vendredi 18 août 2017

Bonnet d'âne

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Dernier croquis parisien sur le vif avant les vacances en Bretagne. L'inscription de mon fils au Lycée Henri IV, un jour de pluie, me donne l'occasion de croquer de la cour intérieur, la fameuse tour Clovis. Y montent avec le proviseur ceux qui obtiennent les félicitations à chaque trimestre passé au collège Henri IV. Autant vous dire peu qu'il y a peu d'élus à vous faire coucou du haut de la tour.


Pour moi cette fin d'année scolaire, c'est plutôt un immense bonnet d'âne, après avoir stupidement oublié dans le TGV, tout mon matériel de peinture. Ma belle boîte d'aquarelle émaillée avec laquelle j'avais fait un nuancier de fou, mon précieux carnet des ateliers USK10x10 et du stage avec Delphine Priollaud Stoclet. Grrrr. Comme punition, je peux m'infliger de recopier 100 fois: "J'écris mon nom et mon adresse sur mon carnet et j'étiquette mon sac", "Je vérifie bien que je n'ai rien oublié dans le train ou l'avion, surtout pas mon sac à trésor à mes pieds". Et je vous épargne mes recherches infructueuses aux comptoir des objets trouvés de toutes les gare traversées!



Allez, haut les cœurs, haut en couleurs. Le mieux, c'est peindre pour oublier et imaginer que mon matériel puisse provoquer une vocation.
Et puis chance pour moi, 10 jours après l'avoir perdu, mon sac a été retrouvé par une belle âme qui m'a recherchée par internet. Tout est bien qui finit bien. Alors bonnes vacances à tous, pensez à étiqueter votre matériel et surtout n'oubliez rien dans les trains ou les avions.

mercredi 16 août 2017

Et voici les résultats du 56ème SketchCrawl à La Villette !

[ par Urban Sketchers Paris ]


Dès 10h30 une quinzaine de sketchers étaient déjà à l'oeuvre autour de la Fontaine aux Lions.
Quelques têtes inconnues… enquête : ont trouvé l’information sur Internet… sont tombés sur le blog par hasard… cherchaient une activité pour ce week-end !
Premier sujet captivant : devant la Grande Halle, une “Ville éphémère” de cartons (par l'artiste Olivier Grossetête) était en cours d’installation avec participation des amateurs. Elle devait être démolie le lendemain. En fin d’après-midi, Claire a réussi à saisir la tour alors qu’elle s’écroulait d’elle-même.
A l’heure du déjeuner, la chaleur montant, nous avons grignoté sur la prairie salades et petits sandwiches à l’ombre de grands parasols de la Folie-café qui faisaient mine de s’envoler à chaque bourrasque de vent.
Puis le site de la "Bicyclette ensevelie” de Oldenburg et Van Bruggen a bien plu avec les moutons noirs du Velay, dits “moutondeuses” !
Tout le monde s’est éparpillé vers divers sujets : le Canal de l’Ourcq, les “Folies” rouges de Tchumi, les vues sur la Géode, la Cité des Sciences, la Philharmonie et sa terrasse, les manèges, etc.
Alors qu’il semblait de plus y avoir personne dans le Parc, les sketchers sont arrivés nombreux, tranquillement au pot final, au frais sous les grands arbres du jardin de la “Petite Halle”. Occasion de faire mieux connaissance, d’inciter les nouveaux à rejoindre les USK Paris. Et bien entendu, on a fait tourner les carnets.
D’ores et déjà l’idée a été lancée de poursuivre l’exploration du Parc dans sa partie nord lors du Sketchcrawl de l’été 2018 ! Pour un certain, c’était une première visite au Parc, sans doute y retourneront-ils avant.
Merci beaucoup à Monique pour l'organisation (et son texte) et à Dotun pour l'idée du sketchcrawl de l'été 2018!
A très bientôt pour le prochain Sketchcrawl en octobre.

samedi 12 août 2017

Un dimanche après-midi chez Eugène Delacroix

[ par Agnès Selles ]



Pour ceux qui restent à Paris cet été, le musée Eugène Delacroix propose un atelier aquarelle les dimanche après-midi.
Dès 14 heures, il y a foule dans le minuscule jardin du musée ! Chacun se précipite sur le matériel prêté et cherche une place où s'installer. Déception pour certaines qui pensaient trouver des fleurs : en cette fin de juillet il n'y en a quasiment plus ! Du coup un petit massif et ses deux dernières fleurs est pris d'assaut par les dessinatrices.



Comme les fleurs ne sont pas mon sujet favori, je préfère lever les yeux vers les maisons voisines qui observent de leurs fenêtres ouvertes l'agitation dans le jardin.
C'est sans doute elles dont parlait Eugène Delacroix quand il évoquait dans son journal "le soleil le plus gracieux sur les maisons qui sont en face de ma fenêtre".
Se souviennent-elles l'avoir aperçu ?

mardi 8 août 2017

Ceux qu'on ne voit plus dans les rues de Paris...

[ par MatLet ] 


Incroyable comme cet homme ne semblait pas exister aux yeux des autres passagers.

Comme tous les Urban Sketchers parisiens, j'aime dessiner les belles architectures haussmanniennes, les monuments historiques etc. bref, ce qui fait la beauté du Paris de carte postale.
Mais en tant que Parisien, je ne peux m'empêcher de remarquer la fracture qu'il y a entre le luxe architectural et toute une partie de la population qui vit dans une grande précarité.

Comme les autres Parisiens, j'avais pris l'habitude de ne plus voir cette misère, car il faut se blinder soi-même pour ne pas être pris à la gorge quand on croise quatre ou cinq personnes faisant la manche sur un simple trajet de métro...
Mais avec mon oeil de dessinateur, cette situation et ces gens sont devenus impossible à ignorer.
Il me semble que nous, Urban Sketchers, sommes les témoins de notre ville, dans ce qu'elle a de beau, comme dans ce qu'elle a de dur et de tragique. C'est pourquoi depuis quelques temps, j'ai accumulé un certain nombre de croquis de sans domiciles ou de gens dans la précarité. 

Certains profitent des terrasses, les autres se débrouillent pour vivre... un paradoxe parisien.

Je dois avouer que pour le moment, je n'ose pas aller à leur contact, je me contente d'enregistrer la trace de leur présence dans la ville, car nous avons trop appris à les oublier, à ne plus les voir.
C'est un premier pas vers un peu plus d'ouverture et d'humanité, me semble-t-il... le premier pas j'espère.

J'ai longtemps hésité avant de faire ce croquis. Suis-je un voyeur ? Je pense être un témoin.

samedi 29 juillet 2017

De la Sorbonne au Luxembourg avec Christine!

[ par Urban Sketchers Paris avec Christine Deschamps ]


                                                                                                                                   [ Christine Deschamps ]
Nous avons eu la chance d'avoir la visite de Christine Deschamps dimanche dernier. Nous en avons profité pour organiser une rencontre #uskparis entre la Sorbonne et le Luxembourg.
Christine : Usk Paris avait goupillé un rendez-vosu qui commençait devant le Sorbonne à 10 heures. L'occasion de retrouver des sketchers vus en juin à Lorient (Jean-paul ou agnès...) et de faire la connaissance d'autres simplement croisés sur les réseaux ... J'étais déjà venue à la Sorbonne depuis Censier en 1990 pour une assemblée générale étudiante pendant une grève dont j'ignore le motif.

                                                                                                                                                                               [ Agnès Selles ]
Agnès : Dimanche matin, 10 heures, nous sommes déjà une petite dizaine place de la Sorbonne, à nous retrouver autour d'un café. Puis chacun trouve sa place sous l'ombre des arbres ainsi que son sujet : immeubles du Boulevard St Michel, façade de la chapelle de la Sorbonne, et pour moi une vue du café où s'attardent encore deux sketcheuses.

                                                                                                                                                                                [ Anne Weber ]
Anne : Après une bonne heure passée à l'ombre de la place de la Sorbonne, il est temps d'affronter la chaleur au jardin du Luxembourg. Collée contre les grilles et frôlée par les coureurs à pied, je choisis de dessiner le faune dansant qui offre une belle perspective sur le Sénat.

                                                                                                                                                                 [ Christine Deschamps ]
Marion : j'ai retrouvé notre joyeuse troupe pour un pique-nique à l'ombre des arbres du Luxembourg. Avec Christine et Valérie, nous avons choisi la Fontaine Médicis. Vous la découvrez donc suivant nos deux visions : ci-dessus, celle de Christine, détaillée, méthodique, avec son trait précis, sans doute ni faille. La couleur à l'aquarelle vient souligner le plan du lointain en verts et bruns. On découvre les attitudes de ses personnages grâce au fait qu'elle les ait laissé en réserve. De mon côté, je me suis plutôt intéressée aux personnages dans ce sujet si complexe. Mais j'ai aimé le rapport entre la puissance de la sculpture en bronze à l'arrière plan et les gens lascifs et détendus du premier plan!

                                                                                                                                                                         [ Marion Rivolier ]
Nous avons terminé par un pot rapide pendant lequel nous avons continué à bavarder, à échanger et à partager nos dessins. Vous pouvez les voir sur le groupe Urban Sketchers Paris sur Flickr. Vivement la prochaine rencontre!

mardi 25 juillet 2017

Le 56ème SketchCrawl, c'est samedi 29 juillet à La Villette!

[ par Urban Sketchers Paris ]


                                                                                     [Aquarelle, de la Philharmonie à Pantin - Marion Rivolier]
Le 56ème World Wide SketchCrawl aura lieu le samedi 29 juillet dans la partie sud du Parc de La Villette.
La partie sud du Parc de la Villette s’étend de la Porte de Pantin au canal de l’Ourcq. Outre la Philharmonie, la Cité de la Musique, le Conservatoire de Paris et la Grande Halle, il présente de nombreux endroits où dessiner (canal, vélo enterré, forêt de bambous, folies, manèges, moutons, etc.). Vous pouvez prendre le plan détaillé à la Folie Info, juste à l’entrée du Parc.
En cas de mauvais temps, il sera possible de se réfugier sous la Grande Halle, au Musée de la Musique, dans l’entrée de la Philharmonie ou dans les lieux de restauration.
Voici les rendez-vous que nous proposons pour la journée :
- 10 h 30 :  accueil à la Fontaine aux Lions (accès : métro ligne 5 - arrêt Porte de Pantin
bus 75 et tram T3- même arrêt )
A cette heure là, seul le Café des concerts est ouvert dans le parc. C’est un peu cher… mais belle terrasse.
- 13 h : pique-nique à la Folie Café (sur la pelouse du Triangle). Petits sandwiches, petites salades, boissons, sympa, pas cher du tout, pour petites faims. Pas beaucoup de tables mais on est sur la pelouse ou sur nos tabourets.
Pour ceux qui ne souhaiteraient pas pique-niquer, il y a plusieurs lieux de restauration, dont la Petite Halle (dans la partie gauche de la Grande Halle) restaurant spacieux, italien (plats dans les 14/15 €). Au 200, av. Jean Jaurès, juste de l’autre côté de l’avenue, il y a un Monop' avec tout pour acheter son repas.
(Des WC publics gratuits sont dispersés dans le parc (voir le plan).
- 17 h : Rendez-vous au Jardin de la Petite Halle (sur la partie gauche de la Grande Halle) en face du restau Petite Halle. Lieu sans façons (une petite forêt), un cabanon pour acheter sa boisson. On prend les chaises et les tables disponibles au fur et à mesure des arrivées. En cas de mauvais temps, on s’installera au restau Petite Halle.

Le SketchCrawl est ouvert à tous, anciens et nouveaux, débutants ou non. Pas d'inscription demandée, il suffit de se rendre le jour J au rendez vous. (Mais si vous avez un compte Flickr, c’est gentil de prévenir de votre présence !)
Pour les infos générales sur le SketchCrawl, une initiative d'Enrico Casarosa :


The 56th sketchcrawl will take place in the south part of the Villette Park (near the Cité de la Musique, the Philamonie and the Grande Halle.

The meeting points are :
- 10:30 AM : Lions fountain (can't be missed in front of the Grande Halle) (public transport : métro line 5 - stop Porte de Pantin / bus 75 and tram T3- same stop)
- 1 PM : picnic at the Folie Café. What is called Folie is a bright red modern house, there are several of them through the park.
The Folie café is located on the big lawn between the Philarmonie and the Grande Halle
- 5PM : Jardin Petite Halle, garden located on the left side of the Grande Halle. If it's raining the meeting will take place in the Petite Halle restaurant

Public restrooms are located all over the park (see map)

vendredi 21 juillet 2017

Le Palais de justice de Paris bientôt aux Batignolles

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Encore un dessin au Palais de justice de Paris, me direz vous. Et oui, mais considérant que ce sont les derniers mois où nous pourrons y dessiner avant le déménagement aux Batignolles, ma tentation d'immortaliser ses salles majestueuses est plus forte. Armée de mon grand carnet de Moleskine, de mon aquarelle et mes pinceaux, je pénètre dans la 23em chambre, celle des comparutions immédiates du tribunal correctionnel. Gentlemen, les gendarmes vont ranger leur arsenal anti-terrorisme pour m'installer confortablement avec tout mon matériel dans le box de presse. Et heureusement car les bancs du publics sont archi bondés.

Il fait si chaud, plus de trente degrés en ce début d'été, que les assesseurs remontent les manches de leurs lourdes et épaisses robes noires. Ce qui leur donne une drôle d'allure, amusante à croquer. La tapisserie haute en couleurs, contraste avec le côté sordide des affaires jugées. Il s'agit dans ce type d'audience du tout venant de la délinquance ordinaire: drogue, vols, agressions sexuelles...


Le procureur présente l'air sévère, ses réquisitions avant que les avocats prennent la parole pour défendre leurs clients. En contre jour, baigné d'une lumière écrasante, il semble encore plus impressionnant. C'est souvent lui qui endosse le rôle du "méchant", en demandant la peine qu'il estime la plus juste mais qui apparait comme bien sévère sauf pour les victimes.

Face à lui, un très jeune garçon dans le box des accusés est totalement dépassé par la situation. La victime a déclaré que son agresseur de couleur portait un tee-shirt où il était inscrit " Dormir pour les riches". Lui nie farouchement que c'est lui. Jugé immédiatement après sa garde à vue, il arbore sur son torse cette pièce à conviction avec beaucoup d'embarras. Et si pourtant ce n'était pas lui?

lundi 17 juillet 2017

Préparation intense pour le Symposium des Urbansketchers à Chicago !

[ par Delphine Priollaud-Stoclet et Marion Rivolier ]

Nous animerons chacune un workshop lors du prochain Symposium des Urban Sketchers à Chicago fin juillet. Nous vous proposons de découvrir quelques uns de nos préparatifs avant le grand départ.


Delphine : Ravie d'animer un workshop intitulé " Sketch life, not shapes : let lines and colors swing " à l'occasion du Symposium Urban Sketchers qui se tiendra à Chicago fin juillet, j'expérimente activement l'art de faire dialoguer l’œil qui voit tout en même temps avec le geste fluide et la tache colorée qui font sens avec sensibilité.
Mon terrain de jeu : les Cinq Terres en Italie, et les façades animées des ravissants villages qui ponctuent ce petit morceau de côte ligure.


A Chicago les skylines, les volumes et les harmonies seront sensiblement différents mais l'énergie restera la même. C'est toujours le même émerveillement de voir surgir comme par magie la forme de l'informe, le sujet du chaos, la ville dans toutes ses dimensions.


 
Marion : J'ai imaginé un Workshop intitulé "How to reach the Sky?". Je travaille depuis longtemps sur l'idée que c'est notre manière de voir le monde qui guide l'évolution de notre dessin et de notre peinture. Ainsi changer, l'espace d'un instant, le point d'ancrage de notre regard, permet de découvrir la ville autrement. Pour le Symposium à Chicago, j'ai choisi le ciel comme élément référent. Ainsi, à travers plusieurs exercices, nous chercherons à découvrir comment le ciel peut devenir le révélateur de l'architecture, des constructions et de leurs couleurs et lumière.
J'ai testé ces exercices sur le ciel de Ménilmontant, tellement riche et changeant qu'il oblige à aller vite et à saisir rapidement les couleurs transformées par les ombres et les lumières.

Nous espérons partager avec vous ces cours et cette aventure à Chicago!
Nous sommes sur les réseaux sociaux avec les #uskchicago2017 et #usksymposium

jeudi 13 juillet 2017

On dirait le Maroc....mais c'est la Grande Mosquée de Paris

[ par Annick Botrel et Anne Weber ]

 

© Annick Botrel

Est-ce la chaleur étouffante ou une envie d'ailleurs inassouvie ? Plusieurs sketcheuses parisiennes sont allées dernièrement trouver de l'inspiration à la Grande Mosquée de Paris, à côté du jardin des Plantes.

© Anne Weber

En plein Paris, une oasis de fraîcheur par ces temps de canicule est une vraie bénédiction. On ne se lasse pas d'y aller et d'y retourner, histoire d'être dépaysé avec un ticket de métro.

 © Annick Botrel

Nouvelle visite : cette fois-ci, les arcades du jardin ont servi de parapluie ! Les azulejos des murs, magnifiques sont difficiles à traiter ; de même que les subtiles nuances de vert !

© Anne Weber

Inspirée par la mosquée de Fès (et le minaret par La Zitouna de Tunis) la Grande Mosquée de Paris est la plus vieille de France, inaugurée en 1926.
© Annick Botrel


dimanche 9 juillet 2017

Une performance au long court au Centre Pompidou

[ par Marion Rivolier ]

 


L'artiste Lee Mongwei a créé Our Labyrinth en 2015 à Taiwan. Cette performance a été réactivée au Centre Pompidou du 2 au 26 juin. Je suis tombée par hasard, une première fois sur cette performance. Une danseuse déplace des grains de riz par de larges mouvements circulaires à l'aide d'un grand balais. Les cheminements créés sur le sol noir forment une sorte de labyrinthe sans arrêt modifié par les gestes de la danseuse.
Les danseuses et danseurs se relaient et habitent cet espace à tour de rôle. C'est fascinant.
Je me plonge dans leur concentration extrême. Mon pinceau est entièrement à leur écoute, tentant de capturer l'intensité de leur proposition.

mercredi 5 juillet 2017

Musiques inside et outside

[ par Annick Botrel ]

J'ai eu l'occasion d'aller dessiner une répétition de trois musiciens américains (Ensemble Atlantica) à l'église Saint-Merry. L'espace pour nous et le concert en prime. Magique ! Exercice de personnages mais finalement relativement statiques. Le plus difficile étant de capter les mouvements de bras ou de mains.


J'ai fait abstraction du lieu, fascinée par le ballet des mains.

Je suis retournée à Saint-Merry pour la répétition d'une pianiste qui m'a laissé un peu... sourde ! En sortant, je n'ai pas résisté au plaisir de croquer la place la plus musicale de Paris (Stravinsky) avec ses Tinguely et Nicky de Saint-Phalle inanimés et muets mais combien pétillants.



Pendant que vous sketchcrawliez à La Défense, j'ai préféré croquer les musiciens "Bachiques Bouzouks" au jardin du Luxembourg. Un groupe de musiciens amateurs qui investit les lieux publics pour faire pousser la chansonnette à qui veut.

samedi 1 juillet 2017

De squares en jardins parisiens

[ par Claire Archenault ]




Square Séverine
Le Square Séverine, à la Porte de Bagnolet, à Paris, offre un espace de douceur et de jeu pour les enfants, et un panorama impressionnant sur les tours "Les Mercuriales" de Bagnolet .
Qui peut imaginer ce petit havre, coincé entre les extérieurs, le périphérique, et l'autoroute?
Belle lumière d'un soir d'été, les reflets sur les tours s'amusent dans leurs variations, et me clignent de l'oeil.




Square Maurice Gardette
Il est 12h , climat très estival et lumière crue…
Je me suis donnée la gageure de peindre les arbres dans leur diversité, leur présence rassurante, leur élégance, leurs rythmes… Au loin on devine les immeubles Haussmaniens , aux murs de pierre de taille, fenêtres ouvertes…
La cyme des arbres est bien plus haute que mon format (papier satiné Fabriano 19x56 cm).
C'est un parc naturel, qui mérite une pause, d'ailleurs la pause déjeuner arrive, les bancs à l'ombre se remplissent des employés du quartier.


Jardin sur le Toit
C'est une toute autre ambiance au Jardin sur le Toit, qui couvre un espace de 1000m° sur le toit d'un gymnase, une expérience pilote d'un immense potager solidaire, collectif et partagé , crée par l'Association Arfog-Lafayette, 1 des 3 Jardins du Béton dont elle s'occupe.
On y trouve aussi des arbres de Judée, des framboisiers, du cassis, de la lavande, des herbes aromatiques, et même une poule! Vue imprenable sur le nouveau visage du quartier de la Réunion.

mardi 27 juin 2017

Ground Control 2017 en noir et blanc

[par Agnès selles]

 


Les quatre jours passés à Lorient, à dessiner, partager, regarder les carnets des autres, m'ont donné envie de me remettre au croquis au feutre et de délaisser (très temporairement !) ma boîte d'aquarelle.
C'est au nouvel espace éphémère Ground Control, installé cette année sur la terrasse de la Halle Charolais que je me suis rendue.


 Il me fallait un peu d'architecture, un peu de végétation, une peu de personnages, un peu de bric à brac. Et je n'ai eu aucun problème pour y trouver tout ce dont j'avais besoin !


Finalement j'ai bien apprécié cette petite pause en noir et blanc où j'ai oublié tous les problèmes liés à la couleur, pour me concentrer uniquement sur le dessin.

samedi 24 juin 2017

Brasseries Parisiennes

[ par Martine Kervagoret ]




Ce jour là en passant devant le bouillon Chartier, il n'y avait personne à l’extérieur. d'ordinaire 30 à 40 personnes attendent dans ce petit passage. Il était midi je n'ai pas hésité, je suis entrée...J'adore cette immense salle, la verrière, ces grandes glaces, les ferronneries Art déco. Ce restaurant a été créé en 1896 par les frères Chartiers. Pour la petite histoire les premiers bouillons ont vu le jour en 1855 dans le quartier des halles, grâce au boucher Pierre Louis Duval qui proposait aux travailleurs un plat unique de viande et un bouillon pour un prix modique...au début du 20ème siècle ils étaient plus de 250 bouillons à Paris. Pendant longtemps ce restaurant a été le moins cher de la capitale, aujourd'hui même si les prix restent raisonnables il s'est aligné sur les brasseries parisiennes. Pas de chance j'ai fait un mauvais choix... mon rôti de veau pomme grenailles m'a rappelé le goût des plats des cantines scolaires d'antan


Dans le 6ème arrondissement le bouillon Racine a également été créé par les frères Chartier en 1906. Cette brasserie Art nouveau aux boiseries travaillées, miroirs biseautés,vitraux colorés a beaucoup de charme, l'immense salle au 1er étage est magnifique. j'ai préféré rester au rez de chaussée pour une ambiance plus intimiste. Ce restaurant est bien plus cher que le précédent mais un menu le midi en semaine est tout a fait abordable. pas de fausse note cette fois ci c'était délicieux :)

mardi 20 juin 2017

Un samedi à Oignies avec les sketchers lillois

[ par Sophie Voisin ]

 

vue d’ensemble, sous l’auvent du Métaphone.

Ce samedi du mois de mai j’ai retrouvé les sketchers du nord pour une journée de dessin à Oignies, à une trentaine de kilomètres au sud de Lille. Le matin, nous étions une douzaine à croquer le site du 9-9bis des mines de Dourges, sous un ciel un peu gris. Étrange atmosphère dans ce lieu quasi désert dont on ne peut oublier qu’il fût autrefois grouillant de vie et de labeur.

Dans notre dos, le Métaphone, salle de spectacles et instrument de musique urbain, émettait parfois quelques sons, au détour d’un courant d’air.




Le carreau de fosse 9-9bis situé au cœur du Bassin minier a fonctionné de 1933 à 1990 et 8 millions de tonnes de charbon ont été remontées des puits. Classé aux Monuments historiques en 1994 il a été inscrit en 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de « paysage culturel évolutif ». Au loin, on aperçoit le terril 110, lui aussi inscrit au patrimoine.

À midi, nous avons rejoint la petite ville d’Oignies où nous espérions reprendre des forces (et des calories) aux baraques à frites et à pizzas habituellement stationnées place de la République. Malheureusement, les camions étaient fermés le weekend et le bar le plus proche ne proposait aucune restauration. C’est donc dans un kebab (au nom d’une région turque elle aussi inscrite sur la liste des sites à protéger, la Cappadoce) que nous avons trouvé de quoi satisfaire notre appétit.

L’après-midi nous étions encore sept dessinateurs pour aller croquer les résidents de l’EHPAD Stéphane Kubiak. Un bâtiment tout neuf, au bout de la rue de l’Avenir.


Nous nous sommes répartis en deux groupes pour visiter tous les étages. Après chaque croquis, d’une dizaine de minutes, nous montrions son portrait à chaque modèle. Parfois, une conversation s’amorçait. Si les résidents étaient plutôt contents de notre visite, et trouvaient les portraits de leurs voisins particulièrement réussis, le rapport à leur propre image donnait parfois lieu à des réactions mitigées : « C’est à ça que je ressemble ! ben j’suis pas bien belle, en même temps, on est vieux », m’a dit Simone, philosophe.


Vers 16h30 quand nous avons rassemblé tous nos dessins sur les tables de la salle commune, nous avions produit une bonne soixantaine de portraits. Ils feront l’objet d’une exposition dans la salle commune de cet établissement où nous avons été particulièrement bien accueillis, pour être ensuite offerts à nos modèles d’un jour.

vendredi 16 juin 2017

Paris, au gré des coupoles

[ par Anne Weber ]


A Paris, quand on parle de coupole, on pense immédiatement au dôme doré des Invalides. Pourtant, il existe dans la Capitale de nombreuses autres coupoles moins connues comme celle de l'Eglise du Val de Grâce, sûrement l'une des plus vieille.


Celle-ci de taille plus modeste se trouve sur le toit du Printemps, j'ai eu la chance de la croquer depuis la terrasse du magasin avant que celle-ci ne ferme définitivement pour se transformer en restaurant de luxe.


Les touristes connaissent tous celle de l'Institut de France puisqu'elle fait face au Pont des Arts ! 



Enfin, presque aussi célèbre que celle des Invalides, voici la coupole du Panthéon. Chaque année à partir d'avril, on peut monter au niveau de la colonnade pour bénéficier de magnifiques vues sur Paris mais impossible d'y dessiner, le temps y est compté !