paris de ce samedi, avant d'aller à mon rendez-vous.
C'est donc juste le temps d'un café et sans vraiment prendre le temps de les saluer comme il se doit, que j'ai croqué la belle brochette de croqueurs attablés devant le ZA, à l'ombre de la nouvelle canopée des Halles. J'ai même raté la photo de groupe finale !



Bénédicte Roullier : les croqueurs sont au café Za puis se dispersent au soleil, la Canopée ouvre sur Saint-Eustache, splendide dans le soleil de février.


Stéphanie Senez : Samedi, je me rends au rendez vous Urban sketchers Paris pour aller à la rencontre d'Andy et de ses étudiants. A mon arrivée, j'aperçois le groupe à l'ombre. J'hésite à rester car je vois le soleil me faire de l'oeil en face mais l'ambiance est sympa, chaleureuse, alors je m'installe. Et voilà que je me mets à croquer cette petite brochette d' urban sketchers en train de croquer à leur tour la canopée, l'église Saint Eustache... Croquis terminé, je lève la tête et me rend compte que je suis croquée à mon tour. (Ahah ! Je ne suis pas la seule à ne pas dessiner les visages...)
Voilà une belle occasion de faire de nouvelles rencontres.


Chacun propose sa vision, ses couleurs, son interprétation du paysage urbain autour de lui.


Un grand merci à Fred pour les photos de la journée et cette superbe photo de groupe!
A bientôt pour de prochaines rencontres du bout du monde.

vendredi 22 février 2019

Back dans les bars

 [ par Mat Let ]


J'ai eu la chance de passer les fêtes au soleil en Inde. Mais de retour, malade, temps gris, ce fut très dur de retrouver la motivation pour aller dessiner dehors.
Heureusement, le message d'une amie dessinatrice et la promesse d'une bière m'ont convaincu de sortir de ma tanière, pour aller dessiner au Mazet, un pub irlandais près d'Odéon.
Ce monsieur avec sa silhouette cabossée par la vie et sa solitude au bar a tout de suite attiré mon regard. Il semble être un habitué du lieu qui vient boire un verre pour se réchauffer.
J'essaye de capter la lumière qui se reflète sur son cuir élimé et si j'aime le résultat global, je pense que le tout aurait mérité un peu plus de délicatesse...




Plus tard dans la semaine, en plein après-midi, je me retrouve à la Timballe, un bar branché proche de Simplon. Autour de moi, des trentenaires uniquement, en mode co-working. ça parle business plan dans un coin, théâtre et projet artistique dans un autre.
Le serveur m'ignore pendant au moins 30 minutes, ce qui me laisse le temps d'alterner feutre et encre grise pour jouer sur le focus de mon dessin.
J'obtiens finalement un verre de vin chaud et le serveur apprécie le résultat final. Il propose de m'offrir mon verre en échange du dessin. Je propose de lui faire un tirage. Il veut l'original, je ne veux pas être payé 4€ pour plus d'une heure de travail, on se quitte sur un sourire crispé...
C'est toujours compliqué de faire comprendre la valeur d'un dessin aux gens, même quand il est sans prétention.




Passant du bas du 18ème à la butte, je rentre au Cépage Montmartrois, le lendemain, à la même heure. Mais ici, l'ambiance est toute différente : les startuppers et artistes en devenir ont laissé place à une légion de retraités. Je pense honnêtement être le seul client de moins de 65 ans dans le bar. Bon, ça tombe bien, j'ai toujours aimé dessiner les "vieux".
Je commence par ce groupe de femmes qui ont l'air de bien s'amuser. N'entendant pas leur conversation, je les imagine en train de partager les derniers ragots du quartier. Moi, je m'emmêle un peu les crayons de couleurs, avec cette technique que je ne maîtrise pas bien et ce papier un peu trop granuleux.




Du coup, je retourne dans ma zone de confort en dessinant le monsieur aux cheveux blancs en face de moi à grands coups d'encre noire et avec quelques touches d'aquarelle. Il est plongé dans une grande conversation avec sa voisine sur l'utilisation de Whatsapp, quelque part entre la tentative de séduction et le mansplaining patenté. Il ne me remarque pas et, mon chocolat chaud fini, je remballe mes crayons pour partir vers de nouvelles aventures au coin des zincs parisiens.

jeudi 14 février 2019

Paris tropical

[Par Brigitte Lannaud Levy]



Il est amusant de commencer cette nouvelle année au coeur de la jungle en plein Paris. Pour cette première rencontre 2019, les Urban Sketchers Parisiens se sont donnés rendez-vous dans la grande serre tropical du jardin des plantes dans le 5ème arrondissement. Quand on y pénètre on est saisis par la chaleur, l'humidité et la moiteur du lieu alors qu'il fait si froid dehors. Dépaysement assuré.  La lumière traversante dans le foisonnement des végétaux y est très belle même si la nuit tombe très tôt et que l'ambiance devient vite crépusculaire. Régulièrement un système d'arrosage par brumisation au plafond fait glisser de façon impromptue des gouttes d'eau le long des feuilles des arbres sur notre papier. Il devient très compliqué de trouver un endroit bien au sec pour se poser et peindre. 

Je vous donne l'astuce. C'est au premier étage depuis le petit belvédère de la grotte que vous pouvez vous mettre bien à l'abri avec une vue plongeante sur la serre... magnifique. Vous serez bercé par le doux bruit continu de la cascade. Pour ma part j'y ai peint avec deux camarades sketchers debout, contre la petite  rambarde. Chacune son installation, tout aussi poétique l'une que l'autre. Et c'est parti pour une plongée presqu'en apnée dans  le grand bain de 50 nuances de vert. 


J'adore cette délicate petite fiole d'eau de cette toute jeune dessinatrice que je rencontrais pour la première fois.  Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse dit le poète! 


Marielle Durand va tester pour la première fois sa magnifique nouvelle boîte d'aquarelle japonaise Kuretake offerte par  Valérie Albouker. Les couleurs sont très denses et chargées en pigment. Presque de la gouache, pour un rendu final qui sera d'une très belle intensité. 
C'était un bien drôle d'endroit pour une rencontre, pas si urbain que ça mais tellement magique. Je vous souhaite à tous une très belle nouvelle année, haute en couleurs et riches de moment partagés ensemble à peindre et dessiner. 

jeudi 7 février 2019

Visite de la Basilique de Saint-Denis

[ par Béatrice Kluge ]



Avec une amie nous voulions depuis longtemps aller visiter et dessiner la Basilique de Saint-Denis avec ses tombeaux des rois de France. Ce samedi où nous nous décidâmes, il faisait trop froid et venteux le matin pour faire un dessin de l’extérieur, même si les détails des portes fraîchement rénovées m'ont fait très envie avec leurs monstres et personnages.
Nous avons donc fait un premier dessin de l'intérieur, où j'ai laissé de côté les gisants, la vraie attraction de cette Basilique, au profit de l’espace qui m'impressionne toujours dans ce genre de bâtisses.


Carrément frigorifié après ce premier dessin nous nous sommes réchauffées en déjeunant dans le Bistrot en-face.
L'après midi, la température ne s'étant pas améliorée, nous nous sommes résolues de faire le dessin de la façade depuis ce même Bistrot d’où nous ne pouvions pas vraiment choisir notre point de vue.
A mon goût nous étions trop frontales. J'aurai préféré une vue de trois-quarts ou de la face nord, l'arrière n'étant malheureusement pas accessible.
J'ai donc décidé de dessiner cette drôle de façade déséquilibrée à cause du manque de la grande flèche, (il est question de la remonter), dans son environnement d'une architecture moderne et d'un manège sur la place. Malgré le froid il avait son petit succès. (Surtout la soucoupe volante!)

lundi 4 février 2019

Dessins et performances à la Bibliothèque Forney pour la Nuit de la Lecture 2019

[ par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Marion Rivolier ]



Marion Rivolier 
Le groupe Urban Sketchers Paris a été invité à croquer la Nuit de la Lecture à la Bibliothèque Forney.
Nous étions une bonne vingtaine à braver le froid et l'humidité de ce samedi soir. Mais l'ambiance dans la bibliothèque était très chaleureuse.
J'ai commencé par une aquarelle de la performance, "On lit ou on regarde un dessin?" du collectif Les Traces Habiles: trois conteurs, en mouvement, disaient des textes sur le dessin et la création alors que l'artiste Olivier Marty dessinait en direct. C'était intense et dynamique, pas un moment de répit.


J'ai pris quelques photos au fur et à mesure de la performance. Puis nous avons assisté à une intervention poétique, jouée et dansée, déambulatoire dans trois lieux de la bibliothèque, par la Compagnie Le Monde Devant, dont vous découvrez les dessins de Sylvain, ci-dessous.




Sylvain Cnudde 
J'ai bien connu la bibliothèque Forney lorsque j'étais étudiant, pour avoir travaillé sur un projet fictif de logo et de charte graphique pour le lieu et les expos qui y sont organisées. Aussi, lorsque Marion m'a proposé d'y dessiner lors de la nuit de la lecture avec les Urban Sketchers Paris, je n'ai pas pu résister à l'envie de revenir dans ce lieu magique qu'est l'Hôtel de Sens.
Habitué à dessiner des concerts noise/rock dans les caves de bars parisiens, je n'ai pas trop été dépaysé lorsqu'il s'est agit de croquer un contrebassiste dans les escaliers. Ça s'est un peu corsé lorsqu'il a fallu essayer de capter les mouvement de la danseuse contemporaine qui l'accompagnait. Mais ça m'a fait travailler davantage ma gestuelle et ma mémoire visuelle immédiate.



Les phases de lectures étaient de fait plus calmes et laissaient plus de temps pour détailler les dessins. Mais je me suis toutefois aperçu que j'avais beaucoup de mal à dessiner et écouter en même temps ce qui se disait ! Heureusement qu'il n'y avait pas d'intéro surprise à la fin, on m'aurait encore dit que je passais mon temps à gribouiller dans les marges au lieu de prendre des notes !



Annick Botrel 
La bibliothèque Forney, spécialisée dans les métiers d'art et techniques, n'est autre que l'ancienne résidence des archevêques de Sens. C'est l'un des plus beaux hôtels particuliers parisiens et un rare témoin de l'architecture médiévale civile.
J'ai donc choisi de dessiner cette nuit de la lecture, non en fonction des interventions plastiques proposées - encore moins des lectures ;) - mais plutôt par rapport à l'espace somptueux de la salle du premier étage. Je n'ai vraiment pas eu, comme certains courageux, l'envie de croquer en plein froid la cour intérieure. Une autre fois, sous une température plus clémente.
C'est le contrebassiste et la liseuse costumée devant l'étonnante balustrade gothique qui m'ont inspirée. Le violet de la robe faisait un écho intéressant à la couleur chaude de la contrebasse. Et ces deux-la ne bougeaient pas trop ! Il suffisait de mémoriser les attitudes du musicien.
En revanche, la danseuse, au corps svelte et noir et au petit minois de souris, était captivante. Animée par la lecture des participants, elle ondulait. Vraiment impossible pour moi à figer.En tous cas, un vrai plaisir de dessiner dans cet endroit chargé d'histoire, la nuit tombée.


Delphine Priollaud-Stoclet
Jet d'encre
Je me suis laissée dessiner au rythme des mots, des respirations, des chuchotements, des mouvements de corps et d’esprit qui animèrent ce soir-là la Bibliothèque Forney.
L’encre et l’aquarelle écrivaient davantage qu’elles ne décrivaient, à toute vitesse. Je rature, reprends, laisse en suspens une ligne, une tache. Tant pis.
Le présent bascule à toute vitesse dans le passé.
Le dessin reste, comme il est.

Terminons par une photo de groupe, tout le monde n'est pas présent mais cela fait un beau souvenir!
A bientôt pour de nouveaux rendez-vous.

jeudi 31 janvier 2019

Les nounours envahissent les Gobelins !

[ Carnets d'Agnès ]



Les Gobelins, c’est mon quartier. C’est avant tout une avenue arborée, une manufacture nationale splendide, des bistrots, plusieurs cinémas, des magasins, la fondation Jérôme Seydoux-Pathé logée sous une architecture plus qu’originale derrière son ancien théâtre… c’est un quartier vivant qui bouge et c’est sympa.
Depuis quelques mois, ce quartier est encore plus attractif, il fait sourire, il donne du bonheur. Aux petits et aux grands. Grâce à ces énormes nounours qui ont envahi les vitrines et les terrasses ! Il y en a partout : dans les cafés, la pharmacie, la banque, la boulangerie, le libraire, l’agent immobilier, le fleuriste… Chacun lui trouve un accessoire pour le personnaliser… ici un tablier, là un chapeau…
Les touristes – et même les habitants du quartier – viennent se prendre en selfie avec celui qui trône sur le banc public, ou en terrasse…
Vous n’avez jamais passé un après-midi attablé avec un nounours ? Résolution de l’an neuf, c’est aux Gobelins qu’il faut aller !


Mais d’où viennent-il ? Comment se reproduisent-ils ? Chut… si on vous le demande, dites que c’est un mystère… Mais à vous, je veux bien dévoiler une partie de l’énigme : l’un des commerçants du quartier (au 25 de l’avenue) a eu l’idée de prêter ses propres nounours à ceux qui souhaitent en adopter. Juste pour le plaisir. Pour que les gens sourient. Se parlent. Créer du lien. Je crois que le pari est gagné.

De mon côté, je n’avais que l’embarras du choix pour croquer l’un ou l’autre. C’est la température extérieure très fraîche qui m’a aidée à aller vite… Ces deux-là attablés près d’un tonneau devant le caviste… Celui-ci coincé dans la vitrine d’un magasin de vêtements, les oreilles emballées de chaussettes… Celui-là encore posé sur un panier d’osier, exposé dans un salon de coiffure et d’esthétique…
   

lundi 28 janvier 2019

Les inscriptions au Symposium Urban Sketchers à Amsterdam sont le 2 février!

[ par Urban Sketchers Paris ]



Les inscriptions pour le 10ème Symposium des Urban Sketchers à Amsterdam sont le samedi 2 février à 15h (CET).
36 instructeurs du monde entier, artistes confirmés, vous proposeront des workshops et démonstrations passionnants, variés et parfois étonnants! Tout pour s'entraîner, apprendre, partager et progresser dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Cette année, un seul pass (420 dollars) pour participer à toutes les propositions des USK.
Préparez-vous à l'avance pour être prêts pour cette inscription, il n'y aura pas de place pour tout le monde. Toutes les réponses aux questions que vous vous posées sont sur le blog Urban Sketchers.

A bientôt à Amsterdam pour partager cette aventure avec vous!
Partagez votre participation au Symposium avec le #uskamsterdam2019

jeudi 24 janvier 2019

Dwa à la rencontre des Urban Sketchers parisiens, partie 2

[ Guest post par Dwa, artiste malgache en résidence pour trois mois à Paris ]



24 novembre 2018, La felicità.
A quelques jours de la fin de mon séjour parisien, il y avait cette séance à « La felicità ». Je ne connaissais pas du tout, et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à voir autant de monde et d’animation quand je suis arrivé à la station F.



Officiellement, c’était ma dernière séance avec les Urban Sketchers de Paris. C’était bizarre, retrouver ces dessinateurs a rythmé mon séjour, et là j’assistai à la dernière séance. J’ai voulu retenir le temps, alors j’ai fait plusieurs dessins ce jour-là, mettant les couleurs alors que la lumière était mauvaise, et découvrant, étonné, le résultat une fois rentré.


06 décembre 2018. L’âge d’or.
A deux jours de mon retour dans mon île, les Urban Sketchers de Paris ont organisé une soirée d’au revoir. Je pensais honnêtement qu’il y aurait deux ou trois personnes, surtout que c’était un jeudi, mais il y avait suffisamment de gens pour remplir trois tables. C’était touchant. Je n’ai pas trop réussi mes dessins ce soir-là, l’émotion était sûrement trop forte (l’émotion ou le nombre de pintes commandées).

J’ai beaucoup apprécié les échanges avec les autres dessinateurs lors de ces trois mois, j’ai appris en regardant leurs travaux, et j’espère qu’ils ont également appris en regardant le mien. J’ai passé du temps avec les Urban Sketchers de Paris, je n’ai pas fait que remplir des pages de mon carnet, je me suis aussi fait des amis, et ça c’est le plus important pour moi.

lundi 21 janvier 2019

Le 62ème SketchCrawl, c'est samedi 26 janvier, venez dessiner avec nous la gare Montparnasse !

[ par Urban Sketchers Paris ]



La gare Montparnasse continue à se rénover. La partie côté avenue du Maine (à votre gauche quand vous êtes face à la gare) est terminée, avec de grands espaces vitrés et pas trop de courants d’air !

A 10 h 30, rendez-vous pour un petit café au Dépôt Légal, niveau grandes lignes, dans l’espace à gauche des escalators, à côté de la boutique Nespresso.
A 13 h, nous pourrons déjeuner au Paris Montparnasse, 43 avenue du Maine, juste devant la gare, où nous aurons réservé. Tarifs raisonnables. Dans la gare, plusieurs stands de restauration rapide.
Et à 16 h 30, rendez-vous final pour un pot et voir nos dessins, également au Paris Montparnasse.

Lieux susceptibles de vous inspirer : l’architecture de partie centrale avec les escalators dans tous les sens, le panorama sur le centre commercial et la tour, les vues sur la rue du Départ et l’avenue du Maine depuis la salle d’attente vitrée (entre Sephora et Moleskine).
Mais aussi si le temps s’y prête, le jardin Atlantique accessible par un escalier métallique à droite de la boutique de vente SNCF Grandes lignes. Et aussi par l’amusant ascenseur de la rue du Commandant Mouchotte.
Sans oublier les trains, les bars, les voyageurs, etc.

Ce rendez-vous est gratuit et ouvert à tous !

***
The Montparnasse train station is continuing renovations. The Avenue du Maine part (situated on your left when you are facing the station) is completed, with large, glass-fitted spaces with glass and fewer drafts !

At 10:30am, we meet for coffee at Dépot Légal, on the "Grandes Lignes" level, in the space on the left of the escalators, beside the Nespresso boutique.
At 1 pm, , we will have lunch at Paris Montparnasse, 43 avenue du Maine, just in front of the station, where we will have a reservation. Prices are reasonable. Inside the station, several stands offer fast food.
At 16:30pm, we will have our final rendez-vous to look over our sketches, also at Paris Montparnasse.
Places that are likely to inspire you:

-- the architecture of the central part of the station with escalators in all directions, the panorama on the commercial center and the tower, the view of Rue du Départ and Avenue du Maine from the glass-fitted waiting area (between Sephora and Moleskine).

-- also, if the weather is inviting, the Jardin Atlantique accessible by an metallic staircase to the right of the sales boutique of SNCF Grandes Lignes and also by the amusing elevator on Rue du Commandant Mouchotte.

-- needless to say, the trains, the bars, the travelers, etc.

This SketchCrawl is free and open to all!

jeudi 17 janvier 2019

Dwa à la rencontre des Urban Sketchers parisiens, partie 1

[ Guest post par Dwa, artiste malgache en résidence pour trois mois à Paris ]




Je suis Dwa, dessinateur malgache. A Madagascar, avec mes obligations professionnelles et familiales, je ne peux pas toujours programmer mes séances de sketching, alors très souvent je dessine seul. L’automne dernier, j’étais en résidence de trois mois à Paris. Dégagé de certaines obligations, j’ai alors ressenti le besoin de partager le plaisir du dessin in situ avec d’autres personnes qui aiment également cette discipline, et c’est tout naturellement que je me suis mis tourné vers les Urban Sketchers de Paris. 

29 septembre 2018, à l'hôtel des Soubise
Ma première séance. J’étais à l’heure, et un peu nerveux, comme un enfant lors de son premier jour dans sa nouvelle école se demandant s’il allait s’intégrer. Quelques sketchers étaient déjà en action à mon arrivée. Je me suis mis discrètement dans un coin ombré, j’ai sorti mon carnet fait main et j’ai dessiné, sans pression, autour de ces autres dessinateurs.
Comme j’aime bien dessiner les bâtiments en général, là j’étais servi. J’ai exécuté rapidement mon premier dessin, puis j’ai fait un tour en regardant que qu’ont fait les autres. C’était très intéressant de voir comment chaque sketcher a interprété à sa manière la vue qui nous a été offerte, très intéressant de voir quels outil ils ont utilisé. Plus tard, j’ai vu un homme assis tranquillement sur un banc, plongé dans son livre. Il était tellement absorbé par sa lecture qu’il n’a pas remarqué que je l’avais dessiné.



Puis j’ai échangé avec les autres dessinateurs notamment Marion Rivolier (la voir à l’œuvre a été très instructif), Mat Let (que je suivais sur les réseaux sociaux et que j’ai reconnu grâce à ses dessins) puis plus tard, lors du Drink and Draw, Agnès (les carnets d’Agnès) qui allait jouer un rôle déterminant pour la suite.



20 octobre 2018, Musée Rodin à Meudon.
Il m’a fallu une heure pour y arriver, mais l’endroit en valait le déplacement, c’était splendide. 
Il faisait particulièrement beau ce jour-là, il y avait une belle lumière. On m’a pourtant prévenu qu’à cette période l’année, il allait faire froid et gris, il faut croire que la chance jouait en notre faveur (la chance ou le réchauffement climatique).
J’ai eu du mal à choisir un sujet, toutes les sculptures de Rodin étaient magnifiques et j’avais envie de les dessiner toutes. Alors j’ai dessiné « Le penseur », oui je sais, c’était un peu cliché.
Mais ce qui m’a le plus marqué ce jour-là, c’était le nombre de dessinateurs qui ont répondu présents, une soixantaine, c’était fou. Il y avait une ambiance festive, cela m’avait fait l’effet d’une grosse réunion annuelle de famille. Et j’ai commencé à me familiariser avec certains. C’était aussi lors de ce sketchcrawl que j’ai vu en vrai Sylvain Cnudde, un dessinateur de concert de rock que je suis depuis un certain temps sur les réseaux sociaux. 



27 octobre 2018, Barbès.
Agnès a organisé une séance de sketching dans le quartier pour l'après-midi.
J’ai déjà eu l’occasion de faire une visite express de Barbès avant, et j’ai toujours voulu dessiner le Louxor ou encore le métro aérien. Ce jour-là, je me suis trouvé un bon endroit pour avoir les deux dans mon champ de vision. C’était un régal, mais comme il commençait à faire froid, j’avais les doigts toutes fripées à la fin du dessin.

A suivre ...

lundi 14 janvier 2019

Dessinons ensemble la Nuit de la lecture à la bibliothèque Forney le samedi 19 janvier à 19h30

[ par Urban Sketchers Paris ]



La Bibliothèque Forney invite les Urban Sketchers Paris à venir dessiner la Nuit de la Lecture, le samedi 19 janvier de 19h30 à 22h30.
Nous pourrons dessiner le bâtiment mais aussi les interventions des artistes et lecteurs qui animeront cette nuit:
- 19h30-20h10 Lectures pour petits et grands
« Mes tableaux à histoire » : lectures à haute voix et d’un extrait de Un monde à portée de main de Maylis de Kérangal par les bibliothécaires.

- 20h30-21h20 Sur le fil des mots : performance participative de la Compagnie Le Monde Devant, avec Tinuviele Parmentier, danseuse et Henri de la Taille, musicien
Performance participative itinérante de 50 mn : au cœur de la bibliothèque, une danseuse et un contrebassiste immobiles attendent que les spectateurs les animent par la lecture de citations qu'ils auront découvert dans un arbre à mots.

- 19h45, 20h45 et 21h45 On lit ou on regarde un dessin ? : performance par l’association les Traces habiles
S’aventurer dans les coulisses de la création à l’occasion d’une lecture déambulatoire de textes collectés auprès de 170 créateurs sur leur pratique du dessin.. En alternant lectures et intervention artistique, la soirée restitue les multiples enjeux du dessin/dessein dans le processus créatif.
L’association Les Traces Habiles est un observatoire des pratiques contemporaines du dessin. Elle repère, conserve, expose et publie depuis 2011 les témoignages et les traces graphiques de créateurs d’horizons multiples.
Production : Les Traces Habiles - Lecture : Jean-Edouard Bodziak, Franck Mas, Anne Seiller - Captation dessinée : Olivier Marty
Conception, partition textuelle : Claire Combeau
Paroles et textes des auteurs-associés des Traces Habiles

- 21h30-22h Écrits d’artistes Lectures
Des extraits d'écrits de Geneviève ASSE, Vassily KANDINSKY et Kazimir MALEVITCH seront lus par Véronique PEREZ, Marie IRACANE et Gisèle GRAMMARE du groupe de doctorants en Arts plastiques et Sciences de l'art de Paris I Panthéon-Sorbonne .

- 22h-22h30 Quizz

Donc rendez-vous pour dessiner ensemble, le samedi 19 janvier à 19H30 à la bibliothèque Forney, 1 rue du Figuier 75004 Paris.
Soyons nombreux!

jeudi 10 janvier 2019

Mon beau sapin....

[ par Annick Botrel ]



Je déteste les fêtes et la fièvre acheteuse qui va avec... sauf les sapins. Il deviennent les stars de la saison. Chaque marque, magasin, place ou marché de Noël rivalise de créativité et de somptuosité. C'est au fond la fête à la paillette et le triomphe du cône dans tous ses états pour mieux supporter les jours gris et courts. Il y en a pour tous les goûts : naturels ou fabriqués, sobres ou clinquants, gigantesques ou minuscules, etc mais tous brillent de mille feux. Ce qui n'est pas simple à traduire en dessin.
Celui des Galeries Lafayette est un véritable monument sous la verrière colorée. Magique ! Comment traduire ces éclats de lumière multicolores ? Après une rapide ébauche pour mettre en place le sapin, et surtout la structure de la voûte, j'ai commencé à mettre la couleur. Finalement, j'ai abandonné l'idée de départ de préciser au feutre les éléments. Pas nécessaire. Ici la couleur structure l'espace.


Celui du parvis de Notre-Dame est majestueux mais beaucoup plus sobre et classique. Ici pas d'ostentation sur un emplacement religieux. Et pas vraiment eu envie de m'attarder dans le froid. Donc croquis rapide.


Ceux du Bon Marché m'ont enchanté mais posé beaucoup de souci d'un point de vue valeurs. L'idée de transformer ces cônes verts en parapluies à l'envers est du plus bel effet. La blancheur de l'ensemble était le meilleur atout pour mettre en avant les sapins très sombres. Mais cette blancheur ambiante était difficile à transcrire. La structure des escalators ne pouvait se dessiner clairement que sur des espaces plus sombres.


Enfin, à Boulogne-Billancourt, le traditionnel sapin de Noël trône au milieu de la Place Marcel-Sembat. Il semble régir, comme un agent de la circulation, le flot incessant de voitures. Ce n'est pas un séquoia mais sa hauteur est impressionnante. En fait, c'est un mât, sur lequel sont accrochées des plateformes cylindriques en diamètre dégressif. Ces plateformes accueillent une trentaine de sapins de taille normale jusqu'au sommet. Serrés les uns contre les autres, ils ne font qu'une masse d'où cet effet de taille XXL.
Et pour l'anecdote, mais sans dessin, je suis passée avenue Montaigne, pour moi la plus belle avenue de Paris, loin devant les Champs Elysées. Dior a habillé sa devanture d'une incroyable sapin tout blanc composé d'une vingtaine d'animaux sauvages enchâssés dans des guirlandes et feuilles de papier. Le tout pesant 750 kg et ayant nécessité 7 jours de montage ! Somptueux, incontournable et impossible pour moi à dessiner. Qui veut relever le challenge ? L'éclairage de l'avenue est tout aussi aussi magique. Les arbres, sans feuilles, habillés de multitudes de leds, ressemblent à une forêt de Prunus en fleurs. Finalement, les sapins m'aident à passer les fêtes !

En attendant de vous revoir, je souhaite à tous les sketchers parisiens et du monde entier une très belle année 2019.

jeudi 3 janvier 2019

SketchSwap Paris-Barcelone : le tirage au sort

[par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Sophie Voisin et Mélanie Ménard King]



Dessin de MatLet

Ce samedi 15 décembre, c’était le grand jour du tirage du SketchSwap, l'échange de dessins entre Paris et Barcelone. Après une après-midi à croquer sous la grande nef du Cent Quatre c’est au Grand Café que nous nous sommes retrouvés pour découvrir quel dessin allait être attribué à chacun.



Certes, les 55 participants n’ont pas pu tous être présents. Il y avait les virus de l’hiver, un tiers des stations de métro fermées, une météo peu clémente, et les obligations personnelles des uns et des autres. Malgré cela, nous étions tout de même une trentaine à assister à l’événement.


Dessin Annick Botrel

L’éclairage du café étant un peu minimaliste, MatLet et Annick se sont mis à l’œuvre pour croquer notre tablée. Chacun tirait un numéro, le dépliait - parfois fébrilement - avant de découvrir quel dessin portait ce numéro.
Nous avons ensuite tiré des numéros pour nos camarades absents. Les dessins leur seront remis lors des prochaines rencontres Urban Sketchers Paris au mois de janvier.


Quelques-uns des dessins envoyé par les sketcheurs barcelonais

Tout le monde a été impressionné par la qualité des œuvres envoyées par nos amis barcelonais. Nous espérons bien sûr qu’ils seront aussi satisfaits de notre production.
L’ensemble des 110 dessins est visible en ligne en cliquant sur ce lien

N’hésitez pas à regarder, à partager. Et à postuler pour le prochain échange !



Et un grand merci aux organisatrices parisiennes, Mélanie et Sophie et aux organisateurs barcelonnais!