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samedi 2 juin 2018

Découvrir, explorer et partager, une des devises des Urban Sketchers

[ par Tula Moraes, Mat Let et leur invitée, Cristiane Franchevich ]



Aquarelle de Cristiane Franchevich 

Les workshops Urban Sketchers nous offrent la possibilité d'explorer des nouvelles techniques, découvrir d'autres méthodes et partager nos expériences.
J'ai récemment accompagné Cristiane Franchevich venue du Minnesota pour nous faire explorer l'univers du pigment avec la rencontre de l'eau....notre bien aimée Aquarelle.
Pinceau magique, neige, et quelques thés ont réchauffé notre après midi..
Cris était heureuse et ultra motivée d'avoir partagé, dans une journée exceptionnelle, son univers et nous a laissé ses impressions:
"This is what the Urban Sketcher's movement is all about: to meet and connect artists from all over the world, to see old friends and establish new friendship. The exchange, the long walks, the discovery. The use of the urban area as a meeting space. Drawing on site is my way of understanding the world. To be aware our surroundings can be transformative."


Aquarelle de Tula Moraes 

Mat let nous a rejoint pour continuer ce partage et un bon vin chaud m'a réchauffé le coeur




Dessin au crayon de couleurs de Mat Let 


Quel plaisir que de faire découvrir Paris à de nouveaux amis ! Pendant cette journée avec Tula, Cris et son mari JC, tandis que je teste mon niveau de portugais, JC devient ma muse. D'abord dans le métro, où son bonnet perché sur son crâne et son air de Brésilien transi de froid me donnent une irrésistible envie de le croquer dans mon tout petit carnet.


Aquarelle et dessin de Mat Let 

Puis, plus tard, dans un café, j'y reviens, essayant de capturer son air concentré (renfrogné ?) pendant qu'il dessine et l'ambiance chaleureuse du bar.

Foi um bom dia, comme on dit là-bas !

jeudi 8 février 2018

1861-2018, Dubois beaux arts c'est fini.

[ par Brigitte Lannaud-Levy, Marion Rivolier, Claire Archenault ]


©Brigitte Lannaud Levy
Témoignage de Brigitte:
"Depuis 15 ans que je vis dans le Quartier latin à Paris, en remontant la rue Soufflot, inlassablement je lève le nez en l'air vers la jolie enseigne en fer forgé du marchand de couleurs Dubois, affichant fièrement sa date de naissance « Depuis 1861 ». Modogliani, Matisse, Dubuffet, entre autres y achetaient leurs couleurs et tout leur matériel de peinture. Aujourd’hui les artistes du quartier, les élèves des Arts déco à quelques encablures de là, s’y donnent rendez-vous. On les comprend. Pousser la porte de ce magasin de beaux-arts est la promesse pour tout artiste, d’échanges passionnants sur les arts plastiques, les outils, les techniques et la garantie d’achats de qualité. Et pour les autres notamment les touristes c'est un enchantement au charme d'antan.

Marion Rivolier
Le magasin est en soit une véritable œuvre d’art : meubles de métiers en bois ciré, tubes de couleurs variées, arc-en-ciel de pastels, mannequins d’hommes et de chevaux en noyer, modèles de plâtre, chevalets artisanaux, cadres anciens... Un véritable cabinet de curiosité, une œuvre d’art en soit que Marion Rivolier a su saisir sur le vif.

© Brigitte Lannaud Levy

Et puis patatras, la mauvaise nouvelle est tombée comme la foudre sur une maison. Affichée en lettre or sur fond rouge sur la vitrine: liquidation totale, fermeture définitive. C'est une onde de choc dans le quartier. L'illustre maison Dubois transmise par Robert Dubois à son fils Guy puis ses petits fils Yves et Éric, va fermer ses portes faute de repreneur. Le 20 janvier 2018 pelle devient une quelconque boutique de fringues. Encore une. Ni une ni deux pour rendre hommage à cette enseigne mythique, je propose à Eric maître des lieux et son épouse Brigitte que nous venions avec deux sketcheuses parisiennes : Marion Rivolier et Claire Archenault . Nous immortaliserons l'intérieur en couleurs. L’exiguïté du lieu et l’affluence liée à la liquidation ne nous permettent pas malheureusement d’élargir la rencontre à d’autres dessinateurs".

© Brigitte Lannaud Levy 
Témoignage de Marion Rivolier:
"J'ai pas mal fréquenté Dubois, il y a 22 ans; alors étudiante aux Arts Déco. J'y aimais les odeurs, les couleurs et l'ambiance, un peu surannée.
Cela m'a fait un petit pincement au cœur de voir fermer ce magasin mythique pour les artistes professionnels ou amateurs. On est tous passés un jour ou l'autre chez Dubois pour acheter un simple crayon ou une superbe boîte d'aquarelle! Via les réseaux sociaux, j'ai reçu plein de messages d'amis du monde entier qui se désolent de ne plus pouvoir y découvrir des trésors".

© Marion Rivolier
"Au sous-sol, c'est l'antre de Patrick qui s'occupe de la PAO et des encadrements, il manie le massicot (avec tranchoir à l'ancienne) avec une grande dextérité."


©Brigitte Lannaud Levy
Témoignage de Claire Archenault
"Quand Brigitte m’a proposé de venir immortaliser le magasin Dubois avant fermeture définitive je venais de fabriquer un nouveau carnet... pas encore relié, avec papier pur chiffon . Je me suis laissée enjôlée par la beauté du lieu, les marques de couleurs mythiques pour les peintres, et le monde secret de ces magasins très spécialisés
Du cheval articulé en différents bois , dont loupe et bois dur (ébène?), les sacs de cuir pour artistes ( j'imaginais les peintres de plein air du siècle dernier, avec ces sacs en bandoulière) et la présence joyeuse de Patrick l' artisan , faisant ses dernières découpes sur cette cisaille Dubreuil, très bel outil, et surtout cette magnifique personne qui dans son dernier jour , travaillé dans l'entreprise, faisait comme d'habitude.
Une émotion, 2 croquis".

© Claire Archenault

© Claire Archenault

Brigitte : "Voilà Dubois c’est fini. L’enseigne a été décrochée, désarticulée et repose désormais au sous-sol du magasin, posée à terre au pied des chevalets. En attendant de suivre les frères Dubois dans leur retraite bien méritée. Merci à eux et à toute l'équipe Brigitte, Patrick, Laurent, Véronique pour leur accueil et leur générosité. Et bon vent pour leurs prochains projets qu'on leur souhaite de rester hauts en couleurs".

                                                                      © Brigitte Lannaud Levy 

vendredi 1 décembre 2017

Verticales à la Défense

[ par Marie-Christine Compan ]




Samedi 18 novembre à la Défense il faisait déjà froid, l'occasion de faire des vignettes de différents points de vues représentatifs.



Dans le CNIT pour se réchauffer, des gens écoutaient de jeunes chanteurs avec un piano en libre service. c'était l'occasion de rendre mes pages moins rigides.

lundi 27 novembre 2017

La joie des rencontres des Urban Sketchers !

[ par Tula Moraes ]



                                                                                                               Dessin au feutre de Dotun

La première fois que nous avions croisé Esmeralde de USK Barcelone, c’était lors du workshop 10x10 proposé cette année. Elle nous contacte et nous annonce qu’elle fera une escapade de trois jours, dans notre ville et hop!! C’est parti.

L’hiver est déjà au rendez-vous et nous dessinons sur le vif à l’intérieur et à l’extérieur, on lui propose donc une rencontre au Musée des Art et Métiers, pour info: les nocturnes sont gratuites tous les jeudis, sortie à ne pas rater si vous aimez dessiner les machines. Je m'assois à côté de Dotun, je le vois faire danser son feutre noir et ses traits délicat sur son carnet,personnellement je me bats pour faire sortir de mon carnet un dessin qui ressemble à quelque chose, je commence par les avions, je passe aux voitures, et je croise une belle dizaine des urban sketchers motivés devant les vélos, je m’étale devant une magnifique caravelle… Marion me voit désespérée et essaie de me motiver mais il va falloir que je revienne dans une autre nocturne.

                                                                                                Aquarelle de Tula Moraes


                                                                           Gare de Lyon - Dessin de Fawa Conradie

On se quitte en se donnant rendez-vous pour samedi matin à Gare de Lyon. A 10 heures du matin devant le train bleu, les urbans sketchers parisiens rencontrent non seulement Esmeralde mais aussi Pierre d’Aix en Provence et Fawa Conradie de Steleenbosch en Afrique du Sud. Tout de suite le rendez-vous dans ce samedi frileux devient un moment de dépaysement, on échange nos carnets, le langage du dessin est tellement parlant qu'il nous semble plus que naturel de communiquer dans toutes les langues …. un mot en espagnol, trois en anglais et on mélange avec le français.


                                                                      Intérieur de la Gare de Lyon - dessin d' Agnès Selles

Il y en a que préfèrent rester à l'intérieur de la gare, d'autres s'aventurent sur la façade, la tour de l'horloge... Agnès est assise parmi les voyageurs en attente, elle apprécie dessiner la vie qui grouille dans la gare. Le bruit général, les annonces au micro, les gens qui discutent et se disputent autour d'elle font comme une bulle qui l'aident à se concentrer.


                                                                                                        Aquarelle et feutre de Esmeralda

Moi je me concentre à ce qui se passe aux alentours de la gare, le quartier vit une reconstruction silencieuse, les grues et échafaudages attirent mon attention.

                                                                    Rue Crémieux par Tula Moraes

                                                                             Tula Moraes
Nos mains sont gelées, on se réchauffe devant un délicieux chocolat chaud, on reprend des forces et les moins frileux partent à la Rue Crémieux à la recherche des couleurs.
La joie d’être un urban sketcher s’instaure, dessiner ensemble, partager nos dessins et nous encourager les uns les autres.
Et vous quand venez-vous dessiner avec nous?


                                                                        les voyageurs de la Gare par Marie Christine Compan


                                                                        Les grands sourires joyeux de Fawa, Esmeralde et Tula

dimanche 5 novembre 2017

Lumières de Septembre dans les rues de Paris

[ par Claire Archenault ]




Chaque année, c'est une petite mort d'abandonner ces lumières rasantes, si douces et caressantes, de l'arrivée de l'automne à Paris.
J'ai fait quelques aquarelles dans mon quartier, sur les hauteurs de Ménilmontant et Belleville, et je l'ai avais déjà presque oublié, comme si l'automne soudain avait tout gommé...



Le square de la Bidassoa se situe tout près de la Place Martin Nadaud (métro Gambetta), ce jour-là, pendant que le jour tombait, les enfants ne voulaient pas quitter leurs jeux, et les parents avaient bien du mal à les ramener au bercail!


Croquis de fin de journée, j'avais tenté le carnet escargot, (un pliage de feuille en rond)) sur papier Arches semi rough, (c'est une des aquarelles du carnet), dans le 11ème arrondissement cette fois, à la terrasse d'un café assez improbable aujourd'hui je vais bientôt y retourner, à l'intérieur), pour vous raconter… angle rue … et rue Emile Lepeu.


Belle lumière sur un immeuble années 30 en rénovation, c'était vraiment cette lumière en septembre!
et un manège pas aux normes de sécurité, donc inaccessible,
Je me souviens du gardien du square limitrophe qui m'a regardé d'un air suspect… rue Sorbier Paris 20
Ah les normes de sécurité…

lundi 9 octobre 2017

Dans la douceur de l'arrière saison à Paris

[ Par Brigitte Lannaud Levy ]




Ça y est, la rentrée est derrière nous et pourtant l'été n'est pas fini. Si la chaleur s'est éteinte avec l'arrivée à pas feutrés de l'automne, il fait encore assez bon pour se mettre à l'ombre des arbres encore verts et bien feuillus. Place Dauphine, une jeune femme est plongée dans sa lecture. Je m'installe sur le banc d'en face pour la saisir et capter cet instant baigné d'une jolie lumière.


D'un pont, je traverse la Seine et je me retrouve face à Notre Dame, rue de la Bûcherie devant la ravissante librairie anglo-saxonne Shakespeare & Compagnie. Moi qui dessine toutes les semaines en atelier des librairies, je ne résiste pas à l'envie de la croquer sur le vif en m'installant sur le trottoir d'en face. Un orchestre de la nouvelle Angleterre démarre sur le bitume un mini concert sur le vif lui aussi. En live, dit-on en musique. Bien qu'en plein coeur de Paris, je suis tout à coup transportée de l'autre côté de l'Atlantique.


Même sensation d'être téléportée au bout du monde quand autour du lac Daumesnil quelques jours plus tard, je tombe sur une sculpture bien exotique intitulée "Pèlerins des nuages et de l'eau" réalisée par le sculpteur japonais Torao Yazaki. Ce groupe représente des pèlerins Zen, sans cesse cherchant la vérité à travers le spectacle de la nature, qu'ils parcourent tels les nuages du ciel, telle l'eau de la rivière. Tiens, tiens, au loin dans le parc, certains arbres ont commencé à roussir. Il est temps de préparer nos palettes aux orangés, ombres et terres brûlées. Bienvenue l'automne.

vendredi 21 juillet 2017

Le Palais de justice de Paris bientôt aux Batignolles

[ par Brigitte Lannaud Levy ]



Encore un dessin au Palais de justice de Paris, me direz vous. Et oui, mais considérant que ce sont les derniers mois où nous pourrons y dessiner avant le déménagement aux Batignolles, ma tentation d'immortaliser ses salles majestueuses est plus forte. Armée de mon grand carnet de Moleskine, de mon aquarelle et mes pinceaux, je pénètre dans la 23em chambre, celle des comparutions immédiates du tribunal correctionnel. Gentlemen, les gendarmes vont ranger leur arsenal anti-terrorisme pour m'installer confortablement avec tout mon matériel dans le box de presse. Et heureusement car les bancs du publics sont archi bondés.

Il fait si chaud, plus de trente degrés en ce début d'été, que les assesseurs remontent les manches de leurs lourdes et épaisses robes noires. Ce qui leur donne une drôle d'allure, amusante à croquer. La tapisserie haute en couleurs, contraste avec le côté sordide des affaires jugées. Il s'agit dans ce type d'audience du tout venant de la délinquance ordinaire: drogue, vols, agressions sexuelles...


Le procureur présente l'air sévère, ses réquisitions avant que les avocats prennent la parole pour défendre leurs clients. En contre jour, baigné d'une lumière écrasante, il semble encore plus impressionnant. C'est souvent lui qui endosse le rôle du "méchant", en demandant la peine qu'il estime la plus juste mais qui apparait comme bien sévère sauf pour les victimes.

Face à lui, un très jeune garçon dans le box des accusés est totalement dépassé par la situation. La victime a déclaré que son agresseur de couleur portait un tee-shirt où il était inscrit " Dormir pour les riches". Lui nie farouchement que c'est lui. Jugé immédiatement après sa garde à vue, il arbore sur son torse cette pièce à conviction avec beaucoup d'embarras. Et si pourtant ce n'était pas lui?

dimanche 13 novembre 2016

Un automne marocain

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]


Comme chaque année, j'ai retrouvé avec bonheur les vibrations lumineuses d'Essaouira la bleue.
J'ai sauté à pieds joints dans les flaques d'ombres salée ; je me suis régalée des puissants contrastes qui façonnent la couleur pure en volumes abrupts, du rythme palpitant qui bat la mesure d'une ville si haute en éclats.


Comment résister à la lumière du couchant dégoulinant sur les vieilles coques à retaper. Les hurlements des mouettes rieuses, l'heure de la prière, les derniers poissons étalés sans pudeur, les entrailles à l'air.

Après Essaouira, c'est à Fès et Meknès que je promène mes couleurs. Tapis bariolés, lumières orientales et la vie. Toujours.


Un dernier coup d'oeil sur les toits constellés de paraboles de la médina de Fès avant de reprendre l'avion. Déjà, je songe à l'année prochaine...

samedi 1 octobre 2016

Le bleu de Paris le bleu de Lesbos Grèce

[ par Claire Archenault ]



Leporello, bateau, bassin de la Villette 15x21 cm

Au Bassin de la Villette, 14 Aout 2016 avec mes amis Urban Sketchers Paris , Agnès nous a invité à croquer l'agitation de Paris-Plages c'est un beau moment, très ensoleillé,
Cobalt, manganèse, outremer, bleu oriental, bleu de Prusse, ce bleu exactement ?


Melinda, Lesbos, Grèce, cahier 19x28 cm

Et me voilà sur l'île de Lesbos, début septembre 2016, à contempler les bateaux et regarder ce bel horizon et l'espoir pour tous de jours meilleurs,


Rocher sur la mer, panoramique 19x 58 cm 

Le soleil n'est pas encore couché, les ombres s'affirment sur le rocher...
Serait-ce par ici que le temps s'arrête, entre Orient et Occident?



Le bleu a tant de nuances, je n'ai plus le bon bleu sur ma palette d'aquarelle, il s'est envolé!
Cobalt, manganèse,ceruléum, outremer, bleu oriental, turquoise, bleu de Prusse, ce bleu exactement ?

lundi 13 juin 2016

Petit détour à Montmartre !

[ par Tula Moraes ]


Les touristes font partie des toutes les rues de Montmartre... la foule, les guides touristiques remplissent le décor. Malgré l'énorme affluence des touristes, Montmartre garde son charme, c'est un quartier chargé d`histoire, d'art et de poésie.
Un quartier que bouge, il y a de la vie partout... J'adore!!!!
Croiser l'homme en bleu; c'est être en face du fameux M. Michou du mythique cabaret homonyme, souriant, décontracté et d'une incroyable proximité, il prend la pose et m'a fait oublier la foule au tour, son brushing impeccable, petite coupette de champagne à la main...

Une escapade s'impose pour se réchauffer le coeur et l'esprit.... pour finir en beauté un tour rapide au Bistropical Gloria, pour admirer ses carreaux au sol colorés, le temps d'un apéro ou d'un gâteau ... C'est comme si on était au Brésil, au menu caipirinha aux fuits et pães de queijo (pain au fromage - spécialité brésilienne) ou juste un bon thé et un gâteau fait maison pour les plus sages!

samedi 21 mai 2016

En mai, fais ce qu'il te plaît ...

[ par Tula Moraes ]

 

Le soleil apparaît au premier jour de mai, même si la chaleur n'est pas encore au rendez vous, juste le ciel bleu et le soleil sont suffisants pour que les terrasses des cafés parisiens se remplissent.
Je m'échappe vers l'île de St. Louis avec mes couleurs et je passe mon après-midi à croquer les artistes de rue qui se relayent sur le pont Louis Philippe... Rollers, Pianiste, Clowns... les sujets défilent devant mes yeux.

Les enfants rigolent, les adultes applaudissent, on entend les oiseaux. Le printemps est dans l'air, même si le vent reste encore froid.

samedi 30 avril 2016

Escapade en Ardèche Cévenole

[ par Claire Archenault ]


Laboule place du village 38 x 19 cm

La Boule est un village d'Ardèche, accroché aux flancs du Tanargue, à 700 m d'altitude….
J'y ai vécu il y a quelques décennies, à l'époque il y avait beaucoup de cailloux et de maisons en ruine, et un nombre d'habitants très restreints en hiver, moins de 10!
C'est aujourd'hui un village très coquet, avec de jolies maisons typiques, et j'ai pris du plaisir à le croquer sous différentes facettes


La terrasse aux bonsaïs 41 x 13cm

Mes amis sculpteurs verriers, habitent en haut du village.
Sur leur terrasse, autrefois investie d'un grand cèdre, Georges plante et soigne avec amour ses bonsaïs, posés sur des rondins de cèdre. Le soleil est resplendissant, beaucoup de contre-jours, le mistral s'est levé.




le hameau des Abriges, Laboule, depuis la route en lacets qui descend à Valgorge

Les vues plongeantes sur les maisons cossues, aux petites fenêtres et aux toits de tuiles pentues pour les hivers rudes, ne manquent pas !
A cette saison, début avril, les chataîgners n'ont pas encore de feuilles, seuls leurs troncs noirs se distinguent , parmi les conifères et les nombreuses terrasses, de pierre, appelées faïsses en Ardéchois .
Ces "faïsses" sont souvent investies comme jardin, comme vigne ou pâturage et permettent de réduire les risques d'éboulis en cas de tempête ou de "burle" ce vent du Sud qui rend fou!



Après la pluie, de ces 2 derniers jours, c'est le mistral qui s'est levé, je m'assois à l'abri du vent, sur une route tout en lacets, pour capter cette ambiance trouée de lumières vives à travers les feuillus. Les boucles de la route s'enchaînent, et des chouettes, sculptées dans la pierre par un habitant, accompagnent au bord du chemin ce paysage mystérieux, qui ne se dévoile que par éclipses.


L'atelier de Georges et Monique Stahl

A l'atelier de pâte de verre, Monique prépare les moules en plâtre, réceptacles pour le verre qui va bientôt rentrer en fusion dans un grand four.
Sur mon blog, j'ai mis quelques autres dessins de ce séjour au printemps tardif.