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mercredi 23 avril 2014

Architectures minuscules et autres paysages de poche



(20x30 cm huile) Au fond du jardin, le coin de la haie en béton avec le mur du voisin.

Ces images n’ont pas été prises à Paris, mais dans une banlieue au-delà du périphérique, quelque part dans la steppe qui va jusqu’à Moscou. Toutefois, elles sont certainement possibles à Paris, et beaucoup d’autres endroits. 

Le mouvement du sketch urbain apprend à regarder partout, et partout, il y a des peintures. Les photographes relèvent des sculptures trouvées, un peu difficiles à dessiner parfois, mais avec le même œil à l’échelle incertaine, on peut être frappé par des architectures majestueuses… pour les hérissons.

(20x30 cm huile) Le mystère des thuyas (quand on est un hérisson)
J’ai une haine particulière contre les thuyas, notamment ceux de mon jardin. Je les arrache petit à petit, discrètement, pour ne pas fâcher mon voisin. Pourtant même les thuyas, à la bonne échelle, peuvent cacher le mystère d’une forêt primaire.

Ces paysages de poche dessinent des compositions qui peuvent modifier nos réflexes. L’horizon y est rare, ainsi que les fenêtres, il faut juste un peu de souplesse pour par exemple peindre à genoux, avec l’œil en coin.

(20x30 cm huile) Le seuil, avec la poubelle, et la bordure en bois qui se défait.

lundi 24 février 2014

Ce que ne montre pas la photo

Paris 14e, Vaugirard-Maine, tour Montparnasse, photo à la main

La photo a formé notre impression de réel, on oublie qu’elle est construite. La cohérence et les nuances de tous ces points de lumière est fort convaincante. Il faut bien des touches, dominées par une puissante vue d’ensemble, pour produire à la main une si bonne impression. Mais cet effet sur l’œil n’est pas tout le réel, juste une partie. Ainsi, pourquoi les naturalistes dessinent encore ? Parce que le trait sait fouiller des plis de poils où se cachent les articulations. Dessiner c’est comprendre. Et pour la couleur, rien n’est plus faux que la photo. Du temps de la pellicule, c’était toute une chaîne industrielle, avec à chaque étape une interprétation. Kodak plus chaud et Fuji plus froid disait-on. Avec un appareil qui sort du pixel brut (raw), on mesure le peu de contraste qu’un capteur peut attraper. Dans l’absolu, le réel est surtout gris, le contraste et la couleur, c’est un artifice, la photo n’est pas naturellement “réaliste”.

Paris 14e, Vaugirard-Maine, tour Montparnasse, photo retraitée.

Cette scène de nuit aurait demandé un pied, un meilleur appareil, tant pis. Faute de matériel, j’ai fait l’artiste. Pause longue, bougé, et trituration numérique. Le capteur n’est pas trop mauvais, en fouillant bien, on débouche le noir pour y trouver quelques nuances, mais, on trouve toujours les mêmes ingrédients, les couleurs du capteur (rouge, vert, bleu). Alors quand on sature au maximum, on retrouve la même chose (ou les mélanges, ici jaune et cyan). Pire, il suffit d’une dominante, ici l’orange des lumières au sodium, pour que tout le reste soit tiré vers la complémentaire (le cyan). Ces couleurs sont complètement fausses, ou plutôt, l’œil est une chambre beaucoup plus perfectionnée. Il est toujours au point, tire l’image sur tout le spectre du visible, du blanc au noir, profond dans les verts, subtil dans les rouges, une machine extraordinaire. Il y a moins de détail et d’exactitude, mais parfois plus de réel, dans un simple bout de peinture.

Paris 14e, Vaugirard-Maine, tour Montparnasse, même lieu, même heure, meilleur papier

dimanche 1 septembre 2013

Je n’étais pas à Barcelone :o(

España, Aragón, Jaca, un dernier regard vers la France (papier 20x30 cm, huile)

Mais je suis passé par Jaca.

En descendant de Pau par le tunnel du Somport, on peut s’arrêter à Jaca, une citadelle d’Aragon qui en fut même la capitale au XIIe siècle. Le nom du royaume vient d’ailleurs d’une rivière qui coule là, vers l’Ouest pour se jeter dans l’Èbre. Cette vallée intérieure est protégée par deux rideaux de sommets, au nord et au sud. Une reconquista est partie de là, comme l’autoroute vers Saragosse et Valence.

España, Aragón, Jaca, vue du Nord vers Saragosse (papier 20x30 cm, huile)

Unité de lieu, unité de temps, ces trois vues sont peintes le même jour, du même champ, matin, après-midi, et nuit. C’est la lumière qui a décidé du sujet, il est imprudent de peindre le sud le matin, le soleil monte vite ; et la nuit, la lumière vient de la ville.

Techniquement, c’est de l’huile sur du papier à peindre (acheté en magasin de bricolage). Le papier prend moins de place que de la toile sur châssis, mais sans apprêt, il boit l’huile et devient transparent. Canson fait ainsi un excellent papier pour l’huile, Figueras, avec un enduit imperméable qui garde l’huile en surface. Mais on peut regretter son grain, qui simule la trame d’une toile, au lieu d’être justement du papier. Le papier à peindre pour murs a le même type d’apprêt, à condition de ne pas prendre le côté à encoller, qui lui est spécialement absorbant. Le côté lisse a un grain diffus agréable à travailler, et l’huile y sèche un peu plus vite. Par contre, aucune information n’est fournie sur l’acidité et la durée de vie du support.

España, Aragón, Jaca, vue du Nord, de nuit (papier 20x30 cm, huile)

C’est une expérience vraiment agréable de peindre seul dans la nature, environné des bruits. Un chevalet permet de travailler debout, de prendre du recul, et pour la nuit, pas besoin de mettre des bougies sur son chapeau comme Van Gogh, une lampe frontale peut suffire.

vendredi 16 août 2013

L’aquarelle au couteau ?

Paris 14e, Maine-Gassendi, terrasse de nuit ; aquarelle sur kaolin

S’essayer à tout vaut surtout pour trouver le peintre que l’on est, et ne pas se marier avec la première technique que l’on a rencontré dans sa jeunesse. En atelier, on a pu découvrir des peintures avec beaucoup de matière. Est-ce que ce serait possible d’en avoir une version transportable pour pocher en ville ? Et si on voulait faire de l’aquarelle au couteau ? 

On peut essayer de travailler en épaisseur avec de l’aquarelle en tube, non seulement c’est cher, mais en plus la matière varie selon les pigments, parfois liquide, ou cassant, difficile d’en faire un langage. En un sens, on pourrait dire que l’aquarelle n’est pas une peinture, mais plutôt une teinture, parce que ça ne couvre pas mais ça teinte le papier. On y trouve un liant (gomme arabique), du pigment moulu très fin, mais pas de charge (opacifiant). Du coup, est-ce que l’aquarelle ne pourrait pas teinter une autre matière que le papier ? Trouvez ici deux expériences mitigées, en souhaitant qu’elles vous inspirent.

Ci dessus, j’étais au restaurant en terrasse, entre deux plats j’ai attrapé la terrasse d’en face avec un fond d’argile blanche (kaolin) et de gel bio pour les cheveux. L’argile est souple, très agréable à travailler, on en fait même la base de pots de peintures bio, mais ce n’est pas une charge neutre, ça blanchit les couleurs. J’ai essayé le blanc de Meudon (une craie), c’est assez neutre, mais cassant, à éviter. On ne sait pas trop ce qu’il y a dans le gel, ce n’est pas sensé résister aux années, mais c’est étudié pour être souple, tandis que la gomme arabique est cassante. 

Ci-dessous, c’est une aquarelle sur carton gris, réalisée pendant un after-work du groupe USK Paris. Pour que le gris ne ternisse pas les couleurs, il a été travaillé avec de la gouache blanche sur le carton très mouillé, presque de la pâte à papier. La couleur a été posée sur cette mixture mi-fraîche, en évitant de mélanger pour garder des couleurs saturées.

Paris, pont Alexandre-III ;  aquarelle sur carton gris et gouache blanche
La matière à emporter, c’est probablement possible, mais la pâte miracle reste à trouver. Elle serait soluble dans l’eau, incolore, souple comme le papier, sécherait vite mais resterait rattrapable (contrairement à l’acrylique). Merci d’avance pour vos suggestions.

dimanche 7 juillet 2013

Le noir est une couleur

Drancy, Stalingrad-Salengro ; violet de mars, noir, vert de chrome

«  Le noir, une non-couleur ? Où avez-vous encore pris cela ? Le noir, mais c'est la reine des couleurs ! » (Renoir dans Ambroise Vollard, En écoutant Renoir)

Les artistes n’ont pas toujours l’esprit scientifique, notons que ce n’est pas ce qu’on leur demande, d’autant plus qu’une théorie vraie, mais mal sentie, ne produira que des démonstrations ; tandis que des mensonges et des légendes qui plaisent à l’intelligence ont inspiré des fresques entières. Ainsi des opinions contradictoires ont cours sur le noir, elles s’échangent dans les ateliers depuis au moins les impressionnistes. Renoir lui-même, l’inventeur des ombres bleues avec Monet, s’amusait d’un professeur des Beaux-Arts qui au début de sa carrière s’indignaient de ses élèves impressionnistes qui n’utilisaient pas le noir, pour finir sa carrière en  interdisant le noir, une fois que les impressionnistes eurent conquis le marché (Vollard, op. cit.). Renoir ou Monet étaient d’autant moins dogmatiques que leur aîné, Manet, a ramené d’Espagne une pleine caisse de noirs dans sa première manière. Mais qu’en est-il en réalité ? Kim signale un excellent article plus actuel qui fait un point précis et documenté pour sortir des croyances :  Will Kemp, Are these 3 black paint myths holding you back?

Impressionné par un portrait avec seulement du noir et du violet de mars dans l’article ci-dessus, j’ai essayé à l’aquarelle (avec aussi du vert de chrome, car il y avait de la végétation). La réalisation est évidemment beaucoup plus brouillonne, mais on notera que les couleurs se combinent en gardant de la modulation de tons, tout en en marquant bien les contrastes. Il est possible de bien utiliser le noir. Il est aussi possible de mal l’utiliser. Ci-dessous, un ratage que je voudrais éviter. Je suis parti avec trop de couleurs trop pures, bleu du ciel, vert des arbres, et trop de rouge pour de la rouille et des cailloux. Il ne manquait plus que le jaune du soleil et du mauve parce que c’est beau, comme un dessin d’enfant. Pour rattraper ces taches qui ne faisaient plus image, j’ai utiliser du noir, en traits, en mélanges, on peut lire le sujet, mais les couleurs sont écrasées, plus rien ne module.

En souhaitant décomplexer ceux qui s’interdisaient le noir par croyance et qui en avait le goût, je vous souhaite de joyeuses expériences et des ratages instructifs.

Clichy-la-Garenne, le jardin des impressionnistes, vue au fond

mercredi 19 juin 2013

Aquarelle de bricolage

Gennevilliers, quai Aulagnier
Nouveau sur ce blog, je suis un parisien à mi-temps, pour le travail. Je regarde la capitale depuis Lille. J’observe cette ville chaque semaine depuis quelques années, elle me tente, mais je ne pense pas que j’y habiterais. Je loge à l’hôtel pas trop cher, dans différents arrondissements, et en période touristique comme en ce moment, plutôt en banlieue. Mon métier ne concerne pas l’image, je dessine pour me détendre.

Je voudrais descendre directement des peintres préhistoriques dans les cavernes. J’aimerais pouvoir peindre comme eux, avec ce que je trouve sur place. Ainsi ces pochades sont des “peintures de terroir”. À la campagne, j’aurais introduit la terre du pays à peindre, ici en ville, j’ai acheté mes ingrédients au centre commercial du coin. Il y a sur la feuille ce que les habitants mettent sur leurs murs. Au magasin de bricolage, j’ai été séduit par des tubes de colorants, à rajouter dans la peinture. J’ai beaucoup espéré dans un vert olive, mais il a suffi d’une goutte d’eau pour dissoudre mes illusions. Un jaune azo est parti sur les franges, laissant un vert phtalo sur le centre ; des colorants industriels spécialement peu charmants. Comme medium, j’avais acheté au Franprix de tout pour les cheveux : de la laque, de la cire et du gel. La laque fixe, mais on la dirait insoluble, impossible à tirer au pinceau, elle fait des auréoles élégantes mais difficiles à maîtriser, à voir ci-dessus. Je me demande comment on s’en lave les cheveux. La cire fixe, s’écrase, mais se dilue assez mal. Le gel est une belle trouvaille, voir ci-dessous, un medium transparent pour les gouaches et les aquarelles, et en plus, bio et hypoallergénique. Agrémenter son matériel avec de la production locale permet de s’acclimater au pays, pour ne pas tout réduire à la grille a priori de son dessin et se laisser modifier par son sujet.

L’Île-Saint-Denis, blocs de la pointe sud
Ce sont deux images de bord de Seine, tout à fait impressionnistes. Le sketch urbain n’est pas très différent de Monet peignant des usines, ou Turner un train. À droite, des toxicos se finissaient à l’alcool, à gauche, un homme mûr aux pieds nus regardait passer l’eau, on ne pouvait dire où il avait dormi. Ils étaient là comme moi, pour prendre un moment de calme au bord de l’eau. Aucun n’est venu me regarder dessus l’épaule, parce que probablement aucun n’aurait voulu que je vienne lui parler. La prochaîne fois, je chercherai une composition pour les faire rentrer. Mes images ne sont pas complètes, elles ont comme des airs de clichés volés, elles n’ont pas tout dit de l’endroit, elles sont cadrées sur ce que je savais peindre. La prochaine fois, je prendrais le risque de ce que je ne sais pas faire, même mal dessiné, pour communiquer un moment plus vrai, moins tronqué. Au fond, qu’importe ces vues de Seine qu’on peut voir sur Google, elles manquent de gens, elles sont d’un lieu, mais ce ne sont pas encore des moments.

dimanche 9 juin 2013

Nous nous sommes retrouvés à Lyon


Le samedi 1er juin, une rencontre nationale de Urban Sketchers France était organisée à Lyon. Nous nous sommes retrouvés pour un parcours dans le vieux Lyon. Il faisait frais et un peu pluvieux mais nous ne nous sommes pas découragés. Entre dessins, aquarelles, échanges de carnets et discussions à bâton rompu, nous avons passé une merveilleuse journée.


 
[ aquarelle 21x60cm sur carnet moleskine aquarelle ]

La première aquarelle a été faite en fin de journée à Confluence, un quartier complètement rénové de Lyon. Le bâtiment orange est une architecture de Jacob et Mac Farlane.


[ aquarelle 21x60cm sur carnet moleskine aquarelle ]

Dans cette aquarelle, les Sketchers se sont réfugiés sous le passage Thiaffait à cause de la pluie. Mais le temps maussade n'a pas dénaturé les belles couleurs de Lyon.
Marion




Cette première rencontre nationale a été un vrai succès.Quel plaisir de rencontrer tous les sketchers et de dessiner leur petite bouille (bon pas toutes ..on en réserve pour la prochaine fois!)


C'est aussi la découverte d'une ville magnifique......aie  beaucoup de marches quand même !
merci beaucoup aux Lyonnais pour le partage (ils ont tous des mollets en béton :))
Merci à tous ceux qui ont contribué à cette superbe organisation et vivement la prochaine rencontre!
Martine





Quel bon Week-end... Et si j'étais d'humeur architecturale, c'est que j'ai préféré rigoler avec les dessinateurs plutôt que de les dessiner !!

L'opéra de Lyon avec un léger problème de perspective !! Après avoir dessiné l'opéra toute seule, j'ai changé de place pour continuer à dessiner aux côtés des Urban sketchers (pour les faire rire évidemment !)... Mais chut, gardons le secret, paraît que ça ne se voit presque pas !


Quand je vous dis que j'étais d'humeur architecturale ! Et ce fou rire que l'on a eu avec ce sacristain au téléphone... Super souvenir (gelé... il y avait un vent à écorner les boeufs) sur la basilique de la Fourvière.
Aliette


Lyon, la cathédrale Saint Jean par la face nord (20x30 cm, encre et gouache)
La rencontre de tous ces styles différents du nôtre nous invitent à réfléchir, à tenter des expériences, ce dont témoigne cette pochade.

Venu de la peinture en atelier, sale et barbouilleuse, j’ignorais complètement l’illustration. Je me suis persuadé, avec l’impressionnisme, qu’il n’y a pas de lignes dans la nature. Évitant de dessiner d’abord pour colorier ensuite, je commence par chercher des masses de lumières. Cette manière apporte des plaisirs régressifs de patouillage, où la forme est comme une étoile que l’on cherche indéfiniment, se devinant au croisement des taches. Quand l’image se révèle, comme une photo dans son bain, on peut arriver au trait à la fin, en rehaussant de noir, ou de blanc, choisissant une forme parmi bien d’autres potentielles.

Beaucoup de croqueurs à Lyon pratiquaient plutôt à l’inverse, dessinant d’abord, pour mettre en couleurs ensuite. La qualité du résultat me força à revoir mon axiome. Certes, il y a peu de lignes dans un chat, dans une forêt, mais dans la ville, il y en a partout. En fait, notre réel n’est jamais purement naturel, il y a toujours de l’artificiel, et donc de la ligne, le dessin d’un autre : l’architecte des cathédrales, l’urbaniste des rues, et même celui qui a taillé les arbres. Il n’y a peut être pas de lignes dans la nature, mais nous en avons plein la tête.

Allant à l’encontre de ma tendance, j’ai donc commencé ici au trait. J’ai utilisé un pinceau à réserve plein d’encre chinoise à calligraphie, en éparpillant des petits traits sur la surface pour indiquer quelques points. J’ai encore peur de dessiner franchement les formes, j’ai la main trop fausse, du coup je sais que je vais regretter et vouloir me corriger ensuite, ou tout déchirer. On est au dessin comme à la vie. Je ne peux pas m’empêcher de gaffer, tout ce que je peux faire, c’est m’arranger pour que mes gaffes restent rattrapables. Ensuite j’ai pris une brosse de 4 cm de large, avec surtout de la gouache ocre jaune. Contrairement à l’encre dite “de Chine”, l’encre chinoise est soluble, elle a bavé dans le mouillé pour faire de l’ombre. Une fois le tout sec, comme c’est de la gouache, on peut reprendre quelques frontières au pinceau humide, pour préciser la forme.

Je souhaite à tous les croqueurs de vie d’avoir eu le même plaisir à changer leurs idées au contact des autres.  Devant un écran, on reste souvent dans son goût, on perfectionne ce qu’on aime déjà. Par contre rencontrer quelqu’un, prendre plaisir à discuter, cela conduit à comprendre, et même à aimer des images qui ne nous attiraient pas avant.
Frédéric