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vendredi 22 février 2019

Back dans les bars

 [ par Mat Let ]


J'ai eu la chance de passer les fêtes au soleil en Inde. Mais de retour, malade, temps gris, ce fut très dur de retrouver la motivation pour aller dessiner dehors.
Heureusement, le message d'une amie dessinatrice et la promesse d'une bière m'ont convaincu de sortir de ma tanière, pour aller dessiner au Mazet, un pub irlandais près d'Odéon.
Ce monsieur avec sa silhouette cabossée par la vie et sa solitude au bar a tout de suite attiré mon regard. Il semble être un habitué du lieu qui vient boire un verre pour se réchauffer.
J'essaye de capter la lumière qui se reflète sur son cuir élimé et si j'aime le résultat global, je pense que le tout aurait mérité un peu plus de délicatesse...




Plus tard dans la semaine, en plein après-midi, je me retrouve à la Timballe, un bar branché proche de Simplon. Autour de moi, des trentenaires uniquement, en mode co-working. ça parle business plan dans un coin, théâtre et projet artistique dans un autre.
Le serveur m'ignore pendant au moins 30 minutes, ce qui me laisse le temps d'alterner feutre et encre grise pour jouer sur le focus de mon dessin.
J'obtiens finalement un verre de vin chaud et le serveur apprécie le résultat final. Il propose de m'offrir mon verre en échange du dessin. Je propose de lui faire un tirage. Il veut l'original, je ne veux pas être payé 4€ pour plus d'une heure de travail, on se quitte sur un sourire crispé...
C'est toujours compliqué de faire comprendre la valeur d'un dessin aux gens, même quand il est sans prétention.




Passant du bas du 18ème à la butte, je rentre au Cépage Montmartrois, le lendemain, à la même heure. Mais ici, l'ambiance est toute différente : les startuppers et artistes en devenir ont laissé place à une légion de retraités. Je pense honnêtement être le seul client de moins de 65 ans dans le bar. Bon, ça tombe bien, j'ai toujours aimé dessiner les "vieux".
Je commence par ce groupe de femmes qui ont l'air de bien s'amuser. N'entendant pas leur conversation, je les imagine en train de partager les derniers ragots du quartier. Moi, je m'emmêle un peu les crayons de couleurs, avec cette technique que je ne maîtrise pas bien et ce papier un peu trop granuleux.




Du coup, je retourne dans ma zone de confort en dessinant le monsieur aux cheveux blancs en face de moi à grands coups d'encre noire et avec quelques touches d'aquarelle. Il est plongé dans une grande conversation avec sa voisine sur l'utilisation de Whatsapp, quelque part entre la tentative de séduction et le mansplaining patenté. Il ne me remarque pas et, mon chocolat chaud fini, je remballe mes crayons pour partir vers de nouvelles aventures au coin des zincs parisiens.

jeudi 13 décembre 2018

Sortir du métro, contre vents et marées humaines

 [ par Mat Let ]


Quand Claire Archenault m'a invité à participer à une exposition collective sur Paris avec d'autres Urban Sketchers (Brigitte Lannaud-Levy, Marion Rivolier, Delphine Priollaud et Anne Weber), j'ai tout de suite su que c'était l'occasion rêvée de réaliser mon vieux projet : dessiner Paris depuis les sorties du métro.

Pour le premier croquis, je m'installe à deux pas de chez moi, à Jules Joffrin. Et là, je perçois rapidement la difficulté de mon idée ! D'abord, la perspective de la sortie de métro avec les rampes et les escaliers n'est pas facile à retranscrire. Ensuite, je ne suis pas habitué au format imposé pour l'expo (A3) et enfin : je suis au milieu du passage, en plein courant d'air. Heureusement que je fais ce croquis en plein été...
Au bout d'une heure debout, luttant contre les gens et le vent, je n'en peux plus ! Je reviens donc quelques jours plus tard finaliser le croquis.


J'avais repéré la sortie de la station Jourdain depuis longtemps : depuis les escaliers, on ne voit que l'église, massive, ce qui donne l'impression que l'on sort sur la place d'un village.
Ce que je n'avais pas prévu, c'est que l'escalier laisse à peine assez de place à deux personnes pour passer de front. L'employé de la RATP qui est au guichet vient faire sa pause cigarette à côté de moi et m'encourage. Les usagers du métro sont eux nettement moins enthousiastes quant à mon projet et j'écope de quelques regards noir et même d'un "Vous pourriez pas vous mettre ailleurs ?!" (la réponse est non).
On dirait bien que ma résistance ne me permet pas de dessiner plus d'une heure debout dans des escaliers. Il me reste pas mal de boulot, donc je reviens quelques temps plus tard et suis même obligé, je l'avoue, de finir les couleurs à la maison.


Troisième acte à Lamarck-Caulaincourt. J'aime cette sortie, qui est presque trop typiquement parisienne pour être honnête avec le café le Refuge, le kiosque et les escaliers très montmartrois qui sont là pour vous accueillir.
Cette fois-ci, je suis mieux installé (au moins je ne suis pas dans les marches). Mais l'été est fini et dans le vent de l'automne avec ma petite veste de mi-saison, je ne tiens d'abord que 20 minutes, à peine le temps nécessaire à tracer mes lignes principales !
De retour quelques jours plus tard, je suis nettement mieux équipé contre le froid (manteau à capuche, grosses chaussures et chaussettes en laine... c'est fou comme on peut se refroidir quand on est statique). Le croquis se déroule nettement mieux, si l'on omet l'atroce odeur d'un mégot mal éteint qui brûle dans le cendrier, juste à côté de moi...


L'expo est dans quelques jours, je dois vite finir mon quota de dessins (au final, je serai celui qui a produit le moins...). Vite, je cours à Saint-Georges avec sa belle grille ouvragée qui donne directement sur la place.
C'est fou ce que la lumière est différente par rapport à celle de cet été, même s'il y a quelques palmiers sont là pour rappeler à des temps meilleurs.

Pour ce dessin, il me semble avoir réussi à capter l'atmosphère d'automne... Il reste tant de stations qui offrent des points de vue intéressants sur la ville, mais je suis tout de même un peu moins motivé pour continuer sans l'échéance de l'expo !
Peut-être sur un autre format ou alors à l'encre, qui dessinera verra !

lundi 2 juillet 2018

Les Parisiens sortent de leurs tannières

 [ par Mat Let ]



- Ah il a fait beau aujourd'hui, mais qu'est-ce qu'on a eu comme mauvais temps cet hiver et ce printemps !
- Ça, depuis le temps qu'on dit que y'a plus de saisons !
- Oui enfin, on nous bassine avec le "réchauffement climatique", moi je dis qu'on devrait appeler ça le "refroidissement climatique" !
- Ah la Jeanine, elle en loupe pas une !!


Paris, c'est le printemps, il fait enfin beau, les mamies sont de sortie et moi aussi ! Leurs expressions, leurs poses sont vraiment parfaites pour un petit croquis et je m'imagine le dialogue ci-dessus tandis que je commence à les dessiner...
Je n'ai qu'une angoisse : qu'elles s'enfuient avant que je n'aie le temps de capter la lumière qui perce entre les feuillages et éclaire superbement la scène. Mais tout va bien, elles ont le temps de vivre et moi celui de m'atteler à l'arrière plan après leur départ...



Autre génération, autre ambiance à la terrasse du Dionis, un bar du XVIIIè où je m'installe pour la première fois. Tandis que le couple à gauche prend le temps de discuter, le groupe de jeunes proche de moi est bien agité : ça parle histoires d'amour et de sexe, ça commande des bières, ça change de place toutes les cinq minutes, on s'interroge sur l'avenir, le statut d'intermittent, les loyers parisiens...
Moi je bois une limonade histoire de décorréler mon taux d'alcoolémie et ma production de dessins. Et puis surtout, je prends le temps de jouer avec le jaune de Naples, le vert de vessie et mon tout nouveau godet de rose opéra pour essayer de rendre la lumière du soir et le mélange entre l'éclairage de la rue et celui du bar.

Croquis fini, je commence à ranger mes affaires. Je n'ai pas trop le courage de montrer le dessin au groupe, parce que je les ai épiés pendant une heure et demi et que j'ai l'impression d'avoir pénétré leur intimité un peu plus que nécessaire... Mais le serveur en décide autrement : voyant mon carnet, il s'en empare et va le montrer aux intéressés, les désignant les uns après les autres.

Résultat, le croquis est apprécié et je pars en leur promettant de leur envoyer un scan du dessin tandis que le patron me demande de mieux choisir mon angle la prochaine fois, histoire qu'on voie son bar !


Par un dimanche après-midi ensoleillé, quand on habite près de Montmartre, quoi de mieux qu'un petit tour au Sacré-Coeur ? L'ambiance est détendue sur la pelouse où les touristes admirent la vue panoramique sur Paris.
Quant à moi je préfère regarder les gens que ce qu'ils regardent et dessiner des faces plutôt que des dos, donc je m'installe à "contre pente". C'est tout à fait inconfortable et absolument pas discret, mais personne ne semble se soucier de moi. Je continuer à voir la vie en rose opéra et décide donc de repeindre le Sacré-Coeur de façon un peu plus gaie !
Quand je cadre ma photo souvenir, je m'aperçois avec satisfaction que mon oeil et mon instinct ne m'ont pas trompé sur les proportions de la basilique. Par contre, je me suis complètement planté sur celles du mur, mais ça personne ne pourra jamais le prouver !
Carnet en poche, je rentre chez moi, de l'autre côté de la butte, en priant les dieux du climat pour que celui-ci reste un peu au beau, au moins pour le salut des Urban Sketchers !

jeudi 15 mars 2018

De retour au comptoir des bars parisiens

[ par Mat Let ]


Chaque année c'est la même chose : l'hiver me jette dans bars ! Je n'aime pas trop dessiner dans les musées et se poser dans la rue est peu ou prou suicidaire, les comptoirs sont donc ma bouée de sauvetage !
Depuis quelques temps, j'essaye de travailler sur les ambiances lumineuses, pour sortir un peu de mon "coloriage" habituel. Et de l'ambiance, dans les bars il y en a !
Au Château d'Eau, près de la station de métro du même nom, en milieu de semaine et en milieu de journée, je trouve un bar très animé, tant par les conversations que par le va-et-vient incessant des clients.
Je lutte avec mes couleurs, mais le résultat plaît beaucoup au serveur et à son patron qui me commandent des reproductions du croquis !



Autre style, à la Divette, au pied de la Butte Montmartre... Le bar est entièrement dédié à la gloire de l'ASSE, le club de foot de Saint-Etienne. Là je me sens comme un complet extra-terrestre ayant atterri par erreur sur une planète inconnue. Mais au moins, les autochtones m'ignorent royalement, me laissant me plonger dans les détails de la pléthorique décoration des lieux.
En partant, je montre le résultat au patron, qui n'est guère ému de voir son bar en dessin. Il faut dire que Monsieur est une star : pendant que je dessinais, la chaîne de télé officielle du club a diffusé un reportage exclusif sur le bar, avec une longue interview de lui !
Bref, je remballe mon carnet ! Allez les Verts !


En me posant aux Jolis Mômes, en bas de ma rue, je sens que les choses vont bien se passer : la terrasse fermée offre une vue sur la froideur de la rue qui contraste parfaitement avec l'ambiance cosy du bar. Le jeu des contrastes est parfait et facile à saisir !
En plus, ce couple en grande discussion m'offre un premier plan comme je les aime, expressif et avec une petit dramaturgie. Seul défaut : nous sommes dans l'espace fumeur...
Cette fois encore le serveur et son patron sont séduits par le dessin. Mais le patron m'invite à revenir une autre fois... et à dessiner son bar plutôt que la rue !
Je reviendrai !

jeudi 21 septembre 2017

La fête de Ganesh à Paris édition 2017

[ par MatLet ]


Comme l'année dernière (voir ici), je n'ai pu résister à l'envie d'aller croquer pendant la fête de Ganesh à la Chapelle.
Mais cette fois je suis arrivé bien tard, vers 13h, alors que la fête battait déjà son plein. Musique super forte, foule qui me bouscule toutes les deux secondes, personne qui ne tient en place plus d'un court instant... les conditions ne sont pas optimales pour dessiner.
Je commence à me diriger vers un restaurant pour prendre des forces et trouver l'inspiration, quand enfin, j'aperçois mon premier sujet : un homme à l'intérieur d'un char immobile, entouré par une foule de femmes.
J'ai très exactement le temps de poser mes lignes et le char s'ébranle et disparaît à toute vitesse ! Je rajoute juste quelques couleurs et pars à la recherche de mon prochain modèle.


Je repère cette femme près d'un stand, en habits traditionnels comme de nombreuses personnes aujourd'hui.
Plutôt que de tenter un "croquis volé", je vais la voir directement, je lui montre un peu mon carnet et lui demande si je peux la dessiner. Elle accepte volontiers et pose bien sagement tandis que je me mets au boulot.
Elle s'appelle Uma et elle est très belle dans son sari violet et doré. Je lui propose de lui envoyer le dessin par mail. Quand je lui montre le résultat, elle me tend un billet de 10€ que, contrairement à l'année dernière, je refuse car je ne peux pas lui donner le dessin.
La fête de Ganesh est décidément un des rares endroits où le dessin peut rapporter !
Je m'accorde finalement une pause déjeuner chez Krishna Bhavan, mon restaurant indien préféré, qui est aussi une des raisons de ma venue dans le quartier !

Avant de rentrer chez moi, je réalise que je suis passé à côté d'un des aspects les plus notables de la fête de Ganesh : le grand massacre des noix de coco !
Sur le passage des chars, les gens jettent des noix de coco par terre, qui se brisent avec des grands "POC". D'après mes rapides recherches, la symbolique serait la suivante : "la coquille symbolise l'illusion du monde, la chair le Karma individuel, et l'eau l'ego humain, en brisant la noix de coco, on offre son coeur à Ganesh".
Il y a tant de noix de coco brisées que quand les chars rentrent au temple, la voirie les suit directement pour nettoyer la rue ! La cérémonie est finie et j'ai donc raté les grands tas d'écorces, mais comme je veux garder une trace, je me retrouve à croquer le contenu du caniveau où une noix a échappé au nettoyage !
Encore une nouvelle expérience de croqueur et surtout un super moment de fête et de partage avec la communauté indienne de Paris !

mardi 21 février 2017

Le XVIIIème aux crépuscules

[ par MatLet ] 


Depuis quelques semaines, j'ai la chance de travailler à domicile et de pouvoir m'accorder du temps pour dessiner. Mais il fait froid et le temps que ma volonté l'emporte sur ma fainéantise, il est souvent plus de 16 heures quand je sors enfin, mon carnet à la main.
Il y a à cela deux conséquences : la première, c'est que je n'ai pas le temps de m'aventurer très loin dans Paris. J'ai donc décidé de croquer les rues du XVIIIème arrondissement, de préférence les plus proches de chez moi.


La seconde conséquence, c'est qu'il fait rapidement nuit. Tandis que je fais les lignes de mon croquis, je vois la lumière changer en permanence. Pour ce premier croquis, j'ai un peu paniqué en voyant le jour décliner et puis finalement j'ai aimé les lumières de la ville sur ma rue.


Sur le chemin de Lamarck-Caulincourt, se trouve la Cave, un café que j'aime bien, notamment parce qu'il y a de la musique live tous les dimanches après-midi.
Je décide donc de lui rendre hommage, séduit par la perspective à deux points de fuite que m'offre la rue. Pendant mon travail sur les lignes, le ciel est gris, bouché. Puis soudain, aux alentours de 17h30, miracle : le ciel s'enflamme ! Je saisis mes pinceaux et je m'occupe des couleurs ! L'instant est fugace, il faut le saisir de suite.


Rue Versigny, par un jour de beau temps, j'avais aperçu les ombres des cheminées sur d'autres cheminées. Je m'étais donc promis de revenir croquer les toits. Mais le soir où je suis venu, le crépuscule m'a joué des tours : rien, pas de lumière chaude, pas de contraste, l'atmosphère est passée du gris au bleu nuit sans transition. Je m'abstiens donc de peindre...
Le lendemain, tandis que je travaille chez moi, je vois, encore vers 17h30, que le ciel est bleu mais que les nuage s'empourprent ! J'attrape mon matériel et je fonce rue Versigny.
J'arrive exactement au bon moment : une cohorte de petits nuages oranges traînent derrière mes immeubles, les toits bleus rosissent... Il faut faire vite, la lumière change constamment et le bleu prend vite le pouvoir... Pas d'ombres sur les cheminées par contre, soit j'étais en retard, soit le soleil n'était pas assez puissant.
Je rentre chez moi satisfait d'avoir finalement pu capturer cette lumière unique et déterminé à continuer cette série. Cependant, quelque chose me chagrine : continuer ces croquis signifie continuer à rentrer chez moi frigorifié et à me coller au chauffage pendant une demi-heure pour revenir à la vie ! Vivement le printemps !

dimanche 22 janvier 2017

Grand succés pour notre bourse aux dessins chez Gloria!

[ par Urban Sketchers Paris ]



Delphine
Impossible de résister au plaisir d’un énième café-croque à l’occasion de notre désormais rituelle bourse aux dessins de nouvelle année. Le crayon dessine tout seul alors que je papote, pas très concentrée. J’attrape au vol des éclats de sourires et des mines radieuses. L’occasion d’échanger dans tous les sens du terme.

 Sophie
Cette année, notre rituelle Bourse aux dessins, a changé de lieu : ce n’est plus au Delaville Café que nous nous retrouvons mais au restaurant Gloria où je suis accueillie par Tula, très en beauté. Entre deux papotages, je fais un rapide croquis de mes voisines d’en face en attendant le tirage au sort qui m’attribue une délicate aquarelle d’Agnès - une recette de cookies particulièrement savoureux. De mon côté, c’est à Valy que j'offrirai un mini-dépliant retraçant le parcours de l’exposition Hervé di Rosa et les arts modestes qui a eu lieu à la Maison Rouge l’automne dernier : « Plus jamais seul ». Que souhaiter de plus pour cette nouvelle année ?

Brigitte
Arrivée en fin de tirage au sort, presque plus de petits papiers dans le bocal. Quand je tire le nom de Delphine, je lui remets ce dessin d’une devanture, non pas de librairie comme j’ai l’habitude de le faire, mais d’un magasin de jeu de la rue Vavin dans le 6em. Son joli nom qui m’avait interpellée fait référence aux couleurs des cartes, mais il n’est pas sans me rappeler le chef d'œuvre de Stendhal. Au tour de Delphine de piocher un billet. Drôle de coup du sort, elle tombe sur mon nom et me remet un très beau croquis sur le vif réalisé le matin même au marché du Perreux-sur-Marne. Dotun, nous fait remarquer avec humour que cela ressemble plus à du troc qu’à une loterie. Et pourtant c’est bien le hasard qui en a décidé ainsi.

Claire
L'invitation de Tula est un moment des plus joyeux de l'année USKParis...Le café Gloria très animé et coloré... J'arrive en retard, comme souvent, cette fois c'est pour la bonne cause, c'est pour peaufiner mon cadeau, un petit livret en dessin aquarellé... C'est Dora , (Crayon Nomade) , qui le reçoit, et je trouve qu'un souvenir d'Ardèche lui convient bien, avec un tel pseudo! J'ai la chance de recevoir une belle aquarelle de Tula en cadeau, décidément , cette année est un bon cru!!! Comme tout le monde dessine, je me mets à gribouiller les tronches sympathiques de mes proches de tablée ... sans omettre, le beau barman, Julien..;

Marion
Encore une belle réussite pour notre bourse aux dessins! Merci beaucoup Tula pour l'organisation, c'était parfait.

Agnès
Cette année le rendez vous de Tula a eu lieu le 15 janvier, jour de mon anniversaire ! Alors j'ai vraiment été gâtée : le tirage au sort m'a attribué, comme l'année dernière, le dessin de Dotun (j'envisage de commencer une collection !), puis une part d'un délicieux gâteau au chocolat, et enfin une série de portraits réalisés pendant la soirée par plusieurs dessinateurs. Un grand merci à tous pour ces moments précieux passés ensemble !

mardi 10 janvier 2017

La bourse aux dessins, c'est dimanche 15 janvier à 16H30 !

[ par Urban Sketchers Paris ]

 

[dessin de la bourse de l'année dernière par Delphine Priollaud-Stoclet]

Comme l'année dernière, les Urban Sketchers Paris organisent une bourse aux dessins : chacun vient avec un dessin et grâce à un tirage au sort, chacun repartira avec le dessin d'un de ses camarades!

Le principe est simple : vous faites un dessin (technique et format libres évidemment), vous l'emballez dans un joli papier cadeau et vous venez avec pour un moment de convivialité et de fête.

RDV dimanche 15 janvier à 16H30 au Gloria Restaurant, 48, Rue d'Orsel, 75018 Paris  (Métro Anvers ou Abesses)
La bourse aura lieu à 17H précises.

N'hésitez pas à suivre nos discussions sur Paris Sketchers via Flickr. 
Venez nombreux et à vos crayons!

lundi 10 octobre 2016

Un dimanche de danse indienne, rue Pajol à Paris !

[ par Marion Rivolier et Annick Botrel ]

 

[Marion]
Grâce à Annick, un petit groupe de sketchers parisiens s'est retrouvé au Gymnase Micheline Ostermeyer, rue Pajol dans le 18ème arrondissement à Paris pour dessiner un cours "géant" de danse indienne donné par la compagnie Triwat. Impossible de dire combien il y avait de participants, filles, garçons, adolescentes, mères de famille, retraités ou enfants, le gymnase était plein!

                                                                                                                                                    [Marion]
Assis dans les gradins, en chaussettes (pour être dans l'ambiance festive et sportive), nous avons passé trois heures à capturer ces mouvements, à ressentir l'énergie, à comprendre les gestes (chaque geste a une signification précise) et à explorer cette ambiance incroyablement chaleureuse et énergique de ce cours de danse indienne.
Megha Jagawat, chorégraphe et professeur de danse indienne (à gauche) a transmis beaucoup de passion et de chaleur pendant ces trois heures.



[Annick]
Que de concentration nécessaire pour capturer les mouvements des danseurs. Un vrai challenge à refaire pour croquer des personnages plus calmes !


[Annick]
 Merci à Megha Jagawat et à Kamal Kent pour leur invitation! A refaire évidemment...

mardi 27 septembre 2016

Paris célèbre Ganesh !

[ par MatLet ]


Ma passion, ce sont les carnets de voyages. Mais je n'ai malheureusement pas le loisir de voyager tout au long de l'année.Cependant, vivre à Paris, c'est voyager un peu tous les jours, comme j'ai pu le découvrir fin août...
Amateur de culture (et de cuisine !) indienne, je ne voulais surtout pas rater la fête de Ganesh ! Mais on m'avait prévenu : dessiner une parade, ce n'est pas évident !


Évidemment, j'arrive plus ou moins en retard. Je me retrouve à suivre le dernier char de la parade. Je jette des traits et des couleurs dans tous les sens. Le résultat est un peu confus, mais vivant !
Sur mon chemin, je retrouve Annick et un autre camarade urbansketcher et nous nous arrêtons près du métro La Chapelle pour croquer les gens qui flânent. L'ambiance est un peu moins survoltée et nous avons le temps de saisir quelques portraits.



Mes compères finissent par s'en aller et alors que je m'apprête à faire de même, la parade revient dans ma direction. Dans tous les coins, ça danse, ça chante et les gens cassent des noix de coco sur le bord de la route : Ganesh est en train de retourner au temple !
Quant à moi, j'essaye de saisir ce spectacle tant bien que mal. Je croque en marchant, trébuchant, au milieu de la foule qui me bouscule ! Un vrai défi.

Ça danse au son des tambours tandis qu'une marionnette ne papier mâché défile
Un papa me voyant dessiner, me demande de faire le portrait de ses fils. Je m'exécute, on discute un peu et en me serrant la main, il me glisse un billet de 10€. Je tente de refuser, mais il insiste, alors je cours terminer cette folle matinée devant un énorme repas indien, payé avec mon salaire de sketcher !
Vive Ganesh !

dimanche 17 juillet 2016

Quand un Grand Train peut en cacher un autre à Paris !

[ par Marion Rivolier, Sophie Voisin et Agnès Selles ]


Marion Rivolier
J'ai proposé une sortie Paris Sketchers au Grand Train, rue Ordener dans le 18ème à Paris car j'avais très envie de visiter les anciens entrepôts-dépôts de la SNCF. Certains Sketchers y étaient déjà allés il y a quelques semaines et ont pris plaisir à dessiner à nouveau les wagons, locomotives, halles aux palans et hot-dog en tout genre!
La première halle est vraiment impressionnante, laissée dans son jus de béton, rails, rouilles et verrières poussiéreuses. J'ai pu profiter de son ambiance calme et désuète à l'abri de la chaleur pesante de l'extérieur. [Marion]

Sophie Voisin
C’est dimanche à Grand Train. Il y a beaucoup de monde et… du soleil ! Mais pour dessiner, je préfère l’ombre. Je l’ai trouvée dans le hangar du fond, auprès de la locomotive à vapeur. Une grosse bête, noire et rouge, maintenant bien propre et tranquille. On convoque Zola, Renoir – on revoit Gabin conduisant sa Lison. Autour de moi les gens passent, la photographient, se photographient, me photographient… C’est dimanche à Grand Train. [Sophie]

 Agnès Selles
Un petit air rétro, bien dans l'ai du temps et du lieu, pour l'épicerie installée Cours des pas perdus.

 Agnès Selles
Un peu à l'écart du site, là où démarrent vraiment les lignes de chemin de fer, on se demanderait presque si les trains ne se seraient pas égarés au milieu de la ville.[Agnès]

mercredi 20 avril 2016

Le 51ème SketchCrawl, c'est samedi 23 avril à Paris!

[ par Urban Sketchers Paris ]



Le 51ème SketchCrawl aura lieu le samedi 23 avril à la Halle Pajol dans le 18ème arrondissement.
La Halle Pajol est un ancien entrepôt de la SNCF. Il abrite maintenant une bibliothèque, une auberge de jeunesse, une épicerie américaine, un café et restaurant. Un grand espace vert est aménagé entre le bâtiment et les voies ferrées. Il est en partie couvert.

Nous vous proposons les rendez-vous suivants :
- 10h : café au Bob's Bake Shop (12 esplanade Nathalie Sarraute)
- 12h : déjeuner entre le Bob's Bake Shop et Les Petites Gouttes (ils sont juste à coté). Nous déciderons ensemble dans lequel nous déjeunerons.
- 17h : Drink and Draw aux Petites Gouttes où nous terminerons cette journée en regardant nos carnets.

La Halle Pajol : Esplanade Nathalie Sarraute, Paris 18ème [Métro : La Chapelle ou Max Dormoy]
Ce rendez-vous est ouvert à tous, venez 1H ou la journée entière, c'est à votre convenance et c'est gratuit.
Venez nombreux !

Liens très utiles :
Pour les infos générales sur le SketchCrawl, une initiative d'Enrico Casarosa.
Et aussi le rendez-vous parisien sur le forum SketchCrawl.

dimanche 20 octobre 2013

La "Fête des jardins"


La "Fête des jardins" est l'occasion de découvrir des jardins très différents, tels les jardins partagés, des jardins publics sous un autre angle avec des animations, mais aussi des jardins habituellement fermés au public.

Ci-dessus un croquis du jardin partagé 'La goutte verte' dans le XVIIIe:
Les personnes qui s'en occupent se sont installés un salon en plein air fait de récupération de table, chaises, et palettes servant de banquettes et tables.


Au Parc de Bercy (croquis ci-dessus) étaient organisées des animations pédagogiques. Dans ce parc, on trouve des petits paysages différents. Sur mon croquis, une avancée couverte, sur l’étendue d'eau.

Et des croquis faits dans des jardins exceptionnellement ouverts (2 croquis ci-dessous):
Saule pleureur aux formes japonisantes et vignes du Jardin de la Paroisse Saint-François Xavier dans le VIIe.
Puis bassin du Jardin des Carmes de l'Institut Catholique dans le VIe, et tronc d'arbre du Jardin des Missions étrangères dans le VIIe.




Et pour finir, un croquis, ci-dessous, du Parc Monsouris fait un autre week-end, mais comment résister à ses belles couleurs automnales.