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lundi 28 septembre 2020

Urban Sketchers Paris est dans Drawing Attention d'août !

[ par Urban Sketchers Paris ]

Marion Rivolier a eu la chance d'être interviewée par Mark Alan Anderson pour Urban Sketchers. Un très bel article, sur nos ateliers avec les enfants et le Secours Populaire de Paris, en anglais et en français est paru dans le Drawing Attention d'août 2020.

Le voici, bonne lecture! 







 Merci à nos partenaires pour le matériel : Faber-Castell et Canson.

Ainsi qu'au Secours Populaire avec lesquels l'aventure va continuer.

Et bien sûr MERCI à notre équipe de bénévoles énergiques et engagés : Marion Rivolier, Brigitte Lannaud levy, Mat Let, Tula Moraes, Claire Archenault, Elise Robineau, Stéphanie Senez, Sylvie Lehoux et Saï Saï.

lundi 17 février 2020

Les Urban Sketchers Paris en herbe deviennent bâtisseurs de cathédrales !

[ Par Urban Sketchers Paris, texte de Mat Let ]


                                                                                                                        [ dessin de Mat Let ]
Depuis 2019, Urban Sketchers Paris s’est associé avec le Secours Populaire Paris pour proposer des ateliers de dessin aux enfants dans de grands musées parisiens.
Après le Panthéon, l’Opéra Comique et le Musée Guimet, nous voici cette fois-ci à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine pour un nouveau cycle.
Nous sommes accueillis par Claire qui nous présente le musée et surtout nous fait découvrir son secret : les immenses pièces d’architecture que l’on y découvre sont en fait des moulages en plâtre ! Nous passons même derrière l’un d’entre eux pour en comprendre la structure


Il est temps maintenant de commencer l’atelier proprement dit ! Marion prend les rênes et propose aux enfant de devenir des bâtisseurs de cathédrales et de s’attaquer à la restauration de Notre-Dame de Paris.

En effet, hasard du calendrier, la Cité de l’Archi expose le coq de Notre-Dame qui a (plus ou moins) survécu à l’incendie ainsi que deux sculptures qui y étaient conservées pour restauration au moment de la catastrophe.
Le vert du cuivre oxydé se détache magnifiquement sur le rouge sombre des murs de la galerie et les enfants nous livrent de sublimes dessins en quelques minutes, ne reculant devant aucun des défis de Marion.

                                                                                                         [ Dessins de @phoDRAWgraphy ]
Pour l’équipe c’est notamment un vrai plaisir de voir que trois petites filles qui viennent à nos ateliers depuis un moment mais sont très timides n’hésitent plus à empoigner leurs crayons et à dessiner, alors qu’il fallait avant les assister à chaque étape.



Ensuite, certains tirent  le portrait de Viollet-Le-Duc, qui avait donné son visage à l’une des statues, ainsi que celui du coq survivant et cabossé. Et d'autres s'attaquent à la maquette de la flèche. Un vrai défi de structures entremêlées!



A ce moment de l’atelier, les enfants n’ont plus peur de rien et attaquent un croquis d’une maquette de la cathédrale avec une assurance qui ferait des envieux chez beaucoup de sketchers adultes. Il n’y a plus qu’à y ajouter une nouvelle flèche pour commencer la restauration de Notre-Dame !

                                                                                                         [ Dessins de @phoDRAWgraphy ]
Il est déjà temps de quitter les lieux. Mais au moment de partir, l’un des enfants, accompagné de son père, demande à  Claire s’il peut retourner visiter le reste du musée. Elle leur trouve des entrées et ils repartent tous les deux à la découverte des trésors du musée. L’équipe d’Urban Sketchers Paris ne pouvait pas rêver mieux comme récompense !


Prochain atelier début mars, à bientôt!

Grand Merci à nos bénévoles si énergiques et motivés : Marion Rivolier, Brigitte Lannaud Levy, Mat let, Tula Moraes et Cyrille Michelis.
Grand Merci à Faber castell et à Canson pour les fournitures.
Et bien sûr Grand Merci au Secours Populaire.

vendredi 15 novembre 2019

Lauréat de la Bourse USK Community Workshop Grant par Urban Sketchers!

[ par Urban Sketchers Paris ]


[ dessin de Mat Let ]
Marion Rivolier :
Il y a plusieurs mois, j'ai postulé au USK Community Workshop Grant pour obtenir une bourse pour notre projet avec le Secours Populaire.
Et oh surprise, j'ai été lauréate!
Quel bonheur de pouvoir acheter du matériel et faire connaître notre projet grâce à cette bourse!

Ainsi, c'est pour cette rentrée que nous mettons en place les fruits de cette bourse.
Le deuxième atelier de l’année, avec les enfants du Secours Populaire, se déroule au musée Guimet, musée des arts asiatiques à Paris. Après un repérage minutieux des lieux, nous décidons de faire voyager les enfants : ils seront les aventuriers, les explorateurs de contrées asiatiques à la recherche des temples, divinités, animaux, végétation luxuriante, ils croiseront des marchands, des caravanes et des lions et rois gardiens!
Comme nous devons faire de petits groupes (maximum 8 enfants), je conçois 3 cours à donner simultanément :

Lieu 1 / Atelier 1 / RDC - cour Khmer
« Au coeur de la Jungle, explorer un temple Khmer au Cambodge ! »
Les enfants sont les archéologues, les explorateurs. Ils se promènent dans la jungle et découvrent de grandes statues de divinités et des morceaux de temples.
Lieu 2 / atelier 2 / RDC - Art Cham Vietnam
« Partir à la découverte d’animaux fantastiques. »
Dans le musée Guimet, vers les arts Cham, certains animaux sont représentés seuls, d’autres associés entre eux et les derniers à des morceaux de corps humains. A la manière d’explorateurs, on va les chercher, les découvrir, les dessiner pour les comprendre.
Lieu 3 / atelier 3 / 1er etage - Chine antique
« Expression et mouvements chez les marchands de la route de la soie. »
Entre le 2ème et le 8ème siècle, les marchands partent sur les routes de la soie. Ce sont de grands voyages terrestres avec de longues caravanes (bagages chameaux, hommes, marchandises, etc). Ils bravent les éléments, le climat, la chaleur, le vent, la pluie, le froid, etc. Il y a beaucoup de difficultés, c’est une véritable aventure.
Sur cette route, on rencontre des hommes, des gardiens et des animaux.


Grâce à la Bourse Urban Sketchers Grant Program, j’ai acheté des carnets (A5) pour les enfants, des craies aquarellables aux couleurs particulières : beaucoup de verts pour dessiner la jungle et les arbres, des tons d’ocres, de rouge et de gris pour les pierres et les terres cuites. Nous avons aussi des feutres fins noirs pour dessiner, des crayons graphites aquarellables et des crayons blancs. Nous ne savons jamais à l’avance combien d’enfants viendront alors nous avons prévu du matériel pour 24.
Nous avons même des tee shirt Urban Sketchers Paris pour se reconnaître dans la foule du Musée.
Les enfants arrivent avec un peu de retard, ils sont finalement 13, nous donnerons donc donc 2 ateliers .

Je m’occupe de celui de la jungle (pour les petits) et Brigitte de celui des animaux (pour les plus grands). Nous sommes chacune assistée d’un dessinateur du groupe. Les autres ferons des photos et dessinerons la séance.
Nous installons des bâches sur le sol et déballons tout le matériel. Le cours peut commencer. Je leur donne le carnet A5, une carte de l’Asie et leur explique que l’on va faire un carnet de voyage ensemble, un voyage à travers les temples et divinités du Cambodge aujourd’hui. Nous commençons par découvrir et dessiner les 3 grandes sculptures de divinités. Nous mélangeons les noms avec le dessin au trait, Vishnu, Brahma, Shiva. Puis nous passons à l’exploration des couleurs du lieu, les enfants comprennent très vite que la couleur vert d’eau utilisée pour les murs et socles fait référence à la végétation. Je leur dis alors de retrouver des motifs de plantes et de végétaux dans les grands portails Khmers. Ils dessinent au trait sur une grande base colorée.



Pour le dernier dessin, je leur demande de dessiner le grand portail du temple (au trait) qui est en face d’eux. Puis leur propose de dessiner les grands arbres envahissants aux racines géantes qui cachent ces temples. Un peu intrigué d’abord , ils s’inspirent des photos que j’ai apportées et s’amusent avec les couleurs pour transformer leur temple si minutieusement dessiné!



                                                                                                                              [ dessin de Mat Let ]
Brigitte Lannaud Levy :
C’est à partir d’un atelier imaginé et conçu par Marion Rivolier que nous accueillons dans la salle de l’Art Tcham du Vietnam du Musée Guimet, sept enfants entre 9 et 12 ans bénéficiaires du Secours Populaire.
Il me revient l’heureuse responsabilité d’animer cet atelier intitulé « Partir à la découverte d’animaux fantastiques ». Je suis secondée dans ma mission par mes acolytes d’USK Paris : Claire Archenault comme assistante, Tula Morales pour les photos et Elise Robineau qui croque sur le vif notre séance. Estropiée suite à une mauvaise chute, mon fils Sacha 17 ans m’aide pour ma mobilité en fauteuil roulant. Et du coup participe à l’installation du matériel et à l’aide aux enfants pour le maniement des outils.
Après une brève présentation du Musée Guimet et un repère d’après la carte de l’Asie pour comprendre d’où viennent les œuvres sculptées qui nous entourent, c’est à dire du Vietnam, nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet en donnant aux enfants les outils de la séance : un carnet, trois crayons néocolors aquarellables dans les teintes bruns-orangées, un pinceau à réservoir d’eau et un feutre noir.



                                                                                                                  [ dessin de Elise Robineau ]
Je leur propose alors de nous transformer en explorateurs et de partir armés de notre matériel de peinture, à la recherche des animaux qui nous entourent dans la salle et de les capturer en dessins. Je les interroge sur la singularité de leurs représentations. Certains sont sculptés de façon très classique : l’animal est immédiatement reconnaissable, d’autres sont humanisés avec des bras et des jambes d’êtres humains. Et certains encore enfin sont un mélange de plusieurs animaux.



Préambule de taille, je leur fais remarquer qu’ils n’ont pas de gomme, car dans cet atelier on dessine directement au feutre parce qu’on considère que jamais rien n’est raté. Il faut bien observer, faire confiance à son regard sur le sujet. La main et le crayon filent alors sur le papier en toute confiance. Le jeune Eto 11 ans nous dit même très joliment « ce n’est pas avec la main que l’on dessine mais avec la pensée ». Pour ce premier exercice, comme un tour de chauffe, j’installe les enfants assis face à trois sculptures d’éléphants et leur demande de dessiner leur marche par le contour des animaux. Comme dit le peintre Paul Klee « Le dessin c’est une ligne qui se promène. Quand je dessine, mon trait se promène aussi ». C’est parti pour une promenade avec les éléphants. Une fois ce premier dessin terminé, je leur propose de s’essayer au choix, soit de mettre de la couleur dans la masse des animaux avec deux crayons, l’un foncé pour l’ombre l’autre plus clair où il y a de lumière. Ou de choisir de mettre la couleur pour le fond. Les enfants s’essayent alors au maniement des pigments et de leur mélange avec l’eau. Peu habitués, ils y vont très prudemment, sauf avec l’eau des pinceaux à réservoir. Comme si les éléphants avaient pris vie et avaient aspergé tous les carnets.



                                                                                                           [ dessin de Stéphanie Senez ]
Pour le deuxième exercice je leur propose de changer de posture et de se mettre debout face à une sculpture où le dieu Vishnou monte sur un Garuda homme oiseau au corps humain, doté d’une tête et d’ailes d’aigle avec une peau de serpent. Ce mélange les amuse beaucoup et c’est avec la confiance du premier croquis réalisé qu’ils se lancent sans hésiter et avec beaucoup de liberté dans la réalisation de ce deuxième dessin. Certains le réalisent si rapidement que je les mène vers un deuxième sujet Ganesh : l’éléphant gourmand, dieu de la sagesse et du succès, lui aussi doté de bras et de jambes d’homme, dont le ventre rebondi rempli de gâteaux et de bonbons est maintenu à la ceinture par un serpent. Cette figure les amuse beaucoup.
Pour le dernier exercice, nous nous mettons face à un animal bien étrange mais très spectaculaire, le dragon de MAKARA, composé des attributs de sept autres animaux. Je demande aux enfants de me les trouver et je suis impressionnée par la perspicacité de leurs regards. En pas moins de quelques minutes et aidé d’indices, ils trouvent : les cornes de bélier, les yeux de grenouille, les défenses et trompes d’éléphant, la gueule de crocodile, la barbe de bouc, les pattes de lion, les écailles de serpent. Après cette phase d’observation intense du sujet, je leur demande de dessiner ce dragon et de s’autoriser à rentrer dans la richesse de tous les détails des décorations et d’ornements de la statue. Certains sont tellement grisés par l’exercice qu’on ne les arrête plus bien que l’heure de la fin de cours soit arrivée.



Ces ateliers s’achèvent dans la joie et la bonne humeur partagée par chacun. Les yeux des enfants brillent, ceux mamans accompagnatrices aussi. À la fin de la séance, nous nous retrouvons tous pour faire une photo de groupe. Les enfants sont heureux. Et nous aussi! Nous les quittons dans la joyeuse perspective des tous les retrouver le mois prochain pour un nouvel atelier au musée Guimet.
Nous continuons ce projet jusqu’à juin 2020 pour effectuer au moins douze ateliers avec une exposition des dessins des enfants et de l’ensemble du projet fin juin.

Un grand merci à notre équipe de bénévoles de choc : Marion Rivolier, Brigitte Lannaud Levy, Mat Let, Claire Archenault, Sylvie Lehoux, Tula Moraes, Elise Robineau et Stéphanie Senez.

Un immense merci à Urban Sketchers de nous avoir poussé à débuter cette aventure et merci pour la Bourse qui nous permet d’acheter du matériel.


lundi 21 octobre 2019

C'est la rentrée avec le Secours Populaire à l'Opéra Comique!

[ par Urban Sketchers Paris ]


                                                         [ aquarelle Façade de l'Opéra Comique par Claire Archenault ]
Brigitte Lannaud Levy :
Organiser des ateliers de dessin dans des lieux patrimoniaux nécessite un temps de repérage rigoureux et une organisation au cordeau. C’est ainsi que nous avons visité début septembre l’Opera Comique pour choisir et définir les espaces et les sujets de notre workshop avec le Secours Populaire. C’est l’occasion unique de découvrir accueillis par Maxime les lieux en off, en dehors de ses horaires de représentation. Pousser les portes qui mènent aux répétitions et sentir les vibrations créatives du lieu est magique. Le foyer Favart à double rotonde témoignage de l’art français de la toute fin du XIXème nous fait immédiatement rêver avec son lustre insensé et ses sculptures et peintures inspirantes . Mais aurons nous les autorisations nécessaires pour nous y installer armes de feutres, pinceaux à aquarelles alors qu’il vient d’être rénové il y a à peine 4 ans ? Nous attachons un soin plus que particulier lors de nos ateliers au respect des lieux, nos expériences précédentes au Panthéon en atteste . Nous attendons fébriles l’accord des responsables. Ce serait un si bel écrin pour accueillir les enfants.
Et puis le Ok go tombe et nous met en joie.
Marion conçoit alors un atelier qui embrasse l’espace comme une scène de théâtre dont les comédiens seront les statues que le trait des crayons des enfants mettrons en scène.
Le rideau peut enfin se lever!


Claire Archenault :
Lorsque je suis venue peindre la façade de l’Opéra Comique, les portes étaient fermées et seules les grandes fenêtres aux ornements dorés et chérubins musiciens laissaient présager la splendeur de l’intérieur.
Une semaine plus tard, quelle surprise de découvrir avec les enfants dessinateurs du Secours Populaire, l’escalier d’honneur et ses allégories, les mosaïques sublimes du sol, les sculptures , les fresques, les rideaux rouges et l’or du salon Favart.
Faire un atelier dans le Foyer, est aussi improbable que vrai. Tout le monde est ébloui, je dirai même « scotché »! petits et grands!
Nous installons les bâches avec du gaffeur sur le parquet de chêne au motif de point de Hongrie
Le thème choisi en amont par Marion pour cette séance de dessin sur le vif, est le plan et l’espace ou pour parler plus actuel, 2D et 3D… Il tombe à pic dans ce décor luxuriant et baroque, complètement restauré.


Les enfants sont très concentrés, il y a des histoires racontées sur les murs, des compositeurs célèbres de marbre dont la musique résonne dans l’espace, des portes dorées aux rideaux damassés qui invitent à traverser le miroir.
Le lustre au-dessus de nos têtes brille de mille feux, nous abordons même la 4ème dimension!!!
Un petit goûter de fin vient mettre encore une cerise sur le gâteau, pour ces artistes en herbe …

                                                                                            [ dessins de la séance par Sylvie Lehoux ]
Sylvie Lehoux aide Mat let pendant la séance et en profite pour croquer les enfants et les profs en pleine action!

Merci à Carole Charbonnier pour les photos qu'elle a faite pendant cette séance et que l'on verra bientôt exposée à l'Opéra Comique, on vous tient au courant.
Merci à notre équipe de choc : Brigitte Lannaud Levy, Mat let, Marion Rivolier, Claire Archenault, Tula Moraes et Sylvie Lehoux.
Et Merci à Faber-Castell et Canson pour les feutres, crayons aquarellables et papier qu'ils nous ont donnés avec une grande générosité.

Notre voyage continue au musée Guimet, à bientôt pour un carnet de voyage à travers l'Asie et ses arts!

mardi 3 septembre 2019

Avec le Secours Populaire Paris pour la Journée des oubliés des vacances

[ par Brigitte Lannaud Levy (texte et dessins), Mat let et Marion Rivolier (dessins) ]



Créée en 1979 par le Secours populaire la Journée des oubliés des vacances permet chaque année à des milliers d’enfants de partir au bord de la mer pour une inoubliable journée d’été. Ce 21 août, direction Deauville pour 5000 enfants d'île de France et leurs 1500 accompagnateurs bénévoles.
Brigitte Lannaud Levy, Mat Let et Marion Rivolier  pour Urban Sketchers Paris ont été invités à participer à cette magnifique journée.

[ Marion Rivolier : le camp de base du 75 juste en face de nous et la mer montante au lointain]

Tout commence par un réveil aux aurores pour partir en car avec les moniteurs, l’équipe médicale, les animateurs du 75... Nous sommes tous comme des grands enfants assoupis qui prennent des forces pour l’intense journée qui nous attend. Et nous imaginons à contrario l’excitation qui doit régner dans les cars des enfants. C’est Antoine qui nous accompagne et nous compte et nous recompte pour n’oublier personne justement . 


[Mat Let : des enfants par milliers croqués en marchant! ]

Quand on arrive sur le stand du secours Pop Paris , les enfants ne sont pas encore là. La grande plage semble bien vide , mais la célèbre promenade est rythmée par l’enfilade des tentes des huit départements d’Ile de France représentés pour cette inoubliable journée. Chaque fédération a son espace, ses animations, ses cadeaux surprises et sa couleur distinctive avec tee-shirts et casquettes; rouge, vert, bleu, orange...Les parisiens 75 seront en noir!


[ Mat Let : chaque instant de joie (mais aussi de bobo) est capturé tout au long de la journée ]

Grand bleu dans le ciel, la température est peu élevée, la mer est calme ... la journée s’annonce au top pour nous tous. Avec mes camarades d’Urban Sketchers Paris Marion et Matlet nous nous préparons à sketcher et à en voir de toutes les couleurs. Celles du coeur.

[ Marion : des dizaines d'enfants jouant et s'éclaboussant, un bonheur à capter!]

Avec Marion nous décidons d’aller croquer la baignade des Rouge. L’espace bain est archi sécurisé. Dans l’eau, avec des moniteurs en combinaisons et sur le sables avec des surveillants en gilets jaunes. Sans oublier l’équipe médicale en cas d’hypothermie. Et oui même si l’eau est froide les gamins n’arrivent pas à mesurer qu’à un moment il faut sortir. Leur plaisir est trop intense. Aux côtés de Marion, je tente un direct watercolor pour saisir cette foule de petits baigneurs qui s’agitent de bonheur dans tous les sens . La marée ne cesse de monter, pas facile de croquer au bord de l’eau. Marion, s’est faite bien avoir et se retrouve trempée. Mon croquis ne rend pas compte du nombre, ça grouille dans l’eau. Un workshop sketching people en mouvement me ferait du bien .


[ Brigitte : dresseur de bulles et jeux d'eau au programme]

Une multitude d’animations sont proposées aux enfants dont le dresseur de bulles Splashandbubbles . Franc succès avec les enfants qui une fois baignés se réchauffent en tentant de faire éclater les bulles de savon irisées qui s'envolent par grappes. C'est féerique.


[Brigitte : le camp de base du 75 et notre ami Moussa posant avec sa glace ]

L’autre grand kiff de cette journée avec le bain de mer, c’est la distribution géante de glaces pour le goûter. Ici Moussa au regard intense. Trop fier que je le croque, lui que j’ai trouvé à croquer. Il pose très sérieusement entouré de tous ses camarades qui tentent de le faire rigoler. 



Fin de la journée, retour sur Paris .... enchantée. Mat notre grand enfant a retranscris la journée d'épatants croquis façon BD. Il était tellement à fond sur sa planche de dessins qu'il est resté en maillot et serviette de plage autour du cou tout le trajet retour. A notre arrivée place du Châtelet à 22h, gros éclats de rire partagés. Nous nous quittons avec une furieuse envie de nous retrouver l’an prochain pour la JOV 2020 et dans l’impatience de reprendre nos ateliers croquis avec les enfants à la rentrée.

Le secours populaire et Urban Sketchers Paris, une collaboration qui se prolonge. 
À suivre donc....

jeudi 16 mai 2019

Chronique des ateliers n°2 & 3 avec le Secours Populaire au Panthéon

[ par Urban Sketchers Paris ]


                                                                                                                          [dessin de Sylvie Lehoux] Brigitte Lannaud Levy:
Dessiner c'est avant tout regarder.
À voir la concentration des enfants et l'intensité de leurs regards après avoir écouté les consignes de l'exercice, on se dit qu'ils ont bien assimilé cette notion si essentielle à la pratique du dessin.  Ce sont leurs yeux qui en regardant le sujet guident leur  main le plus surement. On leur apprend avec Claire Archenault avec qui j'anime l'atelier des 6-8 ans que jamais rien n'est raté, que l'on peut toujours faire quelque chose, rebondir, créer à partir des petits accidents de crayon ou de pinceau. Ce sont comme des surprises dont il faut savoir s'amuser pour se laisser surprendre par son dessin. Pari gagné, les enfants sont enchantés de cette précieuse liberté qui leur est donnée. 

ATELIER #2


Mat Let:
Pour cette seconde session, après la joie de retrouver les enfants, nous avons dû passer aux choses sérieuses : dessiner l'architecture du Panthéon.
Mais le vrai défi pour ces enfants est le même que pour nombre d'adultes : accepter l'imperfection.
“C’est trop dur ! Je vais jamais y arriver !” Ils ont à peine 10 ans, mais on leur a déjà mis en tête qu’il doivent faire bien et beau. Mon but à moi est de leur faire comprendre qu’on a le droit de “déborder”, de “gribouiller”, et d’appuyer sur les crayons si ça nous fait plaisir !
Les explications ne suffisent pas, il faut les encourager, les accompagner à chaque instant, sans quoi la volonté et la concentration s’envolent vite.
Mais à la fin de la séance, les efforts de Sylvie qui anime l’atelier avec moi, et les miens sont récompensés quand j’entends une petite s’écrier : “Quoi c’est déjà fini ?! C’est nul !”
Je crois que c’est sa façon à elle de dire que ça lui a plu...

                                                                                                               [aquarelles de Marion Rivolier]
Marion Rivolier:
Pour cette deuxième séance d’atelier avec les enfants du Secours Populaire, c’est Agnès qui donne le cours et moi, je fais la traduction en anglais pour le jeune Parijit qui parle très peu français. Mais il est très doué en dessin et comprend très bien les exercices.
Cette fois-ci, nous travaillons sur l’espace, les coupoles, les colonnes, la structure du Panthéon, je n’ai pas tout le vocabulaire architectural mais ce n’est pas grave, on se comprend très bien. J’ai l’impression que nos deux accents, si peu anglophones, nous aident à communiquer. J’admire ce jeune garçon de parler si bien anglais à 13 ans!
Peu à peu, il apprivoise les crayons de couleur aquarellables, il comprend qu’il peut les utiliser secs ou mouillés dans le même dessin en fonction de l’effet qu’il souhaite obtenir. Il comprend de mieux en mieux les ombres et les lumières. C’est un plaisir de travailler avec lui!




Carnets d'Agnès:
Cela faisait longtemps que je voulais donner des cours de dessin à des enfants.
Le partenariat avec le Secours Populaire est une vraie chance et celui avec le Panthéon est exceptionnel, sans parler des sponsors. Quelle belle salle de classe que ce monument grandiose dans lequel je n’avais jamais mis les pieds ! Les enfants non plus, d’ailleurs.
La première fois, intimidés, ils écoutent sagement les explications historiques. Et puis il faut dessiner la Convention Nationale, en trait, en masse, en ombres et en lumières…
La deuxième fois, nous nous installons de dos par rapport à l’immense statue. Je m’occupe des «grands», de 9 à 14 ans. J’avoue que, ayant eu deux ados à la maison, le groupe me fait un peu peur avant de les connaître. Mais là c’est vraiment différent. Ils ont choisi l’activité, se sont inscrits et sont motivés. Ce qui se sent.
Nous découvrons ensemble les crayons aquarellables, ces crayons magiques qui se transforment en peinture avec un peu d’eau. Ils adorent. Et j’aime cet échange, ce partage de connaissance. Chacun s’approprie les outils, le décor, le dessin à sa façon. Certains restent bouche-bée, d’autres attaquent sereinement, mais tous produisent des dessins fantastiques, élaborés, c’est incroyable de découvrir les personnalités au travers de leurs dessins.
C’est une expérience extrêmement enrichissante et nous attendons avec impatience l’arrivée d’une météo clémente nous permettant de dessiner dehors avec des enfants pleins d’énergie.


ATELIER #3
Tula Moraes:
Énergiques, détaillés; chaque dessin est unique.
Les enfants cherchent à leur manière et trouvent la meilleure façon de suivre les consignes données par les intervenantes, on reconnaît la personnalité de chacun dans les empreintes laissées sur le papier
c'est un moment magique les feuilles ses remplissent au fur et à mesure que le temps avance.

                                                                                                                          [dessin de Sylvie Lehoux]
Sylvie Lehoux:
Pour ce 3ème rendez-vous atelier croquis au cœur du Panthéon, les enfants accompagnés par l'équipe du Secours Populaire étaient venus un peu moins nombreux en ce jour férié, mais motivés. Face au monument hommage aux artistes anonymes encadré de gigantesques colonnes, nous nous sommes divisés en 2 groupes. Les enfants ont pu appliquer les conseils des ateliers précédents et progresser dans le dessin et l'usage des différents outils graphiques (crayons aquarellables, feutres pinceaux réservoir) à leur disposition. Après plusieurs exercices réalisés avec succès les enfants étaient très fiers et nous aussi des beaux dessins qu'ils avaient fait ! Malgré les doutes, les ratures, les petits chagrins, l'insatisfaction les petits artistes ont encore triomphé et ils en ressortent plus fort et très fiers d'eux.



Brigitte Lannaud Levy:
C'est avec l'audace et la fraîcheur de leur jeune âge et forts des deux ateliers précédents que sans hésiter les plus petits de 6-8 ans,  dont j'anime le groupe aujourd'hui avec Sylvie Lehoux, se lancent dans la restitution d'un lieu aussi magistral et imposant que le transept Nord du Panthéon et son monument aux artistes anonymes. "Même pas peur, on est cap ". Après deux heures intenses à apprendre à trouver les vraies couleurs des sculptures et tentures, à les mélanger, à cadrer leur sujet,  à poser les ombres et faire jaillir la lumière,  ça autorise bien un  petit moment de détente et de fous rire autour d'un concours de grimaces. Dessiner c'est du sérieux mais avec Urban Sketchers Paris c'est jamais sans se prendre au sérieux.


Un grand merci Faber-Castell pour les feutres et crayons et Canson pour le papier.
Merci au Panthéon, au Centre des monuments nationaux pour l'accueil et bien évidemment aux bénévoles et mamans du Secours populaire de Paris pour l'encadrement des enfants.
Et merci à nos intervenants d'Urban Sketchers Paris : Brigitte lannaud Levy, Marion Rivolier, Mat Let, Claire Archenault, Carnets d'Agnès, Tula Moraes et Sylvie Lehoux.
On se retrouve le 12 juin pour le 4ème atelier au Panthéon!

lundi 8 avril 2019

Urban Sketchers Paris et le Secours Populaire, ensemble pour dessiner avec les enfants.

[ Par Urban Sketchers Paris à l'invitation de Brigitte Lannaud Levy et Marion Rivolier ]




Créer des ateliers de dessin sur le vif pour des enfants défavorisés. Plus qu’un désir, c’était une volonté qui s’est imposée à nous quand nous avons eu l’idée toutes les deux de partager et transmettre notre passion du dessin à des Sketchers en herbe. Ceux dont les parents fragilisés par les difficultés de la vie, n’ont pas les moyens financiers pour inscrire leurs enfants à des ateliers de dessin même les moins chers qui existent. Nous voulions par ailleurs amener ces enfants à croquer comme nous sur le vif, face aux œuvres, dans les musées, au sein des monuments où ces lieux chargés d’art et d’histoire peuvent leur ouvrir l’esprit, aiguiser leur curiosité et développer leur créativité.
Urban Sketchers étant déjà animé de ces mêmes volontés de solidarité, de partage et d’échanges, nous nous sommes dit que nous pouvions nous adosser à ce collectif de dessinateurs dont nous sommes membres et contributeurs pour monter un projet à la fois humanitaire et artistique. Pour cela il nous fallait un partenaire référent dans les œuvres caritatives pour l’inscription et l’encadrement des enfants. Nous savons pour notre part dessiner et animer des cours de dessin, mais cette dimension humanitaire, relève de la compétence d’un partenaire solide en ce domaine.


C’est ainsi que nous nous sommes rapprochées du Secours populaire français par le biais de son secrétaire national, directeur général : Thierry Robert. Nous le remercions ici vivement pour son soutien et son enthousiasme immédiat. Cette association à but non lucratif créée en 1945 s’est donné comme mission d’agir contre la pauvreté et l’exclusion en France en s’appuyant sur l’esprit de solidarité. Le Secours populaire enrichit ses indispensables actions sociales et humanitaires, d’actions culturelles. Ce qui vient en parfaite résonance avec la démarche que nous avions en tête. C’est ainsi qu’aiguillées par Thierry Robert nous avons été mis en relation avec Kadidja Régnier et Anne Desfontaines. Avec leurs équipes du département d’accès à la culture et aux actions éducatives, épaulées par la fédération de Paris et leurs dévoués bénévoles, nous avons pu mettre en œuvre et lancer la réalisation de ce programme pour déjà cinq ateliers de deux heures de dessin ouverts aux 6-12 ans et répartis jusqu’aux vacances d’été 2019
Le Secours populaire, partenaire du Centre des Musées Nationaux nous a mis en contact avec le Panthéon, prestigieux monument républicain chargé d’histoire récente et passée. Mathilde Garnier chargée d’actions éducatives du CMN nous y reçoit pour les premiers ateliers avec l’ouverture d’esprit et la bienveillance nécessaires pour que ces petits dessinateurs puissent s’installer confortablement, armés de couleurs pour exprimer librement leur créativité. Merci à elle et aux équipes du Panthéon pour leur confiance. Elle nous a ouvert les portes d’un bien bel écrin qui rendent ces ateliers encore plus mémorables.



Il ne nous manquait plus que les partenaires pour les fournitures. Un grand merci à Canson pour le papier et à Faber Castell pour les feutres de couleurs, les crayons aquarellables et les pinceaux à réservoir ainsi que pour les petits cadeaux surprise pour les jeunes artistes.
Cerise sur le gâteau, tout le projet étant mis en place avec le Secours populaire, nous avons monté un dossier d’information transmis à Urban Sketchers international. En retour, nous a été lauréat d'une bourse de soutien (Community Workshop Grant Program), ces ateliers se faisant l’écho d’un programme humanitaire plus vaste qu’Urban Sketchers veut lancer dans le monde entier pour développer la pratique du dessin auprès des plus démunis. Nos esprits se sont croisés, de façon transaltlatique! Il nous reste à créer une association Urban Sketchers Paris pour en gérer les fonds. À suivre donc.



Voilà, c’est avec joie et fierté que nous avons organisé le premier atelier, le mercredi 3 avril dernier avec 16 enfants entre 6 et 12 ans répartis en deux groupes. Nous les avons installés autour d’un monument central du Panthéon : la Convention Nationale.
Nous étions épaulées par quatre autres Urban Sketchers parisiens bénévoles qui nous ont rejoint dans l’aventure: Mat Let, Agnès Letellier et Claire Archenault en renfort d’animation et Tula Moraes pour couvrir l’événement derrière son appareil de photo (merci, merci, merci!). L’idée étant que l’animation soit tournante entre bénévoles d’Urban Sketchers Paris, membres contributeurs et ayant déjà une pratique de workshops. Avec Marion nous passerons le relais de l’animation à nos camarades dans deux semaines. Mais seront toujours présentes, en coordination, soutien au fil des ateliers. Et surtout comme responsables de projets.

[aquarelle sur le vif des enfants - Claire Archenault]
Voilà vous savez tout sur ce projet qui nous tient particulièrement à cœur et que nous souhaitons faire vivre et développer dans le temps. C’est dans les regards des enfants et dans leurs belles réalisations tout en couleurs que nous avons constaté que ce bel après-midi créatif était un franc succès de part et d’autre. Merci du fond du cœur à tous et aux mamans accompagnatrices en particulier.

Rendez-vous pris le mercredi 17 avril pour le prochain atelier toujours au Panthéon. Cette fois-ci, après avoir dessiné comme sujet le monument de la Convention nationale au feutre, nous allons peindre l’espace autour et les décors aux crayons aquarellables et aux pinceaux à réservoir. Beaucoup d’enfants nous ont dit avec un large sourire vouloir se réinscrire.


Notre bonheur est bien là, dans ces regards lumineux d’enfants repartis heureux. 
Bravo à eux et continuons à dessiner ensemble, tous solidaires.