mardi 27 juin 2017

Ground Control 2017 en noir et blanc

[par Agnès selles]

 


Les quatre jours passés à Lorient, à dessiner, partager, regarder les carnets des autres, m'ont donné envie de me remettre au croquis au feutre et de délaisser (très temporairement !) ma boîte d'aquarelle.
C'est au nouvel espace éphémère Ground Control, installé cette année sur la terrasse de la Halle Charolais que je me suis rendue.


 Il me fallait un peu d'architecture, un peu de végétation, une peu de personnages, un peu de bric à brac. Et je n'ai eu aucun problème pour y trouver tout ce dont j'avais besoin !


Finalement j'ai bien apprécié cette petite pause en noir et blanc où j'ai oublié tous les problèmes liés à la couleur, pour me concentrer uniquement sur le dessin.

samedi 24 juin 2017

Brasseries Parisiennes

[ par Martine Kervagoret ]




Ce jour là en passant devant le bouillon Chartier, il n'y avait personne à l’extérieur. d'ordinaire 30 à 40 personnes attendent dans ce petit passage. Il était midi je n'ai pas hésité, je suis entrée...J'adore cette immense salle, la verrière, ces grandes glaces, les ferronneries Art déco. Ce restaurant a été créé en 1896 par les frères Chartiers. Pour la petite histoire les premiers bouillons ont vu le jour en 1855 dans le quartier des halles, grâce au boucher Pierre Louis Duval qui proposait aux travailleurs un plat unique de viande et un bouillon pour un prix modique...au début du 20ème siècle ils étaient plus de 250 bouillons à Paris. Pendant longtemps ce restaurant a été le moins cher de la capitale, aujourd'hui même si les prix restent raisonnables il s'est aligné sur les brasseries parisiennes. Pas de chance j'ai fait un mauvais choix... mon rôti de veau pomme grenailles m'a rappelé le goût des plats des cantines scolaires d'antan


Dans le 6ème arrondissement le bouillon Racine a également été créé par les frères Chartier en 1906. Cette brasserie Art nouveau aux boiseries travaillées, miroirs biseautés,vitraux colorés a beaucoup de charme, l'immense salle au 1er étage est magnifique. j'ai préféré rester au rez de chaussée pour une ambiance plus intimiste. Ce restaurant est bien plus cher que le précédent mais un menu le midi en semaine est tout a fait abordable. pas de fausse note cette fois ci c'était délicieux :)

mardi 20 juin 2017

Un samedi à Oignies avec les sketchers lillois

[ par Sophie Voisin ]

 

vue d’ensemble, sous l’auvent du Métaphone.

Ce samedi du mois de mai j’ai retrouvé les sketchers du nord pour une journée de dessin à Oignies, à une trentaine de kilomètres au sud de Lille. Le matin, nous étions une douzaine à croquer le site du 9-9bis des mines de Dourges, sous un ciel un peu gris. Étrange atmosphère dans ce lieu quasi désert dont on ne peut oublier qu’il fût autrefois grouillant de vie et de labeur.

Dans notre dos, le Métaphone, salle de spectacles et instrument de musique urbain, émettait parfois quelques sons, au détour d’un courant d’air.




Le carreau de fosse 9-9bis situé au cœur du Bassin minier a fonctionné de 1933 à 1990 et 8 millions de tonnes de charbon ont été remontées des puits. Classé aux Monuments historiques en 1994 il a été inscrit en 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de « paysage culturel évolutif ». Au loin, on aperçoit le terril 110, lui aussi inscrit au patrimoine.

À midi, nous avons rejoint la petite ville d’Oignies où nous espérions reprendre des forces (et des calories) aux baraques à frites et à pizzas habituellement stationnées place de la République. Malheureusement, les camions étaient fermés le weekend et le bar le plus proche ne proposait aucune restauration. C’est donc dans un kebab (au nom d’une région turque elle aussi inscrite sur la liste des sites à protéger, la Cappadoce) que nous avons trouvé de quoi satisfaire notre appétit.

L’après-midi nous étions encore sept dessinateurs pour aller croquer les résidents de l’EHPAD Stéphane Kubiak. Un bâtiment tout neuf, au bout de la rue de l’Avenir.


Nous nous sommes répartis en deux groupes pour visiter tous les étages. Après chaque croquis, d’une dizaine de minutes, nous montrions son portrait à chaque modèle. Parfois, une conversation s’amorçait. Si les résidents étaient plutôt contents de notre visite, et trouvaient les portraits de leurs voisins particulièrement réussis, le rapport à leur propre image donnait parfois lieu à des réactions mitigées : « C’est à ça que je ressemble ! ben j’suis pas bien belle, en même temps, on est vieux », m’a dit Simone, philosophe.


Vers 16h30 quand nous avons rassemblé tous nos dessins sur les tables de la salle commune, nous avions produit une bonne soixantaine de portraits. Ils feront l’objet d’une exposition dans la salle commune de cet établissement où nous avons été particulièrement bien accueillis, pour être ensuite offerts à nos modèles d’un jour.

vendredi 16 juin 2017

Paris, au gré des coupoles

[ par Anne Weber ]


A Paris, quand on parle de coupole, on pense immédiatement au dôme doré des Invalides. Pourtant, il existe dans la Capitale de nombreuses autres coupoles moins connues comme celle de l'Eglise du Val de Grâce, sûrement l'une des plus vieille.


Celle-ci de taille plus modeste se trouve sur le toit du Printemps, j'ai eu la chance de la croquer depuis la terrasse du magasin avant que celle-ci ne ferme définitivement pour se transformer en restaurant de luxe.


Les touristes connaissent tous celle de l'Institut de France puisqu'elle fait face au Pont des Arts ! 



Enfin, presque aussi célèbre que celle des Invalides, voici la coupole du Panthéon. Chaque année à partir d'avril, on peut monter au niveau de la colonnade pour bénéficier de magnifiques vues sur Paris mais impossible d'y dessiner, le temps y est compté !

dimanche 11 juin 2017

D'un pont à l'autre sur la Seine.

[ par Annick Botrel ]

 


Le métro aérien à Stalingrad offre toutes les possibilités de se confronter à la perspective. Cerise sur le gâteau, ça grouille de gens ! Exercice difficile mais je ne pensais pas m'en sortir aussi bien ! Qu'es-ce que je dis pour que la structure complexe soit intelligible ? Par où ça tourne, par où ça s'incline ? Qu'est-ce qui est dans l'ombre, bref un vrai défi.




Du quai de la Loire, vu sur la ligne de métro. Plus simple car plus loin. Le platane m'a fait de l'œil et j'ai commencé par là.

Pont Bir Hakeim
Ici, j'ai essayé de mettre en application les bons préceptes de Marion... Pinceau d'abord... puis réhauts de plume sur les avant-plans... on ne se refait pas !

Les forgerons riveteurs du sculpteur Gustave Michel
Sur les piles du pont, des sculptures de la France au travail par Gustave Michel, sculpteur oublié de nos jours mais très renommé à son époque. Pas facile de capter le mouvements de ces forgerons : torsions, raccourcis, élongations, bref, un travail sur les attitudes pour rendre la puissance qui m'a semblé ardu. Et en plus la lumière ! J'y retournerai.

mardi 6 juin 2017

Energie et sueur pour le 6ème cours du cycle #usk10x10 !

[ par Marion Rivolier ]




Nous avons entamé la deuxième volée des 10 cours #usk10x10 par un Workshop autour des personnages s'amusant, partageant et communiquant. J'ai choisi le Centquatre car ce lieu est toujours habité par des jeunes danseurs, comédiens ou jongleurs qui s'entraînent et répètent inlassablement les mêmes gestes. Suivant la programmation, on peut croiser des personnages étranges, ce jour là, un cosmonaute en papier d'alu et deux femmes sévères et droites à cheval!
Nous avons commencé le cours par un échauffement rapide autour des corps en mouvements, les corps expressifs : différentes lignes de personnages en mouvement au trait, en masse, main droite, main gauche. La main gauche fait toujours des merveilles!

Dans un second temps, j'ai fait travailler les participants sur des corps en mouvement dans un lieu à petites échelle. Il s'agissait de mettre en valeur ces corps par différents moyens plastiques : négatif, trait, masse, valeurs chaudes et froides. Comment donner à voir son sujet, raconter son histoire avec des moyens réduits? Comment aller à l'essentiel?


La dernière partie du cours était consacrée aux corps dynamiques mais dans un espace à plus grande échelle. Comment garder son focus sur ces corps en mouvement tout en suggérant l'espace alentour? Comment ne pas se perdre dans une multitude de détails?



C'était une belle séance, avec beaucoup de concentration, d'énergie et de sueur! Merci à tous pour votre participation ! Et merci à Marie-Laurence pour ses photos!
Rendez-vous le 11 juin pour le 7ème cours, une enclave verte dans la ville au parc des Buttes-Chaumont, avec Laurent Bailly!

vendredi 2 juin 2017

Retour à Brest

[ par Martine Kervagoret ]

 


J'étais vraiment contente de revoir Brest ...j'y ai fait mes études (il y a très longtemps 😉 ) ..et je n'y étais pas retournée depuis, De plus c'était le festival des carnets de voyage "Ici et Ailleurs" où les copains Urban Sketchers exposaient C'est toujours un plaisir de voir leur travail et c'est aussi l'occasion découvrir d'autres dessinateurs.....
Un petit repas avec les copains et en bonne bretonne l'odeur de la mer et du port c'est ce qui m'attire en premier.

Devant le pont de Recouvrance qui enjambe la Penfeld j'aime bien cet arbre métallique un peu décrié par les Brestois....un peu plus loin je prends le téléphérique pour arriver dans un incroyable espace de 25000m2 pratiquement vide ... les Capucins!

Dimanche matin je prends un petit café devant cette immense église Saint Louis Le marché est très animé, les fraises de Plougastel y sont délicieuses... petite fausse note j'ai oublié d'y acheter des crêpes 😔


Après un délicieux "pesk ha farz" je fais un petit dessin de Notre Dame de Rumengol...ça me fait penser à ma grand-mère qui allait en pèlerinage à Rumengol.
J'ai vraiment passé 4 jours agréables à redécouvrir cette ville.

jeudi 1 juin 2017

La rencontre USK France commence demain à Lorient!

[ par Urban Sketchers Paris ]



Les 5ème journées nationales Urban Sketchers France commencent demain à Lorient!
L'équipe de choc vous a concocté un programme magnifique avec pas moins de deux parcours par jour. C'est donc parti pour quatre jours de dessin.
Un, deux, trois, préparez vos carnets, crayons, pinceaux, couleurs et à demain!
Cette rencontre est ouverte à tous, amateur, débutant ou confirmé.

lundi 29 mai 2017

Yarnbombing ?

[ par Agnès Selles ]


Yarnbombing, mais qu'est -ce-que c'est ?
C'est l'art d'entourer le mobilier urbain avec du tricot pour mettre de la couleur dans la ville. Et c'est la préparation de cet événement, dans le cadre du festival Onze bouge, que j'ai suivie dans les différents rendez-vous du 11ème arrondissement de Paris.
A la maison des métallos, les tricoteuses ont été un peu étonnées et amusées de la présence de deux dessinatrices discrètes qui essayaient de croquer leurs gestes rapides !


Deux semaines plus tard à la Trockette, café atelier , les tricoteuses étaient déjà habituées à notre présence et ont posé avec plaisir. Nous y avons rencontré Zak, l'artiste associé au projet qui anime le groupe avec une grande énergie et  gentillesse communicatives. Lui a aussi a été pris pour modèle, tricot à la main.


 Un mois plus tard, c'est une équipe de dix dessinateurs qui est venue se mélanger autour des grandes tables aux très nombreuses tricoteuses (et tricoteurs !) Vu de loin, entre pelotes de laine et boîtes d'aquarelle, on ne savait plus trop qui maniait les aiguilles ou les pinceaux !

vendredi 26 mai 2017

Jolie brochette de Urban Sketchers à Brest à l'invitation de Lapin!

[ par Marion Rivolier ]

 


Avec une quinzaine d'autres Urban Sketchers, j'ai été invitée par Lapin à exposer au Festival des Carnets de voyage, Ici & Ailleurs à Brest, mi mai. Nous exposions ensemble dans deux grands espaces, espaces que nous avons transformés en Cabinets de Curiosités :  accumulation de dessins, carnets, vitrines, caisses et boîtes en tous genres et petits accessoires, tous plus étranges les uns que les autres : crânes et os d'animaux, reptiles, coquillages, bocaux, etc. Cela créait un ensemble assez étonnant!
L'aquarelle ci-dessus présente ma partie (avec un marionnettiste agrandi à l'échelle humaine), celle de Joao Catarino (en train de dessiner) et au fond, on devine Guillaume Duval, le régional de l'étape, qui nous a fourni la plupart des accessoires.


De l'autre côté, de l'allée, c'est un concours permanent de caricatures entre Lapin, Lolmède et Pierre Amoudry. Ils ne nous ont pas loupé! A gauche, Marielle Durand dessine le groupe. Nous avons passé trois jours à peindre, dessiner, rencontrer le public, rire et trinquer. L'équipe du festival est engagée et passionnée et nous a accueilli merveilleusement.


Damien Roudeau a lui aussi invité une joyeuse bande d'artistes ainsi que des musiciens qui nous ont régalé de leurs chants. Pendant ce temps là, les dessinateurs dessinaient sur un grand papier kraft derrière eux au rythme de l'accordéon. Ce moment était très intense et fascinant.
Rendez-vous dans deux ans pour le prochain festival!

mardi 23 mai 2017

À Paris, procès de braqueurs-djihadistes

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



En ce début d'année, j'ai eu la chance de bénéficier d'une accréditation de dessinatrice pour le procès de quatre hommes jugés devant la cour d'assises spéciales de Paris pour braquage et djihadisme. J'ai pu ainsi dessiner ces audiences sous haute tension dans des conditions optimales. Installée dans le carré réservé aux journalistes, juste en face du box des détenus, armée de mon grand carnet de Moleskine 21x29, j'ai saisi sur une double page cette impressionnante salle Voltaire située dans le vestibule de Harlay du Palais de justice.


L'un des accusés, supposé schizophrène, les yeux dans le vagues, comparaissait libre. Il semble avoir été entrainé malgré lui dans cette terrifiante affaire et se montre accablé par les charges qui pèsent sur lui. Il risque de partir en détention de longue durée à l'issue du procès. L'autre, dans le box est un ancien braqueur radicalisé en prison, c'est lui le chef de gang. Refusant de s'expliquer, il est resté muré et prostré dans son silence. Seules les écoutes téléphoniques retranscrites nous permettront d'entendre sa voix et ses funestes intentions. La salle tremble des projets de tuerie qui sont les siens et dans lesquels ils voulaient entraîner ses acolytes.


Le Président de la cour mène les débats avec une grande maîtrise et beaucoup de clarté dans l'exposé des faits. La haine des accusés pour l'occident est telle qu'ils souhaitaient braquer un "butin halal" dans un bureau de poste pour financer le terrorisme et assassiner à l'arme de guerre des "coufards" ou mécréants, plus particulièrement des enfants comme l'avait fait leur idole Mohamed Merah en mars 2012. Terrifiant. Mon crayon en tremble.


Dernier jour d'audience, je change de point de vue et me place dans le public pour saisir la cour de face. Celle-ci est composée uniquement de magistrats. C'est toujours le cas dans le cadre d'affaires liées au terrorisme. Je change de support et dessine à l'encre sur une planche de papier lisse bookbinders design. Je sors accablée de cette semaine éprouvante de procès. Ces terroristes là, ont été arrêtés et condamnés à temps avant leur passage à l'acte, mais qu'en est-il des autres restés dans l'ombre?...glaçant.

samedi 20 mai 2017

Bizarreries spatiales à Barcelone

[ par Sophie Voisin ]

 

Carrer de Pere IV (sketchcrawl final)

A la mi-avril, nous étions une trentaine de sketchers d’une bonne dizaine de nationalités différentes à participer au workshop USK « Space Oddities », organisé par Isabel Carmona, Swasky et Lapin.

Le cadre de nos expérimentations était Poblenou, un quartier populaire de Barcelone en voie de gentrification. Voyant disparaître toutes les petites maisons anciennes au profit de grands ensembles hôteliers sans charme, Lapin a entrepris une vaste opération de recensement dessiné et nous a très gentiment fait profiter tout au long du stage de sa parfaite connaissance des lieux.
Cependant, notre but premier était d’explorer les différentes manières de représenter l’espace, autrement que par la perspective classique.
Le premier matin Isabel nous a demandé de définir l’espace par des grandes masses : peindre d’abord le ciel et le sol, puis dessiner les bâtiments et tous les éléments solides. Pas question de se perdre dans les détails, le croquis est rapide et le résultat efficace :

Carrer de Sancho de Avila
Plus facile que la perspective sphérique à laquelle elle nous a initié le lendemain, et très décontractant…
Swasky nous a fait tourner la tête avec l’espace éclaté d’une place vue comme une boîte dont on aurait rabattu les côtés. Puis avec l’utilisation de points de vue multiples dans un même dessin pour décrire un lieu :
Terrain vague vu à partir de trois points de vue différents.
Enfin Lapin nous a fait tordre les lignes dans des perspectives curvilignes ou sphériques. Le croquis d’ensemble, ça allait encore, mais quand il a fallu partir d’un détail de premier plan pour, par contamination, introduire l’arrière-plan, j’avoue avoir eu quelques difficultés à tout faire entrer dans ma page. D’autant que je me suis laissé distraire par les reflets des bâtiments dans un pare choc d’une superbe voiture ancienne. Mais le principe est compris…

Passage d'Ali Bei
Beaucoup de pistes à explorer, donc, pour sortir du cadre habituel de notre représentation de l’espace. Et comme toujours, de belles rencontres avec des participants et des intervenants sympathiques et talentueux…

mardi 16 mai 2017

Docteur Sketchy avec Docteur Mabuse

[ par Annick Botrel ]

Docteur Sketchy est un atelier de dessin éphémère. Une occasion de dessiner des personnages costumés dans des lieux à chaque fois différents et en lien avec le thème. Cette fois-ci - grande première pour moi et accompagnée de Sophie - le thème était "le Docteur Mabuse" (film muet de Fritz Lang - 1922) au Cirque Electrique de la Porte des Lilas. Une ambiance de tripot de luxe berlinois sous la République de Weimar.


Choisir dans les six ou sept acteurs, SA PAUSE. Impossible de tout dessiner. Changement toutes les 15 minutes.



Un show façon Loïe Fuller, une lumière toute en pénombre, des visages grimés, des chapeaux, des cascades de perles, des postures invraisemblables que je n'ai pas réussi à rendre, etc... Un vrai régal. Et en prime, la projection du film de Fritz Lang, mis en musique par un groupe de rock psychédélique. A quand la séance suivante ?????

vendredi 12 mai 2017

Zooms sur le Jardin du Luxembourg

 [ par Anne Weber ]

 


Outre le bassin principal et le palais du Sénat que tout le monde connait, le jardin du Luxembourg recèle de nombreux trésors.
Dans le prolongement de la rue Soufflot se trouve une bande de pelouse ; à chaque extrémité, une statue : celle de l'acteur grec attire qui déclame le texte écrit sur son parchemin attire tous les regards...à moins que ce ne soit le Panthéon que l'on aperçoit derrière lui ?


A deux pas de là, la Fontaine de Medicis passe pour être l'un des lieux les plus romantiques de Paris. En hiver, l'endroit est un peu triste avec pour seule verdure les volutes de lierre placés de chaque côté du bassin. En fin d'après-midi au printemps, la lumière est magnifique ; elle vient éclairer la scène dramatique qui se trame sur le décor du fond : Polyphème découvrant Galatée dans les bras d'Acis : on devine la colère du cyclope amoureux devant la pose alanguie des deux amants !

lundi 8 mai 2017

#USK10x10 se poursuit à Paris !

[ par Urban Sketchers Paris ] 

#Usk10X10 a de nouveau pris avec bonheur ses quartiers à Paris dimanche 10 avril dans les environs de la Gare de l'Est et du Canal Saint-Martin.


Le workshop du matin, "Murs d'expressions", transforme une rue déjà un peu étrange et bizarre en véritable street atelier : Delphine, surnommée pour l'occasion Mary Poppins par une participante, a sorti de son (pas si gros) sac à dos une multitude de couteaux à peindre, tubes, palettes, pots, pastels, liants, fusains, craies grasses, feutres, crayons, aquarelle, encre de Chine, brou de noix... Un inventaire à la Prévert pour transposer des techniques habituellement peu utilisées en extérieur en mode Urban Sketching.


L'objectif : observer la matière du mur, ses altérations, son histoire et s'en inspirer pour créer la peau d'un mur in situ en utilisant des techniques inédites : marouflages, lacérations, drippings, patines, mix media, intégrations de collectes sur site (écailles de murs, poussières, débris) etc. A la limite de l'abstraction et plus proche de la peinture que du croquis, cette approche permet de se libérer des conventions graphiques (lignes, couleur, valeurs) pour aborder cette fois-ci la ville sous l'angle de sa texture au sens physique du terme. En toute confiance...


Dans un second temps, Delphine a proposé de travailler sur le mur image-message : ici, une oeuvre de street art flamboyante avec un mot peint dans l'air du temps. Où comment recréer un tableau dans le tableau à partir du tout ou du fragment réinventé...
Enfin, les participantes ont dessiné une vue perspective du site de manière plus habituelle, au trait... mais sur un support inhabituel aux réactions surprenantes : un morceau de papier de soie qui se froisse, se déchire, diffuse, s'envole. Ou comment quitter sa zone de confort... Marouflé en transparence pour s'intégrer aux peintures précédentes, le croquis joue sur le contraste graphisme / matières avec bonheur.


Le workshop de l'après-midi consacré aux flux urbains (les gens et le mouvement), toujours animé par Delphine, a démarré dans la Gare de l'Est par un briefing consacré au positionnement des personnages et au repérage des connections entre les éléments qui composent la succession des plans dans l'espace. En y intégrant les gens, à la bonne place, à la bonne taille et à la bonne distance, bien sûr ! Une simple affaire de point de vue, finalement.


Puis Delphine procède à une rapide démo pour expliquer comment bousculer ses habitudes afin d'insuffler plus de spontanéité, de mouvement et de vie dans le dessin : en commençant par exemple par poser la couleur, en dessinant tout en même temps avec synthèse et globalité, en amenant une ligne qui serpente dans la couleur sans l'enfermer, en ouvrant les yeux et les contours... Pendant ce temps, Marion croque Delphine et les participantes attentives et curieuses.


Hop, c'est parti pour un premier sketch Gare de l'Est, puis on enchaîne par une mise en situation sur le parvis de l'Eglise Saint-Laurent, face à un carrefour brut de décoffrage : passants, voitures, bus, mobilier urbain, architecture conjuguent à tous les temps les multiples facettes des flux urbains.


Une journée passionnante et de belles rencontres malgré une météo maussade mais sèche... Merci à vous toutes pour votre énergie et votre enthousiasme et vivement la prochaine session, le 14 mai au Marché d'Aligre.