samedi 30 septembre 2017

Bucoliques bords de Marne au Perreux sur Marne

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]

Les Bords de Marne, Le Perreux sur Marne

J'habite à deux pas des bords de Marne, ravissante promenade à seulement quelques encablures de Paris ; et chaque fois que je rentre à la maison en passant par le Quai de l'Artois, je me dis : "Quand même, tu dessines au bout du monde et jamais en bas de chez toi... Ça vaudrait le coup pourtant !" J'adore reluquer les demeures anglo-normandes à colombage, ou les charmantes maisons Art Nouveau qui bordent le quai.
Et les bacs à fond plat tout en bois qui font la navette entre la ville et l'Île aux Loups, juste en face, donnent à l'endroit un charme fou. Chaque villa possède le sien, soigneusement amarré au ponton qui dessert la propriété.
Cet après-midi, la lumière orageuse tombe du ciel en fracassant la cime des arbres.
Mais rien n'empêche les mordus d'aviron de s'entraîner à la force des bras, suant et bravant courageusement le courant. Quatre adolescents squattent un ponton et se baignent en poussant des cris de sauvages. Au fond, le viaduc de Nogent.
Il règne-là comme un parfum d'impressionnisme...
Je jongle avec les reflets changeants des saules pleureurs, les mille et un verts ombrés de pourpre et de mauve, parfois saupoudrés de paillettes sanguines qui annoncent l'automne.
Derniers jours de vacances au bord de l'eau.

Les Bords de Marne, Le Perreux sur Marne

mercredi 27 septembre 2017

Sculptures du Parvis du Musée d'Orsay

[ Martine Kervagoret ]



Quand j'arrive devant le musée d'Orsay j'ai toujours du mal à résister à un petit dessin, les sculptures devant sont magnifiques, mais je ne m'étais jamais attaquée aux statues des 6 continents à droite du parvis. Celles ci ont été commandées pour l'exposition universelle de 1878 et installées auparavant dans les jardins du Trocadéro avant de trouver leur place ici dans les années 1980. J'ai choisi de dessiner l'Asie d'Alexandre Falguière, elle est en fonte de fer, elle était à l'origine dorée. Il y avait ce jour là beaucoup d'animation autour de moi. les gardiens qui s'ennuient et viennent vérifier si je n'ai rien oublié dans mon dessin, les profs de dessin qui observent l'avancée du croquis, les touristes qui défilent et récitent inlassablement les noms des continents . Ouf j'ai quand même réussi à rester concentrée.



Le jeune éléphant pris au piège d'Emmanuel Fremiet est une des 3 sculptures animalières du parvis, je le croque et recroque toujours avec plaisir. Ici le dessin a été fait vers 18h, c'est un changement d'ambiance total, peu de touristes, la place est investie par les skateurs qui ne restent pas très longtemps. C'est calme, reposant ....parfait pour terminer la journée.

dimanche 24 septembre 2017

Les stars du Parc Monceau

[ par Agnès Selles ]



Quand je suis arrivée au parc Monceau, j'avais déjà en tête ce que j'allais dessiner : les fausses ruines décoratives du XVIIIème siècle. Mais c'était sans compter sur la puissance de persuasion des arbres majestueux de ce jardin parisien. Ce sont donc finalement les platanes qui ont détourné et retenu toute mon attention pendant l'après midi.


Car ce sont bien eux les stars de ce parc, tel ce platane d'Orient de 7 mètres de circonférence et de 31 mètres de haut. Il est le plus ancien arbre du parc. Planté en 1814, il a du être le témoin d'un grand nombre de petites et grandes histoires pendant ces deux siècles !

jeudi 21 septembre 2017

La fête de Ganesh à Paris édition 2017

[ par MatLet ]


Comme l'année dernière (voir ici), je n'ai pu résister à l'envie d'aller croquer pendant la fête de Ganesh à la Chapelle.
Mais cette fois je suis arrivé bien tard, vers 13h, alors que la fête battait déjà son plein. Musique super forte, foule qui me bouscule toutes les deux secondes, personne qui ne tient en place plus d'un court instant... les conditions ne sont pas optimales pour dessiner.
Je commence à me diriger vers un restaurant pour prendre des forces et trouver l'inspiration, quand enfin, j'aperçois mon premier sujet : un homme à l'intérieur d'un char immobile, entouré par une foule de femmes.
J'ai très exactement le temps de poser mes lignes et le char s'ébranle et disparaît à toute vitesse ! Je rajoute juste quelques couleurs et pars à la recherche de mon prochain modèle.


Je repère cette femme près d'un stand, en habits traditionnels comme de nombreuses personnes aujourd'hui.
Plutôt que de tenter un "croquis volé", je vais la voir directement, je lui montre un peu mon carnet et lui demande si je peux la dessiner. Elle accepte volontiers et pose bien sagement tandis que je me mets au boulot.
Elle s'appelle Uma et elle est très belle dans son sari violet et doré. Je lui propose de lui envoyer le dessin par mail. Quand je lui montre le résultat, elle me tend un billet de 10€ que, contrairement à l'année dernière, je refuse car je ne peux pas lui donner le dessin.
La fête de Ganesh est décidément un des rares endroits où le dessin peut rapporter !
Je m'accorde finalement une pause déjeuner chez Krishna Bhavan, mon restaurant indien préféré, qui est aussi une des raisons de ma venue dans le quartier !

Avant de rentrer chez moi, je réalise que je suis passé à côté d'un des aspects les plus notables de la fête de Ganesh : le grand massacre des noix de coco !
Sur le passage des chars, les gens jettent des noix de coco par terre, qui se brisent avec des grands "POC". D'après mes rapides recherches, la symbolique serait la suivante : "la coquille symbolise l'illusion du monde, la chair le Karma individuel, et l'eau l'ego humain, en brisant la noix de coco, on offre son coeur à Ganesh".
Il y a tant de noix de coco brisées que quand les chars rentrent au temple, la voirie les suit directement pour nettoyer la rue ! La cérémonie est finie et j'ai donc raté les grands tas d'écorces, mais comme je veux garder une trace, je me retrouve à croquer le contenu du caniveau où une noix a échappé au nettoyage !
Encore une nouvelle expérience de croqueur et surtout un super moment de fête et de partage avec la communauté indienne de Paris !

lundi 18 septembre 2017

Errances d'été à Paris

[ par Claire Archenault ]



Un été Parisien, entre terre et ciel ...
Au Macval , centre d'art contemporain de Ivry sur Seine, se tient un très belle exposition ,
TOUS DES SANGS MELES
Je n'ai pas eu le courage de croquer l'espace de l'exposition en dessin, POURQUOI ?
Pour respecter les artistes dans leurs volontés, et surtout ne pas les trahir : l'espace est grand, et moi je ne peux réduire cette vision dans quelques centimètres de papier .
Mais à l'extérieur, une panoplie de jeux d'enfants, dans le jardin et ce chat, tellement présent et sa femme à l'autre bout du parc...!


Sur le quai Henri 4, Paris 1er, j'observe les danseurs de tango, sur l'autre rive, c'est le ciel changeant qui m'appelle. Mes chaussures de tango sont dans le sac à dos, mais je préfère me plonger dans le ciel et l'eau de l'aquarelle.


Terrasse du Musée d'Orsay ,
Ce papier Arches, que j'ai mis pour expérience dans mon carnet fabriqué maison, est très difficile à gérer, autant que les selfies des touristes sur le toit du Musée d'Orsay mais le ciel, encore une fois, me rend grâce de sa grisaille. Entre gris de Payne, alizarine et ocre et 15 minutes d'absence, à la vie de cette capitale, visitée par tant et tant de personnes, je redescends bien vite sur terre, le niveau 0