dimanche 23 avril 2017

Petite balade dans Paris à la recherche de Rodin

[ par Martine Kervagoret ]




Ma balade commence avenue des Gobelins devant cette façade sculptée par Rodin alors qu'il était jeune étudiant aux beaux arts. Elle évoque pour moi d'agréable souvenirs, c'était il y a quelques années mon cinéma préféré.

A quelques stations de métro de là, au croisement du boulevard Montparnasse et du boulevard Raspail se dresse la statue de Balzac. Dans cette œuvre Rodin a voulu mettre en exergue la force créatrice du romancier mais quand on la regarde on peut imaginer l'immense tollé qu'elle a provoqué !


Un peu plus loin rue de Varenne, j'adore le charme du musée Rodin et de ses jardins, le sculpteur y a vécu les dernières années de sa vie. Le soleil étant au rendez vous, j'ai préféré ce jour là dessiner le Penseur dans le jardin.


Le grand Palais célèbre actuellement le centenaire de la mort du sculpteur, il y avait beaucoup de monde, c'était le début des vacances scolaires, je me suis trouvée un petit coin tranquille pour dessiner cette assemblage étrange, le masque en plâtre de Camille Claudel avec la main d'un des bourgeois de Calais.Cette exposition se termine le 31 juillet 2017.

jeudi 20 avril 2017

A la Recyclerie dans le 18ème arrondissement

[ par Agnès Selles ]

Cette après midi là nous étions cinq sketcheuses à nous retrouver à la Recyclerie. La Recyclerie est l'ancienne gare Ornano de la Petite Ceinture, transformée en 2014 en café-cantine, ferme urbaine, atelier de réparation etc. Un lieu accueillant et pratique pour dessiner au chaud pendant l'hiver.
Arrivée en avance, je me suis installée dans un des fauteuils de la mezzanine pour croquer les quelques personnes qui y déjeunaient encore.


Puis, des tables s'étant libérées, c'est au rez de chaussée dans la grande salle que nous avons pu établir notre QG ! Pour certaines c'était l'occasion de poursuivre leur défi : "One week 100 people". On était jeudi, l'avant dernier jour.
Chacune a choisi sa prochaine victime (modèle !) et le choix était vaste : étudiant devant son ordi, copines en vadrouille,détente entre collègues, dormeur sur son fauteuil. Même ceux qui nous ont repérées ont joué le jeu!
L'un d'entre eux a fait l'unanimité : cet homme à droite, au front dégarni mais aux tempes bien fournies, pull rose, broche en toile d'araignée, et qui parlait tout seul en écrivant au feutre rouge. Nous l'avons baptisé : "Le Prof de Philo". Merci à lui pour sa participation involontaire !

lundi 17 avril 2017

Le 55ème SketchCrawl, c'est samedi 22 avril à La Défense!

[ par Urban Sketchers Paris ]


 [Marion Rivolier]
Le 55ème World Wide SketchCrawl aura lieu le samedi 22 avril à la Défense.

Voici les rendez-vous que nous proposons pour la journée :

10h30 : cafétéria Monoprix à l'intérieur du CNIT juste à gauche de l'entrée ( accès : métro ligne 1 ou RER ligne A - arrêt la Défense (Grande Arche) - sortie 5 Calder-Miro)
13h : pique-nique place de la Défense (pelouse à côté de l'araignée rouge de Calder). Pour ceux qui ne souhaiteraient pas pique-niquer, la cafétéria Monoprix peut être une solution de repli. Il est possible d'acheter son sandwich dans l'un des nombreux stands de nourriture du centre commercial les 4 temps.
(Des WC publics gratuits sont situés au CNIT ou aux 4 Temps)
17h : Rendez-vous au Café de la Place toujours à l'intérieur du CNIT (impossible de réserver, on prendra les tables en terrasse au fur et à mesure de leur disponibilité).

Le SketchCrawl est ouvert à tous, anciens et nouveaux, débutants ou non. Pas d'inscription demandée, il suffit de se rendre le jour J au rendez vous.

The 55th SketchCrawl will take place on Saturday April 22 at La Defense (Metro: Line 1 or RER A : La Defense (Grande Arche)

10:30 am : at Monoprix Café inside the CNIT building
13 pm : we will have a pique nique at the Place de la Defense (lawn very close to Calder's red Spider) (it's possible to buy some food inside the shopping centre - les 4 Temps)
5pm : at Le Café de la Place (inside the CNIT again) where we will wrap up the day together looking at our sketchbooks.


[Anne Weber]

vendredi 14 avril 2017

Splendide dimanche pour le lancement de #usk10x10 !

[ par Urban Sketchers Paris ]



Et voilà, #usk10x10 est lancé pour Paris!
Nous avons passé un splendide dimanche à observer, analyser, comprendre, noter, décortiquer, dessiner et peindre pendant les Workshops de Jérémy Soheylian et de Isabelle Corcket. Marion Rivolier, organisatrice de l'événement, a testé ses progrès en anglais (!) en traduisant à nos participants non-francophones, a fait pas mal de photos et quelques croquis des croqueurs!


Dans le premier workshop, Jérémy a guidé les participants dans la compréhension d'une architecture (complexe!) dans la Cour Carrée du Louvre. Le soleil radieux dessinait parfaitement de superbes ombres qui ont aidé à donner à voir les modénatures des colonnes et pilastres.


Peu à peu, chacun s'est rapproché du détail qui l'intéressait, l'a dessiné d'une ligne claire et fluide, d'une seule traite et y a ajouté un léger lavis de terre d'ombre mélangée à un peu d'outremer pour lui donner du volume.


Le deuxième workshop a eu lieu Passage Richelieu : Isabelle a demandé à chacun de s'intéresser aux ombres et lumières et comment elles façonnent et modifient la perception de l'architecture. Elle leur a aussi proposé de composer du texte (enseigne et typographie) avec le dessin pour exprimer l'idée de "rentrer" dans le Passage. A l'intérieur du Passage, là où le contraste était le plus fort, elle leur a proposé de créer de la lumière en retirant de la matière plutôt qu'en en ajoutant!


Le dernier exercice permettait d'exprimer la "sortie" du Passage par les ombres propres et les ombres portées.
Merci à toutes et tous pour votre participation, vivement la prochaine session qui aura lieu le dimanche 30 avril!
Et n'oubliez pas #usk10x10 pour partager l’événement sur les réseaux sociaux!

mardi 11 avril 2017

Croquer 100 parisiens en un semaine : le challenge !

[ par Anne Weber, Marion Rivolier  et MatLet ] 


En mars, Liz Steel et Marc Taro Holmes ont lancé un défi à la communauté des Urban Sketchers : croquer 100 personnes en une semaine ! Pourquoi ce défi ? D'abord pour se motiver tous ensemble, car si tout le monde sait qu'une des meilleures façons de progresser est de pratiquer tous les jours, il n'est pas toujours évident de s'imposer une telle discipline. Ensuite, pour changer un peu de nos habitudes : pendant cette semaine, on oublie les monuments historiques, les perspectives complexes, les couchers de soleil... et on pratique le portrait, l'anatomie, les gens en mouvement !
Anne, Marion et Mat ont relevé le défi et nous racontent leur expérience.
(Retrouvez le travail de la communauté sur les réseaux sociaux avec le hashtag #OneWeek100People2017
Anne Weber



Ayant davantage l'habitude des croquis d'architecture, 100peopleOneWeek s'annonçait comme un réel challenge. Je me suis fixé comme objectif de faire des visages réalistes plutôt que ressemblants et je me suis limitée à deux types de lieux, café et metro complétés avec quelques "portraits de famille" pour tenir le rythme.
Au bout du compte, objectif à peu près réussi, j'ai notamment compris où placer les oreilles pour éviter les têtes trop plates. Par contre, j'aurai aimé utiliser davantage d'outils que le feutre noir et intégrer plus de couleurs, ce sera pour l'année prochaine !
Marion Rivolier


Suivre la proposition de Liz Steel et Marc Taro Holmes a été un véritable plaisir mais aussi un vrai défi. Je ne me rendais pas bien compte de la quantité de travail que cela impliquait de dessiner 100 personnes en une semaine (en réalité, cinq jours). J'ai décidé de travailler sur un carnet dédié, un carnet Moleskine aquarelle petit format (9x18cm) en vertical et d'utiliser plusieurs médiums : feutre, stylo plume, encre et aquarelle que j'utiliserai en fonction du temps et du confort à disposition.

J'ai beaucoup pris le métro et le train ce qui m'a permis de tuer le temps en dessinant. J'ai aussi profité des badauds et voyageurs de la Gare de Lyon, en soirée, quand je n'avais pas réussi à faire mon « quotas » quotidien (20 silhouettes par jour). Même si mon carnet était vraiment petit, je tenais à composer les personnages dans le format et à créer une ambiance, tant par la couleur que par les différentes échelles de dessin.

Ce challenge a été intense et passionnant car lorsque l'on dessine vraiment TOUS les jours, on progresse et on découvre énormément. On ne craint pas de rater une silhouette car on sait que l'on va tout de suite enchaîner sur une autre. On essaie, on se remet aux hachures (ce que je n'avait pas fait depuis des mois!), on cherche une couleur de peau ou une lumière avec des moyens très réduits et parfois dans des positions très inconfortables. Bref, une belle semaine que j'ai prolongée la semaine d'après pour terminer mon carnet !
MatLet


Contrairement à beaucoup de sketchers, je me sens plus à l'aise pour dessiner les gens que les bâtiments ou les paysages. Ce challenge n'allait donc pas forcément me faire sortir de ma zone de confort... Sauf que je l'ai entamé avec deux handicaps de taille !
D'abord, je n'ai entendu parler du challenge que le lundi soir, quand tout le monde a commencé à poster ses dessins. Je partais donc avec un jour de retard.
Ensuite, la semaine du challenge, j'étais en formation toute la journée, avec peu de transports en commun et de temps libre.
Pour garder la moyenne de 20 personnes croquées par jour, j'ai donc mis au point ma stratégie : croquer une personne par arrêt lors de mes trajets (8 arrêts aller, 8 arrêts retour) et 4 personnes de ma formation chaque jour !
J'ai pu atteindre mon but en faisant du noir et blanc intégral, ce que je n'avais jamais essayé et qui s'est révélé très agréable. Par contre, impossible de rattraper mon jour de retard, j'étais donc à 80 personnes quand le challenge s'est terminé... Mais ce n'est pas bien grave, j'ai pu reprendre mes croquis de gens à un rythme un peu moins effréné et je sais maintenant à quoi m'attendre pour OneWeek100People2018 !

vendredi 7 avril 2017

Un samedi à Paris : repérage #usk10x10 / Stories

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]



Après avoir animé toute la matinée un stage de Croquis urbain in situ sur le Pont des Arts, j'ai profité du soleil pour repérer les lieux en vue de mes deux prochains workshops pour les 10 ans d'Urban Sketchers : 10 Years x 10 Classes. Une belle aventure à croquer !

Je suis d'abord allée Gare de l'Est pour le Workshop intitulé "Les gens qui voyagent, flux urbains".
Un workshop consacré à l'expression graphique des flux et des déplacements.
Installée à la terrasse du Starbuck, j'en ai profité pour observer les allées et venues des voyageurs, baignés de lumière sous la verrière magnifique. Une famille indienne me filme sous toutes les coutures en train de croquer et le petit garçon me demande en anglais : "Mais comment tu fais pour copier ce que tu vois ?".
Moi : "Je ne copie pas, je regarde...".
Bref, je dessine vite fait le temps d'un expresso vite avalé : les jeux de lumière sont fascinants et mettent en vibration les gens qui passent.
A l'extérieur, je tombe sur un spot fabuleux pour la partie "outside" du workshop : des voitures, des bus, de la perspective, un carrefour... et de la place pour nous installer confortablement !

Je traverse ensuite le jardin Villemin pour me retrouver sur les bords du canal saint-Martin à la recherche de belles matières de murs pour mon second workshop : "Murs d'expressions".
Un atelier inédit pour travailler in situ davantage sur l'expression plastique des textures et des matières que du croquis en lui-même.
Quelques mètres plus loin, je tombe sur la perle rare...
 Un mur décrépi, recouvert de graffitis et d'affiches. la matière idéale ! J'installe mon petit atelier sur le trottoir sous les regards curieux des passants. 
Quel plaisir de conjuguer mon travail de plasticienne avec celui de l'observation in situ. 
Je lacère, je déchire, je colle, je patine, j'éclabousse, je gratte, je ponce, je racle... Des gestes plus habituels en atelier qu'à l'extérieur, mais on y arrive très bien. 
But du jeu : recréer la matière du mur. passionnant !

Inspirée par les collages in situ d'Ernest Pignon Ernest, je croque de manière plus habituelle ce coin de rue, pour intégrer ensuite le sketch à ma matière de mur.


Puis je patine et lacère à nouveau l'ensemble. 
J'ai hâte d'expérimenter à nouveau ces techniques dans la rue, quand le croquis se mue en tableau.

mardi 4 avril 2017

Comme à la maison au Pavillon des Canaux

[ par Anne Weber ]


Cela faisait longtemps que je voulais découvrir le Pavillon des Canaux dont j'avais si souvent entendu parler par les autres sketchers. Cette ancienne maison de l'éclusier du bassin de la Villette n'est à première vue qu'un bar-restaurant comme les autres où les clients envahissent les tables avec leur ordinateur portable.


Quand on monte à l'étage, on découvre un concept plus étonnant : les anciennes pièces de la maison ont gardé leurs fonctions d'origine ; on peut donc prendre le café dans l'ancienne chambre, le salon ou même la baignoire.
Les clients semblent apprécier l'idée, le temps de ma visite j'ai croisé une actrice qui postulait pour un rôle au théâtre, une psychologue/coach qui consultait et des lycéennes qui venaient boucler un exposé !

samedi 1 avril 2017

Après ce qui fût - Avant ce qui sera

[ par Sophie Voisin ]

la démolition du 109 rue Orfila

Les chantiers de démolition, en laissant apparaître les traces de ce qui fût, nous parlent du temps qui passe. Des arrière-plans sont mis au jour, qui seront bientôt masqués par les nouvelles constructions. Les bâches plastiques noires, retenues par des tasseaux de bois, forment de grands tableaux abstraits.

Comme la mémoire est volatile, en avril dernier, alors que l’avis de démolition avait été affiché, j’avais fait deux rapides croquis de l’existant. En souvenir de ce qui avait été.

mardi 28 mars 2017

Un matin au Louvre...ou presque

[ par Agnès Selles ]


Ce samedi matin , je me suis levée de bonne heure, bien décidée à aller dessiner au Louvre.
Je sors du métro et traverse la place Colette. Il fait beau, pas très chaud mais beau. Derrière les colonnes, la terrasse du café Le Nemours est presque vide.
Prendre un café ? Pourquoi pas ? Mais je voulais profiter de la tranquillité matinale du Louvre. Oh, allez, juste un café avec un croquis vite fait. Et puis la terrasse est chauffée !
Je commence: les personnages, les sièges, les colonnes. Aïe, ça ne va pas ! L'académie Française est toute écrasée. Tant pis, je recommence. Juste quelques minutes. Mon voisin commande un chocolat. Moi aussi. Encore quelques traits avant de filer au Louvre.
Il fait bon sous le chauffage, le chocolat est excellent. Encore quelques fenêtres. Même le serveur m'encourage ! Plus tellement envie de bouger finalement....

samedi 25 mars 2017

Qu'est-ce qu'une ville en transition?

[ par Marion Rivolier ]



Avec les étudiants de l'école d'architecture de la Ville et des Territoires, les enseignants territoire, projet et croquis, nous sommes allés à Magny-Les-Hameaux découvrir les actions des élus et des habitants qui font de ce hameau, une ville en transition.
Le Parc national régional, l'adjoint au maire, et quelques habitants nous ont parlé des diverses actions engagées par les uns et les autres pour modifier nos manières de se nourrir, se chauffer, se déplacer ou travailler. Suivant l'exemple de Rob Hopkins et son manuel de la Ville en Transition, ils ont pris en main leur avenir : perma-culture, monnaie locale (à venir), épicerie solidaire, ferme de réinsertion, espaces de coworking, mise à disposition de vélo électriques, auto-stop et covoiturage, etc.


Les étudiants, attentifs et intéressés ont pu découvrir l'énergie des participants : chacun, à son échelle, peut agir et participer aux changements qui nous permettront peut-être de se passer des énergies fossiles.
Pour moi, ce travail avec les étudiants, fut une véritable prise de conscience, un peu déprimante mais ouvrant des pistes de réflexions et d'actions passionnantes.


Un des groupes a travaillé sur la "prise de conscience", un autre sur la communication des actions, plusieurs sur la modification du paysage par la permaculture et d'autres sur l'habitat et les conséquences de sa modification sur l'espace public. Nous avons passé une dizaine de jours à réfléchir, s'interroger, dessiner, filmer, monter, découper, coller, colorer, planifier ou animer des dessins pour donner à voir ce concept de Ville en Transition.
A vous de jouer maintenant pour agir à votre niveau!

mercredi 22 mars 2017

Quelques toits Parisiens

[ par Martine Kervagoret ]



Vu du ciel, Paris est une mosaïque de gris faite d'ardoise et de Zinc, j'adore cet endroit, même si chaque fois que je dessine sur cette passerelle j'ai le vertige......vertige du fait de la hauteur mais aussi vertige de me perdre dans tous ces toits et ne plus savoir où j'en suis dans mon dessin.



Après avoir vu l'exposition "l'esprit du Bauhaus " au musée des Arts décoratifs je me suis installée dans les escaliers pour dessiner les toits de la rue de Rivoli.



Ce jour là le vent soufflait fort dehors, j'étais bien à l’abri derrière cette baie vitrée qui donne sur les toits musée d'Orsay.


En attendant ma copine Miriam de Munich sur le toit du Printemps Haussmann, je ne me lasse pas de ce spectacle incroyable, le soir les ciels sont fabuleux. Quel dommage que nous n'y ayons plus accès à compter du 13 Mai.

samedi 18 mars 2017

Croquis de bistrots dans 12ème arrondissement de Paris.



[ par Marie Christine Compan ] 


En fin de journée cette semaine, après le travail, j'ai continué l'exploration de mon nouveau quartier, avec pour le moment des croquis de bistrots. Mon carnet ne permet pas l'aquarelle. je dessine au stylo plume.



C'est l' occasion de saisir des postures, des mouvements de mains, les gens toujours protégés par les doudounes ou les écharpes.





mercredi 15 mars 2017

Black Supermarket

[ par Sophie Voisin ]

le fond du supermarché, revisité par Astro
De plus en plus souvent, les artistes de street art sont invités à investir les espaces désaffectés : le graf se marie bien avec l’éphémère.

On se souvient de la Tour Paris 13, qui a connu un immense succès avant sa démolition en avril 2014. Plus récemment, lors du 54e Sketchcrawl, les sketchers parisiens sont allés dessiner au Lab 14, anciens bureaux de la Poste du boulevard Montparnasse devenus pour quelques mois résidence d’artistes graffeurs.

Rue Notre-Dame-de-Nazareth, c’est un ancien supermarché Coccinelle qui a été transformé en lieu de vie éphémère de décembre à la mi-février. Sponsorisés par Carte Noire, les artistes L'Atlas, Tanc, Astro, Sun7 et quelques autres, ont revisité les lieux, jouant avec le noir bien sûr, mais aussi avec les couleurs de la nouvelle collection de capsules de café.
Lequel était offert gracieusement par de charmantes hôtesses.


dimanche 12 mars 2017

Intérieur-Extérieur parisien

[ par Claire Archenault ] 




28 Décembre 2016, je regarde la lumière de la fenêtre du salon, avec de beaux reflets jaunes rasants sur l'immeuble d'en face
Objets Mexicains, affiche d'Andy Warhol, Squelette, Diablito, et ma Minette qui ronronne sur le radiateur..; c'est la première fois que je dessine mon environnement, c'était presque une invitation de la lumière …
Je vole un peu l'âme de mon compagnon absent, c'est sa collection de trésors!!! à part le piano qui pleure de ne pas jouer et qui m'attend…
je les connais bien, ces objets, pourtant les dessiner me donne une autre approche…



De ma chambre, je vois l'angle de bâtiment en face avec un vélo accroché à l'étage supérieur
La nuit commence à tomber, , il est 16h15, et les chrysanthèmes encore joyeux sur le bord de la fenêtre me détournent de l'objectif,premier, décrire ma cité
L'ombre marque de plus en plus le cadre, l'extérieur se brouille…;



2 Janvier 2017, avec Vany, au café chez Gudule, tout près de chez elle, le café où tout est à l'envers
Obstinée dans mon regard intérieur-extérieur , j'en oublie les objets inversés, je cherche à comprendre d'ou vient la lumière, serait-ce de dehors ?



A nouveau il fait nuit, l'ambiance est animée dans le café, les voeux fusent, et derrière les vitres , les bruits de la ville reprennent leurs marques avec une certaine arrogance …
Je lâche les pinceaux, il me semble plus simple de "crayonner " avec mon stylo, grâce à la proposition de ma copine Vany d'USK! Merci Vany !
Il fait nuit noir maintenant…
Qu'il fait bon dedans, chez Gudule, métro Picpus, paris 12ème….

jeudi 9 mars 2017

Le Mac Val, ce n’est pas le bout du monde

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Premier Musée d’Art contemporain de la banlieue parisienne ouvert en 2005 à Vitry-sur-Seine, le Mac Val mérite vraiment le détour. Passez de l’autre côté du périphérique, à moins de 10Km de Paris au bout le la ligne 7 du métro parisien, direction Villejuif, prenez le bus 180. Trois arrêts plus tard, vous êtes arrivés. Bonne visite.


La très belle collection permanente accueille un millier d’œuvres des années 50 à nos jours et expose des artistes comme Annette Messager, Agnès Varda en passant par Pierre Soulages, Claude Lévêque... Je reste en arrêt devant « Les regards » de l’artiste de la mémoire, plasticien du temps Christian Boltanski. Cette installation est composée de treize visages cadrés serrés sur les yeux et photographiés sur un écran TV diffusant le film « Shoah » de Claude Lanzemann. Je suis bouleversée par le souvenir de ces disparus dont les regards tragiques me percent et me transpercent à l’instant même où je les dessine. Comme s'ils avaient traversé le temps.


Autre choc, entre vie et mort, l’exposition rétrospective de Jean-Luc Verna « - Vous n’êtes pas beaucoup maquillé ?- Non ». Pour comprendre cet énigmatique titre, je vous invite à aller découvrir les photos de l’artiste sur le net. Son visage et son corps sont des oeuvres d’art à part entière. Pour pénétrer dans l'espace d'exposition, on ouvre de longs rideaux de velours noir et on pénètre dans une mystérieuse pénombre noir pailletée au coeur d'un espace envoutant entre ombres et lumières.. Sensations garanties.


C’est la première monographie dans un Musée français de cet artiste-plasticien-performeur-musicien niçois. Entre ses collections d'oiseaux dessinés avec délicatesse et colorés de fards, ses majestueuses installations lumineuses « Paramour » (qui détournent le logo de la Paramount) et ses créations morbides mais poétiques, c'est tout son univers singulier d'Eros et de Tanathos qui s'offre à nous. Pas facile de peindre à main levée et dans l'obscurité ses monumentales installations sphériques, le noir de l'encre s'oppose à l'ombre...

mercredi 8 mars 2017

Un nouveau logo pour Urban Sketchers Paris!

[ par Urban Sketchers Paris ]


Le groupe Urban Sketchers Paris souhaite renforcer son identité et la communication avec ses participants.
Pour cela, Matlet a retravaillé le logo. Un grand merci Mathieu!
Pour découvrir les aventures dessinées de nos correspondants, c'est toujours sur ce blog!
Pour partager vos dessins, les commenter, se donner des rendez-vous pour dessiner ensemble, c'est sur le groupe Flickr Urban Sketchers Paris. Nous vous attendons!
Pour les adeptes de Facebook, pour connaître nos événements et nos rencontres, nous avons aussi une page Urban Sketchers Paris.

dimanche 5 mars 2017

Gaston fête ses 60 ans à la BPI

[ par Agnès Selles et Anne Weber ]


Agnès Selles

Nous étions 7 privilégiés ce jeudi matin à pouvoir dessiner dans l'expo "Gaston au-delà de Lagaffe" à la BPI du Centre Georges Pompidou, avant l'ouverture au public.
Quand j'ai vu qu'il y avait essentiellement des planches de BD, j'ai eu un peur de ne pas savoir comment commencer. Heureusement une classe en visite est venue mettre un peu d'animation.

A coté de Gaston et sous son oeil bienveillant, Anne se concentre sur les BD exposées.

Anne Weber

Et voilà le résultat : une composition originale qui n'aurait sans doute pas déplu à Franquin !

Agnès Selles

J'ai continué à dessiner l'après midi à la BPI, envahie par les étudiants, et dans une ambiance beaucoup plus studieuse que le matin !