[ par Marion Rivolier ]
J'ai vécu une incroyable expérience en visitant la Carte Blanche de Tino Sehgal au Palais de Tokyo. Je ne veux pas trop en dire car c'est la surprise et ce que l'on y vit intimement qui est important...
Tino Sehgal est un artiste britannique qui travaille avec les corps, le mouvement, le langage et leur interaction avec les visiteurs. Le visiteur est emmené dans le mouvement donné par ces personnages déambulant dans un Palais de Tokyo complètement vidé de ses cimaises, baigné de lumière, silencieux.
Je suis assise par terre au sous-sol, une foule se déplace lentement puis tout à coup se met à courir. Soudain, elle s'arrête et nous glisse un mot à l'oreille. Une jeune fille s'installe en face de moi et me raconte sa passion pour l’Égypte ancienne, puis celle pour la calligraphie chinoise qui l'ont amené à s'intéresser à son pays d'origine. Je lui parle de la manière de tenir son pinceau et de peindre avec son corps plutôt qu'avec ses doigts...
Il y a aussi ces conversations face aux murs qui partent d'un mot glissé à l'oreille. Ou le duo émouvant de deux adolescents dans la Rotonde bleu ciel.
Courrez-y, cela se termine le 18 décembre et n'aura plus jamais lieu.


