vendredi 7 avril 2017

Un samedi à Paris : repérage #usk10x10 / Stories

[ par Delphine Priollaud-Stoclet ]



Après avoir animé toute la matinée un stage de Croquis urbain in situ sur le Pont des Arts, j'ai profité du soleil pour repérer les lieux en vue de mes deux prochains workshops pour les 10 ans d'Urban Sketchers : 10 Years x 10 Classes. Une belle aventure à croquer !

Je suis d'abord allée Gare de l'Est pour le Workshop intitulé "Les gens qui voyagent, flux urbains".
Un workshop consacré à l'expression graphique des flux et des déplacements.
Installée à la terrasse du Starbuck, j'en ai profité pour observer les allées et venues des voyageurs, baignés de lumière sous la verrière magnifique. Une famille indienne me filme sous toutes les coutures en train de croquer et le petit garçon me demande en anglais : "Mais comment tu fais pour copier ce que tu vois ?".
Moi : "Je ne copie pas, je regarde...".
Bref, je dessine vite fait le temps d'un expresso vite avalé : les jeux de lumière sont fascinants et mettent en vibration les gens qui passent.
A l'extérieur, je tombe sur un spot fabuleux pour la partie "outside" du workshop : des voitures, des bus, de la perspective, un carrefour... et de la place pour nous installer confortablement !

Je traverse ensuite le jardin Villemin pour me retrouver sur les bords du canal saint-Martin à la recherche de belles matières de murs pour mon second workshop : "Murs d'expressions".
Un atelier inédit pour travailler in situ davantage sur l'expression plastique des textures et des matières que du croquis en lui-même.
Quelques mètres plus loin, je tombe sur la perle rare...
 Un mur décrépi, recouvert de graffitis et d'affiches. la matière idéale ! J'installe mon petit atelier sur le trottoir sous les regards curieux des passants. 
Quel plaisir de conjuguer mon travail de plasticienne avec celui de l'observation in situ. 
Je lacère, je déchire, je colle, je patine, j'éclabousse, je gratte, je ponce, je racle... Des gestes plus habituels en atelier qu'à l'extérieur, mais on y arrive très bien. 
But du jeu : recréer la matière du mur. passionnant !

Inspirée par les collages in situ d'Ernest Pignon Ernest, je croque de manière plus habituelle ce coin de rue, pour intégrer ensuite le sketch à ma matière de mur.


Puis je patine et lacère à nouveau l'ensemble. 
J'ai hâte d'expérimenter à nouveau ces techniques dans la rue, quand le croquis se mue en tableau.

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