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mercredi 2 septembre 2015

A la croisée de l'Orient et de l'Occident...


Lorsque que l'on voyage, on est obligé de sortir de sa zone de confort, de ses habitudes. Pour ces quelques jours à Istanbul en Turquie, je ne voulais pas tomber dans les clichés habituels. Pourtant je n'avais aucun point de repères, j'ai fait comme tous les touristes : la mosquée bleue, Topkapi, Sainte-Sophie, la croisière sur le Bosphore et j'en passe...
J'avais emporté un très (trop) grand carnet moleskine aquarelle, le plus grand : ouvert, il fait 30x84cm; quasi impossible à maintenir sur ses genoux... Cette dimension permettait donc de se lancer dans des compositions complexes voire impossible...
La première aquarelle est une vue depuis une terrasse du quartier de Karakoy : on découvre toutes les merveilles de l'ancienne Istanbul: Topkapi, Sainte-Sophie, la mosquée de Soliman le Magnifique mais juste devant moi, la vue était masquée par la façade aveugle d'un immeuble gris et lugubre! Je n'ai pas occultée cette donnée et je pense qu'elle donne du peps à la composition.


Sainte-Sophie est en travaux permanents depuis des dizaines d'années, une immense échafaudage masque une grande partie de l'espace central. Il n'a pas été question pour moi de ne pas l'intégrer à ma composition, pas simple, mais passionnant.


J'ai réalisé ce dernier dessin de la cour de la Mosquée Neuve en deux temps : j'ai commencé un vendredi juste avant la prière de l'après-midi et là, je me suis rendue compte que la prière allait aussi se passer dans la cour: des hommes installaient des tapis et très rapidement, l'un d'entre-eux m'a proposé de revenir une fois la prière terminée... Un peu frustrée, je suis revenue le lendemain à peu près à la même heure et j'ai pu capter l'intense activité de ce lieu quand la prière approche. Pendant ces deux séances, j'ai été suivie par des enfants qui m'entouraient, prenaient des photos et m'ont même aidée à ranger mes affaires lorsqu'il a fallu que je parte!

Ainsi ces moments d'inconforts permettent de faire avancer son travail et de peut-être chercher d'autres sujets ou d'autres manières de peindre certains sujets dans sa propre ville.
[aquarelles + encre, 30x84cm sur carnet moleskine aquarelle]

mercredi 28 août 2013

Turquie, carnet de voyage

Trois semaines en Turquie laissent le temps pour sortir de temps en temps mon cahier de croquis et fixer quelques images de mon voyage...

Istanbul



Il faudrait une vie entière (et plusieurs cahiers de croquis) pour essayer de capturer la beauté de cette ville unique au monde. Comme des géologues, on peut voir dans chaque coin la "stratification" des signes laissés par les peuples qui ont fait de cette ville leur capitale, qu'elle soit appelée Byzance, Constantinople ou Istanbul.
Ci-dessus les croquis du labyrinthique "Grand Bazaar", d'une citerne souterraine d'eau d'époque byzantine et des pierres tombales très anciennes d'un petit cimetière au centre de la ville. J'étais surpris par la forme étrange des "chapeaux" sur chaque pierre tombale: j'imagine que la forme du "chapeau" indique le rang social ou la famille du défunt.


Cappadoce



Si à Istanbul les monuments ont été bâtis par la main de l'homme, en Cappadoce c'est la nature qui a crée ce paysage extraordinaire. Plus précisément, c'est l'actions millénaire du vent et de la pluie qui ont sculpté les roches volcaniques de cette région. L'homme aussi a bien sûr laissé sa trace. La Cappadoce étant un carrefour important des grandes routes du passé (ici par exemple passait la voie de la soie et c'est un passage obligé pour tous ce qui de la Perse ou de la Palestine voulaient rejoindre Constantinople) les traces des plusieurs civilisations sont nombreuses et elles datent de plusieurs siècles. Les roches que j'ai dessinés ci-dessus ont été utilisées pendant des siècles comme des cachettes, des maisons et surtout comme des églises et des monastères. Certaines peuvent être visitées et on peut admirer des fresques très bien conservés qui remontent au IX - X siècle après J.C.


La côte égéenne 


Pour mieux apprécier la Cappadoce, si on décide de ne pas la survoler avec ses fameux ballons d'air, il faut marcher beaucoup dans ses vallées. Vous comprenez donc que après Istanbul et la Cappadoce on avait besoin de se reposer au bord de la mer. La cote égéenne de la Turquie offre plein de choix; les croquis ci-dessus ont été fait à Ölüdeniz, un village près de la ville de Fethiye, connu pour sa mer magnifique, son énorme plage et sa lagune bleu.

J'ai mis sur ma galerie Flickr quelques autres croquis de ce voyage en Turquie. J'espère de l'enrichir bientôt avec d'autres dessins d'un prochain carnet de voyage..