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dimanche 3 décembre 2017

Pourquoi est-ce que je choisis des sujets si complexes?

[ par Marion Rivolier ]



Comme vous le savez peut-être, j’aime peindre des œuvres d’art parce que c’est un moyen de mieux comprendre l’architecture existante d’un lieu. C’est aussi un moyen d’observer et d’analyser comment ces œuvres jouent (ou non) avec l’espace.
Ces trois peintures ont été faites dans différents lieux parisiens mais j’ai utilisé la même méthode pour explorer ces œuvres d’art : j’ai joué avec l’espace négatif, j’ai gardé en réserve les blancs et exprimé les formes par les ombres. Ce n’est pas un chemin facile, sans dessin préliminaire, on doit observer attentivement et penser à ce que l’on va faire avant de commencer.

Le premier est la sculpture “Waterbones" de Loris Cecchini au Centquatre dans le 19ème arrondissement. Elle est composée d’un millier de petits os en aluminium. j’ai commencé par dessiner l’espace entre les os. Je voulais comprendre ce qui se passait dans les vides créés par la sculpture ; comment la couleur de la brique ou l’ombre des fenêtres pouvaient révéler la clarté des os.
Je ne sais pas si le résultat est probant mais c’était vraiment existant!



Pour le second, le challenge était de peindre de nuit (et dans le vent)! Pendant la Nuit Blanche, les parisiens pouvaient écrire quelques mots sur le quai de la Seine. Les techniciens déplaçaient les grandes lettres blanches pour composer les mots. Quand j’ai commencé, toutes les lettres étaient rassemblées à gauche et quelques minutes plus tard, un certain nombre de ces lettres étaient réparties sur le quai. Je ne voyaient vraiment pas les couleurs que j’utilisais dans la nuit mais j’ai essayé de révéler la blancheur de ces lettres grâce à la partie la plus sombre du quai.




Dans le dernier, j’étais devant le Grand Palais pendant la FIAC 2017. Mon sujet était cet incroyable banc de Pablo Reinoso. Avec une palette limitée (des gris colorés et quelques oranges), j’ai essayé de révéler la mouvement des courbes de ce banc. La chose la plus difficile était de donner à voir les gens et l’architecture de l’arrière-plan à l’intérieur des vides du premier plan.
Peindre des sujets difficiles permet de se poser des questions et de sortir de sa zone de confort!

jeudi 16 juin 2016

Grandiose Monumenta 2016 au Grand Palais !

[ par Marion Rivolier ]

 

[ aquarelle, 21x60cm sur carnet Moleskine aquarelle ]
 
Tous les deux ans maintenant, j'attends l'ouverture de la Monumenta au Grand Palais avec impatience et curiosité. Je les ai toutes vues. C'est à chaque fois un plaisir de découvrir comment l'artiste invité s'est emparé de cet espace gigantesque et indomptable.
Cette année, l'artiste franco-chinois Huang Yong Ping a frappé un grand coup; en plusieurs strates de sens et de sensations. Je dois l'avouer, je ne connaissais pas son travail, j'y suis donc allée sans aucun préjugé ni attente ciblée...

[ aquarelles, 32x24cm sur papier aquarelle ]

Je n'ai pas été séduite au premier abord, je trouvais l'installation des containers oppressante, avec peu de vide permettant de laisser respirer l'espace. Je n'étais pas non plus convaincue par le bicorne de Napoléon...
C'est en marchant, traversant, arpentant l'installation que peu à peu, je me suis laissée embarquer dans le récit complexe de Huang Yong Ping. J'ai suivi le squelette de serpent dans tous ses méandres créant des vues et des sensations fortes. Les containers sont voilés par l'assemblage des os et structures métalliques porteuses. Le squelette joue avec les structures du Grand Palais.
L'incroyable lumière mouvante modifie la perception de l'oeuvre. Il n'y a pas d'éclairage artificiel ce qui implique une oeuvre qui se transforme au fur et à mesure de la journée et du temps qu'il fait.
Une expérience à vivre, ne tardez pas, c'est ouvert jusqu'au 18 juin!

vendredi 25 septembre 2015

Au fil des installations artistiques...


Depuis la rentrée, je n'ai pas beaucoup de temps pour dessiner alors je picore ici ou là en faisant de petites aquarelles rapides.
Je suis allée admirer les installations anamorphiques et colorées de Felice Varini au Parc de la Villette : pas simple de traduire la modification que créent ces motifs orangés sur l'architecture de la Grande Halle de la Villette. Évidemment pour voir les cercles se reconstituer parfaitement, il n'y a qu'un seul endroit!


Trois jeunes garçons qui ne parlaient pas français (mais qui savaient ce qu'ils voulaient) m'ont demandé un portrait, je me suis exécutée mais la pose de ces garçons dissipés n'a pas dû durer plus de 5 minutes!


C'est au Jardin d'Agronomie Tropicale que j'ai découvert ce pavillon transformé par l'artiste de cirque Yohann Le Guillerm avec des planches de bois disposées de manière très poétique dans les fenêtres.


Et pour terminer, c'est l'artiste Céleste Boursier-Mougenot qui a transformé le Palais de Tokyo, inondé serait plus précis: "Acquaalta", une grande traversée en barque, poétique, mystérieuse et un peu angoissante.