lundi 13 août 2018

Un détour par St Germain en Laye pour le 60ème SketchCrawl

[ par Agnès Selles ]




Après être partie en vacances dans le parc du Mercantour et avoir dessiné des paysages de montagne et des petits villages, il est difficile de revenir en région parisienne et de retourner à des sujets plus urbains.
Heureusement le 60ème Sketchcrawl était prévu hors de Paris à St Germain en Laye. Et là, l'immense terrasse du parc du château m'a permis de me replonger dans une ambiance verte et dégagée.


Puis c'est à l'ombre des arbres que je me suis installée, ainsi que de nombreux autres sketchers, pour me lancer sur un sujet plus architectural : le pavillon Henri IV (bâtiment à gauche), seul vestige de l'ancien Château Neuf. C'est aujourd'hui un hôtel-restaurant.

Peu à peu je me suis rapprochée de la ville pour me lancer finalement dans un croquis du château. Un sujet beaucoup moins végétal !
Au final, une journée de transition en douceur pour retrouver bientôt des sujets plus parisiens.

jeudi 9 août 2018

Une rencontre estivale à la Miroiterie

[ par Sophie Voisin ]


dessin de Sophie Voisin

Un samedi caniculaire, à 14h, les sketchers parisiens avaient rendez-vous à la Miroiterie.
Pas grand monde en ce début d’après-midi sur la friche urbaine du 88 de la rue de Ménilmontant : les enfants font la sieste et l’apéro du soir est encore loin. Le lieu est donc tout à nous.
Avant même de chercher le sujet à dessiner, il faut trouver la flaque d’ombre qui protégera de la cuisson immédiate. Agnès et Flore se sont assises sur les palettes branlantes recouvertes de pelouse synthétique qui longent la palissade. D’autres s’assurent la solidité des chaises en bois d’écolier et l’ombre des tentures colorées.

A gauche : dessin de Jean Mauferon.                                                                                    A droite : dessin d'Anne Weber

Près de nous une garderie accueille les petits, permettant aux parents de boire un verre tranquillement. C’est en tout cas ce que la jeune femme qui s’en occupe tente d’expliquer aux mères inquiètes qui lâchent difficilement leur progéniture.
A l’entrée, des artistes s’affairent sur une fresque collaborative : perchée sur une échelle, l’une colle des plaques de mousse végétale sur un mur tandis que l’autre, armé d’un aérographe, le recouvre des couleurs de l’arc-en-ciel. La douce musique du compresseur n’altère en rien la concentration de nos dessinateurs.
Les croqueurs sont croqués et les outils, variés : pendant que Jean dessine un masque au pinceau feutre, Anne dessine Jean au bic.



Vers 17h, tout le monde se retrouve pour le rituel échange de carnets. La foule commence à arriver. Il est temps de nous éclipser.
Encore une belle journée !

lundi 6 août 2018

La Joie de Paris / Joy of Paris

 [ par Claire Archenault ]



Ces derniers jours ont été happés par la pleine lune et la coupe du monde de foot .
Dans ces moments transparents, exceptionnels, et très hauts en température, j'ai croqué avec mes moyens, la diversité et la joie des gens cela se passe tout près de chez moi, assise en haut des marches de l'escalier de la rue Villiers de l'Isle Adam, des musiciennes et un percussionniste viennent enchanter ce premier jour de l'été

Quelquefois, j'ai la nostalgie, c'est alors Mozart ou Rakmaninoff qui m'enseignent une simplicité de gestes, une vibration… merci à KiyokoYoshimura et Isabelle Leterrier de m'avoir emmené, grâce à leur générosité à peindre pendant leur concert très intime!
Improvisation, pour les graveures de Sfumato, atelier d'Estampes (gravure et lithographie) à Montreuil
Kiyoko Yoshimura, violoniste professionnelle, n'avait pas joué devant un public depuis son accident ...
Isabelle, pratique la flute traversière, mais n'avait jamais joué en public
Le petit noir, en bas est un bronze de Corinne Forget (groupe de chevaux humains) et Kiyoko a décidé d'improviser autour de sa sculpture, un grand moment d'une heure environ si chaleureux.


Ici, c'est un square ordinaire, où les enfants jouent aux jeux d'eau, comme dans tous les squares des grandes villes
J'adore ressentir que j'appartiens à une communauté, ce sont des moments forts quand je prends le pinceau juste pour témoigner sans paroles…
La plupart du temps les gens viennent à ma rencontre, voir m'importunent dans ma tacherie de peintre mais ces moments là sont précieux
Comme tous les croqueurs urbains, j'aime ces dérangements de l'autre, dans la rencontre, l'interpellation, qui me conduisent vers plus de liberté, dans mes gestes, et beaucoup de joie