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samedi 14 mai 2016

La sculpture animalière, au fil d’une promenade parisienne.

[ par Sophie Voisin ]



J’ai profité d’un rendez-vous dans le 15e pour aller découvrir quelques groupes animaliers sculptés que je savais trouver dans cet arrondissement. Dans le petit square Cambronne, tout d’abord, « Un Drame au désert » du sculpteur Henri Fouques met en scène un lion rugissant sur un rocher, sous lequel se trouve un homme armé d’un poignard. La scène, dramatique, fait écho à la manière dont les animaux sauvages étaient présentés dans les muséum d’histoire naturelle au 19e siècle.
Un peu plus loin, dans l’aire de jeux du square St Lambert, se trouve « Le Chien », du sculpteur René Pâris et, sur la pelouse qui borde la rue Joseph Liouville un groupe de « Deux oursons » (sculpteur Victor Peter).


Le lendemain, j’ai profité d’une matinée libre et d’un beau soleil pour aller au musée d’Orsay. Sur le parvis, on peut voir « Le Cheval à la herse » de Pierre Rouillart, « Le Rhinocéros » d’Henri Alfred Jacquemart et « Le Jeune éléphant pris au piège » d’Emmanuel Frémiet, placés là en 1935. Ces sculptures faisaient partie d’un ensemble de quatre, placées à l’origine autour de la fontaine devant le Palais du Trocadéro pour l’Exposition Universelle de 1878. Elles ont été déplacées en 1935 (la quatrième, un taureau, est parti à Nîmes). A l’heure actuelle, elles sont surtout très prisées des touristes comme toiles de fond pour une photo souvenir.


Enfin, à l’intérieur même du musée d’Orsay, c’est le modèle en plâtre d’un « Lion assis », dû au sculpteur Antoine-Louis Barye qui accueille le visiteur, dans toute sa majesté tranquille, bien différente de notre lion féroce du square Cambronne.