mercredi 18 octobre 2017

Expériences et découvertes pour la Fête de la Science !

[ par Marion Rivolier ]


J'ai passé quelques heures à la Cité des Sciences vendredi dernier pour croquer La Fête de la Science. Le groupe Urban Sketchers Paris a été sollicité pour suivre cet événement vendredi et samedi. Nos dessins ont été relayés sur les réseaux sociaux de la Cité #citedessciences #fds2017


Le vendredi était la journée des scolaires, la Cité grouillait d'enfants surexcités par cette sortie exceptionnelle! Dans le premier dessin, vous pouvez découvrir un atelier mêlant réalité virtuelle et sensations physiques : dans "Virtual Moon Walk", les enfants croient vraiment marcher sur la Lune. Ils sont suspendus grâce à un harnais et portent un casque de réalité virtuelle. L'expérience ne dure pas très longtemps, 4 ou 5 sauts à peine mais c'est une vraie réussite.


L'atelier suivant était plus artisanal mais tout autant passionnant : découvertes, surprises et expérimentations autour de la chauve-souris. Une petite fille a été transformé en véritable chauve-souris avec ses grandes ailles noires!
Assaillie par un certain nombre d'enfants, j'ai quand même pu dessiner La Folle Marionnette :  c'est émouvant de voir ces enfants découvrir les mouvements qu'ils peuvent donner à cette marionnette qui fait leur taille. Ils s'amusent à trouver des rythmes et faire quasiment s'envoler la créature!

dimanche 15 octobre 2017

Un jour de dessin avec Lapin

[ par Juan Carlos Figuera, correspondant invité ]



Pendant cet été, Lapin a visité Paris pendant quelques jours et j'ai eu l'opportunité de le rencontrer à l'une des sorties de Urban Sketchers Paris sur la terrasse du musée quai Branly ... Après cette journée, j'ai profité de l'occasion pour l'accompagner dans les autres endroits qu'il avait prévu de peindre dans le peu de temps qu'il avait. L'un de ces jours-là, nous nous sommes rencontrés au musée Rodin où j'ai décidé d'y retourner parce que la dernière fois que je l'ai visité, je n'ai pas eu le temps de peindre une sculpture, cette fois-ci non plus ...
Dès que j'ai trouvé Lapin dans le jardin, j'ai pu voir le dôme doré d'invalides qui brillait parmi un groupe d'arbres appartenant au musée et c'était ce que je peignais. Pendant que j'ai fini, Lapin est allé au musée et quand il est parti, j'ai décidé de l'accompagner dans son prochain lieu.


Alors, nous avons pris le métro direction la Défense, je me souviens que d'abord c'était le plan (dessiner la Défense) mais nous avons fini par visiter La Fondation Louis Vuitton où nous avons essayé de trouver un bon endroit pour le peindre de l'extérieur ... Je me souviens aussi que c'était une des choses que je ne pouvais pas peindre calmement la première fois que je l'ai visité à cause du froid de l'hiver et c'était très tôt dans la soirée, mais j'ai finalement réussi! Et déjà près du crépuscule, après avoir atteint les objectifs du jour, nous sommes allés boire quelques bières.



Juan est Vénézuélien, il est à Paris pour étudier l'architecture pendant un an avant de retourner à  Caracas pour terminer son diplôme. Il passe beaucoup de temps à arpenter Paris et à la dessiner sous toutes les coutures, c'est pour cela que nous l'avons invité à partager quelques dessins avec vous. Vous pouvez découvrir d'autres dessins sur le vif sur son site.

jeudi 12 octobre 2017

Exprimer son "Point de Vue" au château de Champs sur Marne !

[ Par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Marion Rivolier ]



Le groupe Urban Sketchers Paris a été invité à participer à une journée d’hommage à tous les arts le 1er octobre 2017 au Château de Champs-sur-Marne et dans son parc pour une journée festive et inventive.
Le Thème de cette année était : Le Point de Vue.

Nous étions environ une vingtaine à participer à l'événement; certains sont venus le matin, d'autres l'après-midi, c'est pour cela que nous n'avons pas de photo du groupe entier. Avec Delphine, Savath et Agnès, nous avions le créneau de 14H à 15H pour dessiner à l'intérieur du Château. Après une visite des lieux, chacun a choisi son point de vue et son mode d'expression : noir et blanc, couleurs, stylos, encre ou aquarelle.


Certains ont eu le courage de dessiner le parc malgré la petite pluie fine, un peu agaçante. Béatrice (au centre)s'était abritée sous un porche pour peindre le potager. De mon côté (à droite), j'ai peint sous une petite pluie fine qui m'a obligée à capter très rapidement l'ambiance du jour. Delphine (à gauche), s'est attaquée à la perspective du parc.


Puis nous sommes retournés dans le Château pour une dernière session de dessin. Emportés par la délicatesse et la beauté des décors, nous avons eu beaucoup de mal à quitter le château au moment de se fermeture. Vous pouvez voir les dessins de Bénédicte (à gauche) et Pascale (à droite).
Nous nous sommes ensuite retrouvées pour un dernier café chaud et quelques chouquettes dans les dépendances du château pour débriefer de l'expérience.
Nous avons tous passé un très bon moment.
Vous pouvez retrouver tous les dessins de la journée sur notre groupe Urban Sketchers Paris sur Flickr.

lundi 9 octobre 2017

Dans la douceur de l'arrière saison à Paris

[ Par Brigitte Lannaud Levy ]




Ça y est, la rentrée est derrière nous et pourtant l'été n'est pas fini. Si la chaleur s'est éteinte avec l'arrivée à pas feutrés de l'automne, il fait encore assez bon pour se mettre à l'ombre des arbres encore verts et bien feuillus. Place Dauphine, une jeune femme est plongée dans sa lecture. Je m'installe sur le banc d'en face pour la saisir et capter cet instant baigné d'une jolie lumière.


D'un pont, je traverse la Seine et je me retrouve face à Notre Dame, rue de la Bûcherie devant la ravissante librairie anglo-saxonne Shakespeare & Compagnie. Moi qui dessine toutes les semaines en atelier des librairies, je ne résiste pas à l'envie de la croquer sur le vif en m'installant sur le trottoir d'en face. Un orchestre de la nouvelle Angleterre démarre sur le bitume un mini concert sur le vif lui aussi. En live, dit-on en musique. Bien qu'en plein coeur de Paris, je suis tout à coup transportée de l'autre côté de l'Atlantique.


Même sensation d'être téléportée au bout du monde quand autour du lac Daumesnil quelques jours plus tard, je tombe sur une sculpture bien exotique intitulée "Pèlerins des nuages et de l'eau" réalisée par le sculpteur japonais Torao Yazaki. Ce groupe représente des pèlerins Zen, sans cesse cherchant la vérité à travers le spectacle de la nature, qu'ils parcourent tels les nuages du ciel, telle l'eau de la rivière. Tiens, tiens, au loin dans le parc, certains arbres ont commencé à roussir. Il est temps de préparer nos palettes aux orangés, ombres et terres brûlées. Bienvenue l'automne.

vendredi 6 octobre 2017

Parcours architectural dans Boulogne-Billancourt N°1

[ par Annick Botrel ]

De retour de vacances, j'ai vraiment eu envie d'explorer ce qu'il y avait dans ma ville. Un passé architectural bourgeois et un autre industriel. Sans compter le présent ! J'ai commencé par le nord avec ses villas cossues du XIXe siècle et ses maisons des années 30. Ici, la villa Renard construite en 1928. André Malraux y résida en tant que locataire entre 1945 et 1962. En 1962, un attentat contre lui commis par l'OAS, blessa grièvement la fille des propriétaires, Delphine Renard.

Un peu plus loin, la maison du 62 boulevard de la Reine, construite par Alexandre Barret en 1902.


Rue du Belvédère, la villa Dora Gordin, construite en 1929 par les frères Perret en béton armé.


Enfin, un immeuble fin XXe dont la couleur guimauve ne demandait qu'à être croquée !

mardi 3 octobre 2017

Autour de l'Opéra Garnier

[ par Anne Weber ]


Après une bonne partie de l'été occupée à visiter des contrées plus lointaines, c'est avec plaisir que j'ai rejoint quelques amies parisiennes pour une journée de croquis autour de l'Opéra Garnier.
C'est tout naturellement que j'ai commencé par un dessin d'ensemble pour saisir la façade emblématique.

J'ai ensuite dessiné l'une des quatre sculptures principales : la Danse de Carpeaux ; cette oeuvre causa un grand scandale lors de sa création et quelqu'un lança même dessus un encrier rempli d'encre noir dont l'original au Musée d'Orsay porterait encore les stigmates. En tous les cas, rendre compte sur le papier de la ronde des danseuses et de leur allégresse ne fut pas chose facile !


Pour terminer la journée, j'ai choisi de faire une partie de la façade latérale (côté jardin) où l'entrée destinée à Napoléon III est marquée par deux grandes colonnes surmontées d'un aigle. Le décor est plus que foisonnant et je me perds un peu...Je ne pouvais par partir avant d'ajouter l'une des 22 statues lampadaires que l'on trouve sur les 2 façades latérales.

samedi 30 septembre 2017

Bucoliques bords de Marne au Perreux sur Marne

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]

Les Bords de Marne, Le Perreux sur Marne

J'habite à deux pas des bords de Marne, ravissante promenade à seulement quelques encablures de Paris ; et chaque fois que je rentre à la maison en passant par le Quai de l'Artois, je me dis : "Quand même, tu dessines au bout du monde et jamais en bas de chez toi... Ça vaudrait le coup pourtant !" J'adore reluquer les demeures anglo-normandes à colombage, ou les charmantes maisons Art Nouveau qui bordent le quai.
Et les bacs à fond plat tout en bois qui font la navette entre la ville et l'Île aux Loups, juste en face, donnent à l'endroit un charme fou. Chaque villa possède le sien, soigneusement amarré au ponton qui dessert la propriété.
Cet après-midi, la lumière orageuse tombe du ciel en fracassant la cime des arbres.
Mais rien n'empêche les mordus d'aviron de s'entraîner à la force des bras, suant et bravant courageusement le courant. Quatre adolescents squattent un ponton et se baignent en poussant des cris de sauvages. Au fond, le viaduc de Nogent.
Il règne-là comme un parfum d'impressionnisme...
Je jongle avec les reflets changeants des saules pleureurs, les mille et un verts ombrés de pourpre et de mauve, parfois saupoudrés de paillettes sanguines qui annoncent l'automne.
Derniers jours de vacances au bord de l'eau.

Les Bords de Marne, Le Perreux sur Marne

mercredi 27 septembre 2017

Sculptures du Parvis du Musée d'Orsay

[ Martine Kervagoret ]



Quand j'arrive devant le musée d'Orsay j'ai toujours du mal à résister à un petit dessin, les sculptures devant sont magnifiques, mais je ne m'étais jamais attaquée aux statues des 6 continents à droite du parvis. Celles ci ont été commandées pour l'exposition universelle de 1878 et installées auparavant dans les jardins du Trocadéro avant de trouver leur place ici dans les années 1980. J'ai choisi de dessiner l'Asie d'Alexandre Falguière, elle est en fonte de fer, elle était à l'origine dorée. Il y avait ce jour là beaucoup d'animation autour de moi. les gardiens qui s'ennuient et viennent vérifier si je n'ai rien oublié dans mon dessin, les profs de dessin qui observent l'avancée du croquis, les touristes qui défilent et récitent inlassablement les noms des continents . Ouf j'ai quand même réussi à rester concentrée.



Le jeune éléphant pris au piège d'Emmanuel Fremiet est une des 3 sculptures animalières du parvis, je le croque et recroque toujours avec plaisir. Ici le dessin a été fait vers 18h, c'est un changement d'ambiance total, peu de touristes, la place est investie par les skateurs qui ne restent pas très longtemps. C'est calme, reposant ....parfait pour terminer la journée.

dimanche 24 septembre 2017

Les stars du Parc Monceau

[ par Agnès Selles ]



Quand je suis arrivée au parc Monceau, j'avais déjà en tête ce que j'allais dessiner : les fausses ruines décoratives du XVIIIème siècle. Mais c'était sans compter sur la puissance de persuasion des arbres majestueux de ce jardin parisien. Ce sont donc finalement les platanes qui ont détourné et retenu toute mon attention pendant l'après midi.


Car ce sont bien eux les stars de ce parc, tel ce platane d'Orient de 7 mètres de circonférence et de 31 mètres de haut. Il est le plus ancien arbre du parc. Planté en 1814, il a du être le témoin d'un grand nombre de petites et grandes histoires pendant ces deux siècles !

jeudi 21 septembre 2017

La fête de Ganesh à Paris édition 2017

[ par MatLet ]


Comme l'année dernière (voir ici), je n'ai pu résister à l'envie d'aller croquer pendant la fête de Ganesh à la Chapelle.
Mais cette fois je suis arrivé bien tard, vers 13h, alors que la fête battait déjà son plein. Musique super forte, foule qui me bouscule toutes les deux secondes, personne qui ne tient en place plus d'un court instant... les conditions ne sont pas optimales pour dessiner.
Je commence à me diriger vers un restaurant pour prendre des forces et trouver l'inspiration, quand enfin, j'aperçois mon premier sujet : un homme à l'intérieur d'un char immobile, entouré par une foule de femmes.
J'ai très exactement le temps de poser mes lignes et le char s'ébranle et disparaît à toute vitesse ! Je rajoute juste quelques couleurs et pars à la recherche de mon prochain modèle.


Je repère cette femme près d'un stand, en habits traditionnels comme de nombreuses personnes aujourd'hui.
Plutôt que de tenter un "croquis volé", je vais la voir directement, je lui montre un peu mon carnet et lui demande si je peux la dessiner. Elle accepte volontiers et pose bien sagement tandis que je me mets au boulot.
Elle s'appelle Uma et elle est très belle dans son sari violet et doré. Je lui propose de lui envoyer le dessin par mail. Quand je lui montre le résultat, elle me tend un billet de 10€ que, contrairement à l'année dernière, je refuse car je ne peux pas lui donner le dessin.
La fête de Ganesh est décidément un des rares endroits où le dessin peut rapporter !
Je m'accorde finalement une pause déjeuner chez Krishna Bhavan, mon restaurant indien préféré, qui est aussi une des raisons de ma venue dans le quartier !

Avant de rentrer chez moi, je réalise que je suis passé à côté d'un des aspects les plus notables de la fête de Ganesh : le grand massacre des noix de coco !
Sur le passage des chars, les gens jettent des noix de coco par terre, qui se brisent avec des grands "POC". D'après mes rapides recherches, la symbolique serait la suivante : "la coquille symbolise l'illusion du monde, la chair le Karma individuel, et l'eau l'ego humain, en brisant la noix de coco, on offre son coeur à Ganesh".
Il y a tant de noix de coco brisées que quand les chars rentrent au temple, la voirie les suit directement pour nettoyer la rue ! La cérémonie est finie et j'ai donc raté les grands tas d'écorces, mais comme je veux garder une trace, je me retrouve à croquer le contenu du caniveau où une noix a échappé au nettoyage !
Encore une nouvelle expérience de croqueur et surtout un super moment de fête et de partage avec la communauté indienne de Paris !

lundi 18 septembre 2017

Errances d'été à Paris

[ par Claire Archenault ]



Un été Parisien, entre terre et ciel ...
Au Macval , centre d'art contemporain de Ivry sur Seine, se tient un très belle exposition ,
TOUS DES SANGS MELES
Je n'ai pas eu le courage de croquer l'espace de l'exposition en dessin, POURQUOI ?
Pour respecter les artistes dans leurs volontés, et surtout ne pas les trahir : l'espace est grand, et moi je ne peux réduire cette vision dans quelques centimètres de papier .
Mais à l'extérieur, une panoplie de jeux d'enfants, dans le jardin et ce chat, tellement présent et sa femme à l'autre bout du parc...!


Sur le quai Henri 4, Paris 1er, j'observe les danseurs de tango, sur l'autre rive, c'est le ciel changeant qui m'appelle. Mes chaussures de tango sont dans le sac à dos, mais je préfère me plonger dans le ciel et l'eau de l'aquarelle.


Terrasse du Musée d'Orsay ,
Ce papier Arches, que j'ai mis pour expérience dans mon carnet fabriqué maison, est très difficile à gérer, autant que les selfies des touristes sur le toit du Musée d'Orsay mais le ciel, encore une fois, me rend grâce de sa grisaille. Entre gris de Payne, alizarine et ocre et 15 minutes d'absence, à la vie de cette capitale, visitée par tant et tant de personnes, je redescends bien vite sur terre, le niveau 0

vendredi 15 septembre 2017

Cap à l'ouest.. de Paris et de France

[ par Annick Botrel ]


Belle Ile. Le paquebot Vindilis.

Pour finir mes vacances à l'Ouest... enfin le grand, et y rester ;), je décide de mettre en parallèle ce que j'ai pu dessiner pendant mes vacances à Belle-Ile-en-Mer et à Boulogne-Billancourt. Ici un "bâtiment" métallique, bondé d'estivants, qui assure la liaison entre Quiberon et Belle-Ile-en-Mer.
Boulogne. La villa Ternisien.

J'ai exploré "Boulogne-plage" sous un regard neuf de touriste ! Je suis partie à la rencontre du patrimoine architectural des années 30. Ici, un autre "paquebot" tout blanc, mais cette fois de pierre. Ici, l'immeuble de rapport, dite la villa Ternisien, construite par Pingusson (1933-1936). A l'origine, s'élevait une maison Le Corbusier dont les propriétaires étaient mécontents de par les malfaçons. Elle fut donc remplacée par cet immeuble. Pingusson s'inspira des paquebots de l'époque avec ses fenêtres-hublots et sa pointe arrondie en forme de proue.
Belle-Ile. L'avant-port du Palais.
Vision de "carte postale". Un quai, des bateaux et un phare au bout....
Issy-les-Moulineaux. Berges de Seine.
Vision urbaine. Un quai, la Seine, des péniches et Paris au loin. Mêmes ingrédients qu'à Belle-Ile. Morale de l'histoire : les vacances servent à poser un regard neuf sur notre environnement proche !

mardi 12 septembre 2017

Escapade hors Paris : à la découverte des couleurs de Marseille

[ par Bérengère Hurand et Béatrice Kluge ]

BH : Vue sur le Fort St Jean (à l’entrée du vieux port) depuis l’Abbaye St Victor. Technique mixte encre + aquarelle.
Nous avons été un petit groupe de 5 personnes à partir pour une semaine de dessin à la découverte de Marseille.
Dessiner Marseille incite à utiliser les couleurs les plus vives de la palette : bleu du ciel parfois un peu voilé, bleu intense de la mer tirant sur le vert et parfois sur le turquoise, beige rosé ou doré du bâti, toits de tuile dans les tons d’ocre.

BK : Vallon des Auffes. Vieux papier, feutre et aquarelle.
Dessiner Marseille, c’est aussi se faire la main sur les bateaux… et les roches, blanches, sèches et découpées comme au couteau, pas si faciles à saisir.

BK : Cathédrale de la Major. Vue depuis le parc Puget. Aquarelle et feutre.
Paysages très divers dans un petit périmètre (tout est accessible à pied ou en bus) : une ville méditerranéenne, bruyante et haute de bâtiments, monumentale (ND de la Garde….

BH :Notre Dame de la Garde. Technique mixte encre sur papier coloré + gouache
….Vieille Charité, Fort St Jean, MUCEM) mais aussi un vieux port sur lequel il est possible de trouver de multiples points de vue (depuis le Fort St Nicolas, l’Abbaye St Victor ou le Pharo), une large ouverture sur la mer, des quartiers populaires charmants et colorés (Panier, Vallon des Auffes, Endoume),…

BH : Quartier populaire du Panier, coloré et vivant : rues tortueuses et vieilles maisons. Encre sur papier japonais.
...des bords de mer sauvages et minéraux (Les Goudes, Iles du Frioul) ou paradisiaques (Calanque de Sormiou)…
 
 
BH : Vue plongeante sur la calanque de Sormiou, depuis la barrière rocheuse qui la surplombe.Encre sur papier japonais.
BK : Calanque de Sormio
Marseille est une ville de contrastes.
Difficulté particulière : quand le Mistral ou la Tramontane se lèvent, il est vraiment dur de dessiner dehors, à moins de trouver un abri sûr… Le dessin est un sport extrême, quand les rafales arrachent le carton des mains ou font valser la palette.

BK : Iles du Frioul. Feutre, aquarelle.

samedi 9 septembre 2017

Let's go to Chicago ! Memories of a great Symposium

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]

Urban Sketchers Symposium, Chicago 2017, Delphine Priollaud-Stoclet

J'ai vécu un incroyable mois de juillet à naviguer entre l'Italie, Paris, la Grèce et enfin Chicago pour le Symposium annuel Urban Sketchers où j'ai eu la joie d'animer un atelier, et surtout de participer à une fabuleuse aventure humaine tissée de rencontres dans toutes les langues et de croquis inspirants.

23 juillet : j'atterris à Roissy, en provenance de Paros, mon paradis cycladique. A peine le temps de faire une machine, de remplacer tongs et maillots de bain par des vêtements plus urbains et de faire le point sur mon sac de dessin avec les indispensables à ne surtout pas oublier pour le Symposium Urban Sketchers à Chicago. Mes handouts, du papier en quantité, trois palettes d'aquarelle qui ont fait rigoler tout le monde...

24 juillet : De retour à Roissy, je décolle pour Chicago, une coupe de Champagne à la main. Le bonheur du surclassement : ça s'annonce bien !

Le premier jour, encore un peu décalée, j'arpente en long, en large et en travers State Street afin de trouver le spot idéal pour mon workshop "Sketch life, not shapes : let lines and colors swing". J'ai besoin d'un large trottoir pour installer les participants, d'une vue dégagée sur la perspective urbaine, de mouvement, de ciel et surtout de vie. L'intersection State Street / Madison Street est parfaite ! Je travaille sur les exercices d'échauffement en testant l'atelier du début jusqu'à la fin en rythme avec la musique puisqu'un groupe de jazz s'est installé juste à côté de moi.
Urban Sketchers Symposium, Chicago 2017, Delphine Priollaud-Stoclet

Je profite également de Chicago pour dessiner "pour moi" avant le rush des deux journées intensives de workshops qui me laisseront exténuée mais heureuse ! Avec Marion Rivolier, nous décidons de flâner au bord du lac, puis de prendre un verre au Cyndi's pour dessiner la vue sur le Millenium Park (le verre de vin le plus cher de toute ma vie).... Pour moi qui déteste les vues panoramiques surplombantes et les rangées de fenêtres, c'est pas gagné ! Finalement, vin rouge aidant, je m'amuse bien.

Urban Sketchers Symposium, Chicago 2017, Delphine Priollaud-Stoclet

27 juillet, première journée de workshops : dire que je suis stressée serait un faible mot. En guise de thérapie j'applique alors ma règle n°1 : faire le vide avec un dessin fun et sans contraintes. C'est parti pour un Bean rigolo au feutre, sans prise de tête et comme un jeu d'enfant sans enjeux !
Urban Sketchers Symposium, Chicago 2017, Delphine Priollaud-Stoclet
Malgré l'angoisse d'enseigner en anglais, j'ai adoré concevoir et faire ces workshops : l'énergie et la bonne humeur des participants, leur goût du risque et du défi typiquement américain, leur spontanéité et leur gentillesse. J'ai beaucoup donné, mais reçu tellement en échange !

Urban Sketchers Symposium, Chicago 2017, Delphine Priollaud-Stoclet

Dernière matinée avant de quitter Chicago. Un petit tour chez Blick pour ajouter à ma collection de couleurs des tubes d'aquarelle Daniel Smith aux teintes somptueuses.
Et puis, je quitte en métro le Loop pour Chinatown : une subite envie de bazar après les rues bien rangées...
Urban Sketchers Symposium, Chicago 2017, Delphine Priollaud-Stoclet

Bye bye Chicago, bye bye sketchers ! See you in Porto next year !