Affichage des articles dont le libellé est nuit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nuit. Afficher tous les articles

mercredi 4 avril 2018

La noche en Paris

[ par Juan Carlos Figuera, correspondant invité ]


Cathédrale Notre-Dame
Depuis mon arrivée à Paris en tant qu'étudiant en architecture, le premier contraste que j'ai pu constater avec mon lieu d'origine est que je pouvais sortir la nuit sans craindre quoi que ce soit... A Caracas, capital de Vénézuéla, le sentiment d'insécurité oblige les gens à s'enfermer dans les maisons et à toujours parcourir la ville en voiture sans vous arrêter pour observer comment les atmosphères changent avec l'arrivée de la nuit. Au cours des dernières décennies, il est devenu courant de construire des murs et des clôtures autour de tous les bâtiments, bloquant les rues et modifiant les façades de la ville, donnant l'impression d'être dans une ville carcérale où les bâtiments cachent leur beauté originelle.

Le Louvre et l'Opéra 
A Paris, contrairement à mon lieu de naissance, je peux regarder les bâtiments qui sont exposés librement et respirer le calme quand il n'y a pas de circulation, une sensation qui vous fait penser que la rue vous appartient.
Pour cette raison, j'ai décidé de profiter une partie des nuits de mon séjour à Paris pour peindre ce côté de la ville que je ne pouvais pas enregistrer calmement avant.
Les aquarelles que je pouvais faire dans cette temps étaient mes compagnons d'adaptation à l'existence du froid, quelque chose qui n'existe pas non plus au Venezuela, mais petit à petit je finis par l'aimer.


L'entrée art nouveau de la station de métro Palais Royal,. Fait l'une des nuits d'hiver 2017, quelques minutes avant la fermeture de la station, seul mais en compagnie des noctambules de Paris.


Dessin spontané au Châtelet... Je marchais et je me suis arrêté pour peindre cette rue qui a attiré mon attention à cause des couleurs vibrantes et des mouvements, en plus d'être un espace plus accueillant par rapport à son contexte.



La Défense avec pluie.

jeudi 2 novembre 2017

Crépuscules et bières parisiennes

[ par MatLet ]



Boire ou dessiner... nous avons la chance de ne pas avoir à choisir ! Quoique personnellement, j'ai souvent eu peur que les vapeurs d'alcool me fassent rater mes croquis...
Mais ces derniers temps, je me suis plusieurs fois laissé aller au croquis d'après bière, surtout quand je me retrouvais à l'extérieur avec des amis.
Ci-dessus, après un dimanche de dessin avec tout le groupe Urban Sketchers parisien, Dooby un dessinateur Israélien, me confie qu'il continuerait bien à explorer la capitale. Et nous voilà donc partis pour les buttes Chaumont. Mais en ce mois d'octobre, la lumière est déjà déclinante à 19 heures. Juste le temps d'attraper des bières chez un vendeur ambulant et nous voilà dans l'herbe à essayer de capturer l'heure bleue. Au fur et à mesure que nous dessinons, tout change autour de nous, mais finalement, j'aime bien cet ultimatum que nous impose la fin du jour : pas le temps d'ergoter sur les détails ou les mélanges de couleurs, il faut agir !


Un autre soir au Ground Control, toutes les conditions sont réunies : ma copine et son amie en grande discussion, de la bière, une belle lumière de fin de journée et l'architecture industrielle de cet ancien site de la SNCF pour l'inspiration. Le croquis tangue, mais je m'amuse bien !


Et puis, parfois on rate le coucher de soleil et on dessine carrément de nuit. Aux Frigos, une autre ancienne friche, malgré l'heure tardive et les quelques cocktails avalés, je suis séduit par le contraste entre le ciel et la lumière jaune des ampoules qui nous éclairent. En plus j'ai un nouveau feutre à tester ! C'est parti !
Evidemment, ce n'est qu'en rentrant chez moi que je m'aperçois que j'ai laissé pas mal de blanc dans mon jaune...
Mais quelle que soit la qualité de ces croquis, j'ai surtout apprécié les échanges. Le groupe de jeunes aux buttes Chaumont, le monsieur au polo rayé à Ground Control, pas mal de fêtards des frigos sont venus me voir pour regarder les croquis discuter un peu.
Finalement, dans la bière ou le dessin, le meilleur côté ça reste la socialisation !

lundi 24 février 2014

Ce que ne montre pas la photo

Paris 14e, Vaugirard-Maine, tour Montparnasse, photo à la main

La photo a formé notre impression de réel, on oublie qu’elle est construite. La cohérence et les nuances de tous ces points de lumière est fort convaincante. Il faut bien des touches, dominées par une puissante vue d’ensemble, pour produire à la main une si bonne impression. Mais cet effet sur l’œil n’est pas tout le réel, juste une partie. Ainsi, pourquoi les naturalistes dessinent encore ? Parce que le trait sait fouiller des plis de poils où se cachent les articulations. Dessiner c’est comprendre. Et pour la couleur, rien n’est plus faux que la photo. Du temps de la pellicule, c’était toute une chaîne industrielle, avec à chaque étape une interprétation. Kodak plus chaud et Fuji plus froid disait-on. Avec un appareil qui sort du pixel brut (raw), on mesure le peu de contraste qu’un capteur peut attraper. Dans l’absolu, le réel est surtout gris, le contraste et la couleur, c’est un artifice, la photo n’est pas naturellement “réaliste”.

Paris 14e, Vaugirard-Maine, tour Montparnasse, photo retraitée.

Cette scène de nuit aurait demandé un pied, un meilleur appareil, tant pis. Faute de matériel, j’ai fait l’artiste. Pause longue, bougé, et trituration numérique. Le capteur n’est pas trop mauvais, en fouillant bien, on débouche le noir pour y trouver quelques nuances, mais, on trouve toujours les mêmes ingrédients, les couleurs du capteur (rouge, vert, bleu). Alors quand on sature au maximum, on retrouve la même chose (ou les mélanges, ici jaune et cyan). Pire, il suffit d’une dominante, ici l’orange des lumières au sodium, pour que tout le reste soit tiré vers la complémentaire (le cyan). Ces couleurs sont complètement fausses, ou plutôt, l’œil est une chambre beaucoup plus perfectionnée. Il est toujours au point, tire l’image sur tout le spectre du visible, du blanc au noir, profond dans les verts, subtil dans les rouges, une machine extraordinaire. Il y a moins de détail et d’exactitude, mais parfois plus de réel, dans un simple bout de peinture.

Paris 14e, Vaugirard-Maine, tour Montparnasse, même lieu, même heure, meilleur papier

lundi 6 janvier 2014

The last day of the "Jours de fêtes"


Well, that wraps it up here in Paris for another season full of Christmas lights, over-the-top window displays and tourists galore. As of today, kids are back in school and it is business as usual. Once again, the vacation seems over in a flash.

Yesterday I let the kid inside me get the better, and after meeting up with the Paris Sketchers at the Louvre I dashed off to the Grand Palais to catch the final moments of the fun fair "Jours de fêtes".

It seemed like most of the city was determined to stand in long lines to see art, but there was no waiting at all to get into this temporary indoor amusement park at the foot of the Champs Élysées!

A 100-foot Ferris wheel towered under the glass-and-metal dome in the center, a roller coaster careened in front of the great staircase... Amid the "ooohs", the "aaahs" and plenty of screaming, Annie and I were as happy as could be. The place was replete with smells of ketchup and candy and yes, even the apparently perpetual '70's band (what is it with amusement park gigs?)

I'd been inspired by the drawing posted by Nina Johansson on sketching in the dark – thanks Nina! – and wanted to give it a go. It was lots of fun mixing techniques and working on colored paper for a change, a great way to capture the dark skies and the bright lights underneath. I hope you will give it a try. And happy sketching for 2014!

mercredi 16 octobre 2013

Painting in the dark!


Soirée After Work à l'abri de la pluie devant le chantier des Halles, côté porte Pierre Lescot. A la fin du dessin, la nuit est complètement tombée.
[aquarelle 13x41cm sur carnet moleskine aquarelle]

Depuis septembre, nos rendez-vous After Work du mercredi soir nous donnent l'occasion de peindre à la nuit tombante, voire même dans la nuit noire!
C'est un sacré challenge car la perception des couleurs de la palette sont modifiées par la lumière électrique. C'est comme si je peignais mes couleurs "à l'aveugle". Je connais très bien ma palette ce qui me permets de ne pas être trop "à côté de la plaque" mais voir son dessin à la lumière du jour est toujours une surprise le lendemain.


Soirée After Work devant la Tour Paris 13, début de nuit tombante.
[aquarelle 21x60cm sur carnet moleskine aquarelle]

Le plus difficile est d'être assez sombre pour retranscrire l'ambiance sans "boucher" ou salir complètement les couleurs. J'aimerais aller plus loin dans cette voie, parvenir à assombrir encore et à garder la chaleur et la luminosité des lumière de nuit. Pour cela, je pense qu'il faut s'équiper d'une lampe frontale afin de voir la réalité de la peinture en train de se faire plutôt qu'une mélasse de couleurs désaturées!
Même pour travailler les sombres, je n'utilise pas de noir car je trouve qu'il salit les couleurs et permet moins de jeux de contrastes (colorés, complémentaires, etc) avec les autres couleurs.


Soirée After Work Rotonde de la Villette, au MK2 quai de Loire, début de nuit tombante avec ciel chargé de nuages.
[aquarelle 21x60cm sur carnet moleskine aquarelle]

vendredi 17 février 2012

Le soir tombe sur mon balcon


Les températures permettent à nouveau de jeter un oeil sur le balcon et de faire un croquis rapide car le soir tombe et les couleurs changent.

samedi 11 juin 2011

Croquis nocturnes dans le XVème

Square Saint-Lambert 75015 Paris



Mairie du XVeme

Here are my results from the HIGHLY experimental evening yesterday trying to draw the night. We met up at the Square Saint-Lambert in the 15th arrondissement, where they were having a concert followed by an open-air movie screening. Unfortunately, it had rained on and off all day with temperatures dropping, so we found ourselves sitting in a very cold and damp basin, and couldn't stay to enjoy the evening as much as we would have liked.

I've always been fascinated by paintings done at night, and this was my first time to try a night sketch first hand. I knew it woudn't be easy, but it was definitely lots of fun. There were about 10-15 minutes of perfect light - dark enough with the lights coming on when I could still clearly see my paper - before I couldn't really see my what I was doing any more. I'd like to do more, and experiment with different materials etc. - Kim



st lambert4

st lambert 3


st lambert 2 

Après une journée météorologiquement très tourmentée, nous avons retrouvé plusieurs "croqueurs" pour ce qui devait être une soirée croquis de nuit... Malheureusement, le temps froid et humide nous a contraint à nous replier au moment où la nuit était vraiment là et que les lumières de la ville devenaient belles.
Les croquis ne sont donc pas vraiment de nuit, plutôt de fin de journée. - Juliette