mercredi 23 avril 2014

Architectures minuscules et autres paysages de poche



(20x30 cm huile) Au fond du jardin, le coin de la haie en béton avec le mur du voisin.

Ces images n’ont pas été prises à Paris, mais dans une banlieue au-delà du périphérique, quelque part dans la steppe qui va jusqu’à Moscou. Toutefois, elles sont certainement possibles à Paris, et beaucoup d’autres endroits. 

Le mouvement du sketch urbain apprend à regarder partout, et partout, il y a des peintures. Les photographes relèvent des sculptures trouvées, un peu difficiles à dessiner parfois, mais avec le même œil à l’échelle incertaine, on peut être frappé par des architectures majestueuses… pour les hérissons.

(20x30 cm huile) Le mystère des thuyas (quand on est un hérisson)
J’ai une haine particulière contre les thuyas, notamment ceux de mon jardin. Je les arrache petit à petit, discrètement, pour ne pas fâcher mon voisin. Pourtant même les thuyas, à la bonne échelle, peuvent cacher le mystère d’une forêt primaire.

Ces paysages de poche dessinent des compositions qui peuvent modifier nos réflexes. L’horizon y est rare, ainsi que les fenêtres, il faut juste un peu de souplesse pour par exemple peindre à genoux, avec l’œil en coin.

(20x30 cm huile) Le seuil, avec la poubelle, et la bordure en bois qui se défait.

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